Le Messager de Dieu (ﷺ) n’a jamais levé la main sur quoi que ce soit, ni sur un esclave, ni sur une femme, ni sur un serviteur, si ce n’est lorsqu’il combattait dans la voie de Dieu. Jamais on ne lui fit tort pour qu’il s’en vengeât, sauf lorsque l’un des interdits divins était transgressé ; il se vengeait alors pour Dieu (– Exalté soit-Il –) (1).
L’imam Aḥmad (2) a rapporté : « ‘Abd al-Razzāq nous a raconté ; Maʿmar nous a informés, d’après al-Zuhrī, d’après ʿUrwa, d’après ʿĀʾisha, qui a dit : “Le Messager de Dieu (ﷺ) n’a jamais frappé de sa main l’un de ses serviteurs ni aucune femme ; il n’a jamais usé de violence, sauf pour combattre dans la voie de Dieu. Jamais il ne fut placé devant deux choix sans qu’il privilégie le plus aisé des deux, à moins qu’il ne comporte un péché ; dans ce cas, il était la personne la plus éloignée de ce péché. Et jamais il ne s’est vengé pour lui-même de quoi que ce soit qu’on lui ait fait, à moins que les limites sacrées de Dieu ne fussent violées ; il se vengeait alors pour Dieu (– Exalté soit-Il –).” »
Abū Dāwūd al-Ṭayālisī (3) a dit : « Shuʿba nous a rapporté, d’après Abū Isḥāq ; j’ai entendu Abū ʿAbd Allāh al-Jadalī dire : “J’ai interrogé ʿĀʾisha à propos de la moralité du Messager de Dieu (ﷺ). Elle déclara : ‘Il n’était ni grossier ni vulgaire, il n’élevait pas la voix au marché, et il ne rendait jamais le mal par le mal ; il pardonnait et passait l’éponge’ – ou, dit-elle, ‘il pardonnait et effaçait la faute’ (Abū Dāwūd n’étant pas sûr de l’expression).” Ce ḥadīth a aussi été rapporté par al-Tirmidhī (4), d’après Shuʿba, et il a dit qu’il était ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique).
Yaʿqūb ibn Sufyān a dit : « Ādam et ʿĀṣim ibn ʿAlī nous ont tous deux rapporté ; ils ont dit : “Ibn Abī Dhiʾb nous a rapporté, d’après Ṣāliḥ, affranchi de al-Tawʾama : Abū Hurayra décrivait ainsi le Messager de Dieu : ‘Que mon père et ma mère lui soient sacrifiés ; il faisait toujours face à son interlocuteur lorsqu’il parlait, et ne lui tournait pas le dos. Il n’était ni grossier ni vulgaire, et ne s’égosillait pas dans le marché.’” Ādam ajouta : ‘Je n’ai jamais vu quelqu’un de semblable à lui avant lui, et je n’ai jamais vu personne de semblable à lui après lui.’ (5) »
Al-Bukhārī (6) a rapporté : « ʿAbdān nous a rapporté ; Abū Ḥamza, d’après al-Aʿmash, d’après Abū Wāʾil, d’après Masrūq, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, qui a dit : “Le Prophète (ﷺ) n’était ni grossier ni vulgaire et il disait : ‘Parmi les meilleurs d’entre vous figurent ceux qui ont les meilleures qualités morales.’” » Ceci est également rapporté par Muslim (7), d’après al-Aʿmash.
Al-Bukhārī (8) a aussi rapporté, d’après Fulayḥ ibn Sulaymān, d’après Hilāl ibn ʿAlī, d’après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, qu’il a dit : « Le Messager de Dieu est décrit dans la Torah de la même manière qu’il est décrit dans le Coran. »