Nombreux sont ceux dont la parole était semblable à des perles enfilées : c’est-à-dire qu’elle se distinguait par sa beauté, son éloquence, sa clarté, l’excellence de son expression et la douceur de sa langue (1). Il était la personne la plus splendide et la plus belle de loin, et la plus douce et la meilleure de près ; autrement dit, il était magnifique tant de loin que de près.
Il est aussi rapporté qu’il n’était ni trop grand ni trop petit, mais qu’il surpassait l’un comme l’autre. On rapporte encore que ses compagnons le vénéraient, le servaient et s’empressaient d’obéir à ses ordres, et cela n’était dû qu’à la majesté qu’il revêtait à leurs yeux, à l’importance qu’il avait dans leur cœur et à l’amour qu’ils lui portaient. On note également qu’il n’était pas renfermé ; autrement dit, il ne fronçait pas les sourcils et ne rabaissait personne, c’est-à-dire qu’il ne tournait pas autrui en dérision ni ne le jugeait sans valeur. Bien au contraire, il se montrait d’agréable compagnie, excellent compagnon ; chaque personne qui l’accompagnait était précieuse à ses yeux et aimée de lui, que la prière et la paix d’Allah soient sur lui.
Abou Zur‘a déclara dans « Ad-Dalâ’il » (2) : « Abou Nu‘aym nous a rapporté d’après Youssouf – c’est-à-dire Ibn Souhayb – d’après ‘Abd Allah ibn Bourayda : que le Messager d’Allah (ﷺ) avait les plus beaux pieds parmi les hommes. » Ce hadith est considéré comme mursal (c’est-à-dire avec un maillon manquant). Abou Zur‘a rapporta également : « Isma‘il ibn Aban al-Azdî al-Warrâq nous a fait part de ce que ‘Anbasa ibn ‘Abd ar-Rahman tenait de Muhammad ibn Zâdhân, de Oum Sa‘d, d’après ‘Aïcha (qu’Allah l’agrée), qui raconta : “J’ai dit : Ô Messager d’Allah, tu te rends au lieu d’aisance, et rien de nuisible n’apparaît jamais de toi.” Il répondit : “Ne sais-tu pas, ‘Aïcha, que la terre engloutit ce qui sort des Prophètes, de sorte qu’on n’en voit rien ?” » Ce hadith est classé parmi les narrations réprouvées (munkar), et Allah sait mieux (3).
Quant au hadith de Hind ibn Abî Hâla (4) sur ce sujet : Hind fut le beau-fils du Messager d’Allah (ﷺ), car il était le fils d’Abou Hâla et de Khadîja bint Khuwaylid, comme nous l’avons déjà précisé. Ya‘qoub ibn Soufyân al-Fasawî, le grand spécialiste (qu’Allah lui fasse miséricorde), a dit : « Sa‘îd ibn Hammad al-Ansârî al-Misrî et Abou Ghassân Mâlik ibn Ismâ‘îl an-Nahdî (5) nous ont tous deux rapporté : “Jumay‘ ibn ‘Oumar ibn ‘Abd ar-Rahmân al-‘Ijlî (6) nous a rapporté…” »