Elle dit : « Récites-tu la sourate Al-Mu’minûn (Les Croyants) ? Récite : ﴿قَدْ أَفْلَحَ الْمُؤْمِنُونَ …﴾ jusqu’au dixième vers (1). » Elle ajouta : « Telle était la conduite du Messager d’Allah (ﷺ). »
C’est ainsi que l’a rapporté An-Nassâ’î (2), d’après Qutaybah. Al-Bukhârî a transmis un hadith rapporté par Hishâm ibn ‘Urwah, d’après son père, d’après ‘Abdullâh ibn Az-Zubayr, au sujet de la Parole divine : ﴿خُذِ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِضْ عَنِ الْجَاهِلِينَ﴾ [Al-A‘râf : 199]. Il déclara : « Le Messager d’Allah (ﷺ) fut ordonné de prendre en compte l’indulgence d’après la moralité des gens (3). »
L’imâm Ahmad (4) a dit : « Nous a rapporté Sa‘îd ibn Mansûr, nous a rapporté ‘Abd al-‘Azîz ibn Muhammad, d’après Muhammad ibn ‘Ajlân, d’après Al-Qa‘qâ‘ ibn Hakîm, d’après Abû Sâlih, d’après Abû Hurayrah, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Je n’ai été envoyé que pour parfaire les vertus morales.” » Ahmad est le seul à l’avoir transmis (5). Le hâfidh Abû Bakr Al-Kharâ’itî l’a également rapporté dans son ouvrage (6), en ces termes : « Je n’ai été envoyé que pour parfaire les nobles caractères. »
Plus haut, on a mentionné le hadith rapporté par Al-Bukhârî, d’après Abû Ishâq, d’après Al-Barâ’ ibn ‘Âzib, qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) était l’homme au visage le plus beau et au meilleur caractère qui fût. »
Mâlik (7) a rapporté, d’après Az-Zuhrî, d’après ‘Urwah, d’après ‘Â’ishah, qu’elle a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) n’eut jamais à choisir entre deux choses sans opter pour la plus aisée d’entre elles, tant que cela ne constituait pas un péché. Si c’en était un, il en était la personne la plus éloignée. Il ne se vengeait jamais pour lui-même, si ce n’est lorsque l’une des limites d’Allah était transgressée. Dans ce cas, il se vengeait pour Allah. » Al-Bukhârî et Muslim (8) l’ont rapporté d’après Mâlik. Et Muslim a rapporté, d’après Abû Kurayb, d’après Abû Usâmah, d’après Hishâm, d’après son père, d’après ‘Â’ishah, qui a dit