Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Puis al-Bayhaqî a dit : « Ce hadith a également été rapporté par Muʿâdh Ibn Hishâm, d’après son père, d’après Qatâda, d’après Anas, selon qui le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se distinguait par l’odeur agréable de son parfum (1). »

J’ai dit : « Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) était pur, son odeur était bonne, et il aimait aussi le parfum. »

L’imam Aḥmad a déclaré : « Nous a rapporté Abû ʿUbayda, d’après Sallâm Abû al-Mundhir, d’après Thâbit, d’après Anas, que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : “On m’a fait aimer les femmes et le parfum, et la fraîcheur de mon œil a été placée dans la prière.” (2) »

Nous a rapporté Abû Saʿîd, affranchi des Banû Hâshim, qui tenait lui-même de Sallâm Abû al-Mundhir al-Qârî, d’après Thâbit, d’après Anas, que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : « Il ne m’a été donné d’aimer dans ce monde que les femmes et le parfum, et la fraîcheur de mon œil a été placée dans la prière. » (3)

Al-Nassâ’î (4) l’a également rapporté en ces termes, par l’intermédiaire de al-Ḥusayn Ibn ʿÎsâ al-Qurachî, d’après ʿAffân Ibn Muslim (5), d’après Sallâm Ibn Sulaymân Abû al-Mundhir al-Qârî al-Baṣrî, d’après Thâbit, d’après Anas, puis il le mentionna.

On le rapporte aussi par une autre voie avec la formulation : « On m’a fait aimer trois choses de votre monde : le parfum, les femmes, et on a placé la fraîcheur de mon œil dans la prière. » (6) Cependant, cette version n’est pas fermement établie, car la prière ne relève pas des affaires de ce monde, mais constitue plutôt l’un des aspects les plus importants de l’au-delà. Dieu est plus savant.

Concernant la description du sceau de la Prophétie situé entre ses épaules – que les prières et la paix de Dieu soient sur lui – al-Bukhârî (7) a dit : « Nous a rapporté Muḥammad Ibn ʿUbayd Allâh, qui tenait de Ḥâtim, lequel tenait de al-Jaʿd : j’ai entendu al-Sâʾib Ibn Yazîd dire : “Ma tante maternelle m’a emmené auprès du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et lui a dit : ‘Ô Messager de Dieu, le fils de ma sœur est souffrant.’ Il passa alors sa main sur lui…” »

