«En vérité, Nous t’avons envoyé en tant que témoin, annonciateur et avertisseur» (Al-Fath, v. 8), et comme une sauvegarde pour les illettrés. «Tu es Mon serviteur et Mon Messager : Je t’ai nommé “al-Mutawakkil” (celui qui place sa confiance en Dieu). Il n’est ni rude ni dur, ni bruyant dans les marchés ; il ne rend pas le mal pour le mal, mais il pardonne et absout. Et Dieu ne le reprendra pas à Lui avant qu’il n’établisse, par son intermédiaire, la religion dévoyée, de sorte que l’on dise : “Il n’est de dieu que Dieu,” et qu’il ouvre les yeux aveugles, les oreilles sourdes et les cœurs scellés.»
Cela a été rapporté d’Abd Allâh ibn Salâm et de Ka‘b al-Ahbâr. Al-Bukhârî (1) a dit : «Nous a rapporté Musaddad : “Nous a rapporté Yahyâ, d’après Shu‘ba, d’après Qatâda, d’après Abd Allâh ibn Abî ‘Utba, d’après Abû Sa‘îd” qui a dit : “Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) était plus pudique qu’une jeune fille dans sa chambre. Nous a rapporté également Ibn Bashâr : ‘Yahyâ et ‘Abd Al-Rahmân nous ont rapporté, disant : ‘Shu‘ba nous a rapporté la même chose. Et lorsque quelque chose lui déplaisait, on le percevait sur son visage.’”»
Muslim (2) l’a également rapporté selon Shu‘ba. L’imâm Ahmad (3) a dit : «Nous a rapporté Abû ‘Âmir : “Nous a rapporté Fulayh, d’après Hilâl ibn ‘Alî, d’après Anas ibn Mâlik” qui a dit : “Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) n’était ni injurieux, ni maudisseur, ni grossier. Lorsqu’il adressait un reproche à l’un de nous, il disait : ‘Qu’a-t-il donc, que la poussière recouvre son front ?’”» Al-Bukhârî (4) le rapporte également d’après Muhammad ibn Sinân, d’après Fulayh.
Dans les deux Sahîh – selon la version de Muslim – d’après Hammâd ibn Zayd, d’après Thâbit, d’après Anas : «Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) était le plus beau des hommes, le plus généreux des hommes et le plus courageux des hommes. En effet, un jour, les habitants de Médine furent saisis de frayeur et partirent en direction du bruit suspect. Or, le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) revint déjà sur leurs pas, les ayant devancés : il était monté sur un cheval sans selle appartenant à Abû Talha, un sabre suspendu à son cou, tout en disant : “N’ayez crainte, n’ayez crainte !” Puis il ajouta : “Nous l’avons trouvé rapide comme la mer, ou il est vraiment comme la mer !” et pourtant ce cheval était réputé lent (5).»