(1) Je ne l'ai pas trouvé dans « Dalāʾil an-Nubuwwa » d'al-Bayhaqî, mais al-Haythamî l'a mentionné dans son « Majmaʿ az-Zawāʾid » (8/282) et a dit : il a été rapporté par Abû Yaʿlā, al-Bazzār et al-Ṭabarānī dans « al-Awsat », sauf qu'il a dit : « Nous reconnaissions le Messager de Dieu ﷺ à la bonne odeur qui émanait de lui lorsqu'il venait vers nous. » Les narrateurs d'Abû Yaʿlā sont fiables. (2) Il a été rapporté par l'imâm Aḥmad dans le « Musnad » (3/128, 199). C'est un hadith ṣaḥîḥ. (3) Il a été rapporté par l'imâm Aḥmad dans le « Musnad » (3/128), et sa chaîne de transmission est bonne, comme le précédent. (4) Dans « ʿAsharat al-Nisā’ » de al-Mujtabā (7/61) et « al-Kubrā » (réf. 8887). (5) Aḥmad l'a également rapporté dʿUffān (3/285), et s'il y avait fait référence, ce serait de plus haute autorité et valeur. (6) Ce récit ne se trouve pas dans le « Musnad » d’Aḥmad, mais il apparaît dans sa narration d’Abû Saʿīd, esclave des Banū Hāshim (3/128), et dʿUffān (3/285) d’après Salām : « L’amour pour moi du monde est devenu attrayant », sans mention des « trois [choses] » ; c'est un récit étrange et au sens corrompu. L’imam al-Manāwî dans « Fayd al-Qadîr » (3/370) a dit : « az-Zamakhsharî et al-Qāḍī ont ajouté le terme ‘trois’, ce qui est une erreur. Al-Ḥāfiẓ al-ʿIrāqî dans ses notes a dit : le terme ‘trois’ ne figure dans aucun livre de hadith, et il corrompt le sens. Quant à az-Zarkashî, il a dit : le terme ‘trois’ n’a pas été rapporté dans ce hadith, et l’ajout porte atteinte au sens, car la prière n’est pas du domaine des choses mondaines. Ibn Ḥajar dans « Takhṯīr al-Kashāf » a conclu : il n’est attesté dans aucune de ses chaînes. » (Bashār). (7) Il a été rapporté par al-Bukhārî dans son Ṣaḥîḥ, n° 3541, dans le chapitre des mérites (al-Manāqib).
ثم قال البيهقيّ: وهذا الحديث رواه أيضًا معاذ بَن هشام، عن أبيه، عن قتادة، عن أنس؛ أن رسول الله ﷺ كان يُعرف بريح الطيب (١) . قلت: كان رسول الله ﷺ طيِّبًا، وريحه طِيب، وكان مع ذلك يُحِبُّ الطيبَ أيضًا. قال الإمام أحمد: حَدَّثَنَا أبو عبيدة، عن سلَّام أبي المنذر، عن ثابت، عن أنس؛ أن النَّبِيّ ﷺ قال: "حُبِّب إليَّ النساءُ، والطيب، وجُعلت قرّةُ عيني في الصلاة" (٢) . حَدَّثَنَا أبو سعيد مولى بني هاشم، حَدَّثَنَا سلَّام أبو المنذر القاري، عن ثابت، عن أنس قال: قال رسول الله ﷺ : "إنما حُبِّب إليّ من الدنيا النساء والطيب، وجُعل قرة عيني في الصلاة" (٣) . وهكذا رواه النسائي (٤) بهذا اللفظ عن الحسين بن عيسى القرشي، عن عفان بن مسلم (٥) ، عن سلام بن سليمان أبي المنذر القاري البصري، عن ثابت، عن أنس فذكره. وقد روي من وجه آخر بلفظ: "حُبِّب إليَّ من دنياكم ثلاث: الطيب والنساء، وجعل قرة عيني في الصلاة" (٦) وليس بمحفوظ بهذا، فإن الصلاة ليست من أمور الدنيا، وإنما هي من أهم شؤون الآخرة، والله أعلم. صِفةُ خَاتم النبوّة الذي بينَ كتفيه صلواتُ الله وسلامه عليه قال البخاري (٧) : حَدَّثَنَا محمد بن عُبيد الله، حَدَّثَنَا حاتم، عن الجَعدِ، قال: سمعتُ السَّائبَ بن يزيد يقول: ذهبت بي خالتي إلى رسول الله ﷺ ، فقالت: يا رسولَ الله، إن ابن أختي وَجِع، فمسحَ
(١) لم أقف عليه في دلائل النبوة للبيهقي، ولكن ذكره الهيثمي في مجمع الزوائد (٨/ ٢٨٢) وقال: رواه أبو يعلى والبزار والطبراني في الأوسط إِلَّا أنه قال: كنا نعرفُ رسولَ الله ﷺ بطيب رائحته إذا أقبل إلينا. ورجال أبي يعلى وُثِّقوا. (٢) رواه الإمام أحمد في المسند (٣/ ١٢٨، ١٩٩). وهو حديث حسن. (٣) رواه الإمام أحمد في المسند (٣/ ١٢٨)، وإسناده حسن مثل سابقه. (٤) في عشرة النساء من المجتبى (٧/ ٦١) والكبرى (٨٨٨٧). (٥) ورواه أحمد عن عفان أيضًا (٣/ ٢٨٥) فلو أشار إلى ذلك لكان أعلى وأغلى. (٦) هذه الرواية ليست في مسند أحمد، ولكن جاء في روايته عن أبي سعيد مولى بني هاشم (٣/ ١٢٨) وعفان (٣/ ٢٨٥) عن سلام: "حُبِّب إليَّ من الدينا" من غير ذكر "الثلاث"، فهي رواية شاذة وفاسدة المعنى، قال الإمام المناوي في "فيض القدير" (٣/ ٣٧٠): "زاد الزمخشري والقاضي لفظ ثلاث، وهو وهم، قال الحافظ العراقي في أماليه: لفظ "ثلاث" ليست في شيء من كتب الحديث وهي تفسد المعنى. وقال الزركشي: لم يرد فيه لفظ ثلاثة، وزيادتها مخلة بالمعنى، فإن الصلاة ليست من الدنيا. وقال ابن حجر في تخريج الكشاف: لم يقع في شيء من طرقه" (بشار). (٧) رواه البخاري في صحيحه رقم (٣٥٤١) في المناقب.

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