Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il (le Prophète) transpirait, et ma mère recueillait sa sueur avec un morceau de coton qu’elle plaçait dans un flacon, puis elle l’incorporait dans son musc. Il s’agit là d’une chaîne de transmission triple, correspondant aux critères retenus par les deux Cheikhs, sans que ni l’un ni l’autre ne l’aient toutefois rapportée.

Al-Bayhaqî a déclaré : « Mohammed ibn ‘Abd Allâh al-Hâfiẓ nous a informés, Abû ‘Amr al-Maghribî nous a transmis, al-Hasan ibn Sufyân nous a rapporté, Abû Bakr ibn Abî Shayba… »

Muslim a également dit : « Abû Bakr ibn Abî Shayba nous a rapporté, ‘Affân nous a transmis, Wahîb nous a transmis, Ayyûb nous a transmis, d’après Abû Qilâba, d’après Anas, d’après Umm Sulaym : le Messager de Dieu (paix et bénédiction sur lui) venait chez elle pour faire la sieste et elle lui préparait une natte sur laquelle il se reposait. Il transpirait beaucoup, si bien qu’elle recueillait sa sueur, qu’elle versait dans ses parfums et flacons. » Le Messager de Dieu (paix et bénédiction sur lui) lui dit alors : « Ô Umm Sulaym, qu’est-ce donc ? » Elle répondit : « Ta sueur, je la mêle à mon parfum. » Tels sont les propos du hadith tels que rapportés par Muslim (1).

Abû Ya‘lâ al-Mawsilî rapporte dans son Musnad : « Bishr nous a transmis, Halbas ibn Ghâlib nous a transmis, Sufyân ath-Thawrî nous a transmis, d’après Abû az-Zinâd, d’après al-A‘râj, d’après Abû Hurayra qui a dit : Un homme vint trouver le Messager de Dieu (paix et bénédiction sur lui) en disant : “Ô Messager de Dieu, j’ai marié ma fille et j’aimerais que tu m’aides en quelque chose.” Le Prophète répondit : “Je n’ai rien à te donner, mais demain, viens me trouver avec un flacon à goulot large et un morceau de bois. Le signe distinctif entre toi et moi sera que tu frapperas légèrement à l’angle de la porte.” L’homme se présenta donc avec un flacon à large goulot et un morceau de bois. Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) recueillit alors la sueur de ses bras jusqu’à ce que le flacon fût rempli. Puis il dit : “Prends-le et dis à ta fille d’y plonger ce morceau de bois et de s’en parfumer.” Par la suite, quand elle s’en parfumait, tous les habitants de Médine sentaient ce parfum, et leurs maisons furent appelées ‘les demeures des parfums’.” » Il s’agit d’un hadith très singulier (3).

Le hâfiẓ Abû Bakr al-Bazzâr a déclaré : « Mohammed ibn Hishâm nous a rapporté, Mûsâ ibn ‘Abd Allâh nous a transmis, ‘Umar ibn Sa‘îd nous a transmis, d’après Sa‘îd, d’après Qatâda, d’après Anas qui a dit : “Lorsque le Messager de Dieu (paix et bénédiction sur lui) passait dans l’une des rues de Médine, on y percevait son odeur de parfum, et l’on disait : ‘Le Messager de Dieu est passé par là.’” »

Abû Zur‘a ar-Râzî a également rapporté dans Dalâʾil an-Nubuwwa, selon la chaîne de transmission de ‘Umar ibn Sa‘îd al-Ashajj, d’après Sa‘îd, d’après Qatâda, d’après Anas : « Lorsque le Messager de Dieu (paix et bénédiction sur lui) passait par l’une des rues de Médine, on y sentait une odeur de musc. Les gens disaient alors : ‘Le Messager de Dieu (paix et bénédiction sur lui) est passé aujourd’hui par ce chemin.’ » (4)

(1) Reporté par Muslim dans son Sahîh, n° 2332, dans les chapitres des mérites et des signes de la prophétie ; cité chez al-Bayhaqî (1/258) et dans "Adūf" : mélange et confusion. (2) Dans l'édition : « Ḥalīs », et dans « Al-Lu'lu' » d'al-Suyûtî : « Jalīs » ; ce sont toutes des erreurs de transcription. La forme correcte est celle qu'a établie Ibn 'Adî dans son « Al-Kāmil » (2/862), ainsi que celle des faibles et des rejetés selon al-Daraqutnî (93) et celle d'al-Mīzān d'al-Dhahabî (1/587). (3) Cela signifie : fabriqué (faux). Ibn 'Adî l'a mentionné dans sa notice sur Ḥalbas dans le « Al-Kāmil » (2/862-863) et l'a rejeté ; al-Dhahabî dans « Al-Mīzān » (1/588) l'a jugé très blâmable, et al-Suyûtî dans « Al-Lā'ālī al-Maṣnū'ah fī al-Aḥādīth al-Mawḍū'ah » (1/274) parle de ce fléau qu'était Ḥalbas. (Bachār). (4) Ce qui est entre parenthèses est omis dans l'impression et j'ai complété ce passage d'après (A).
ذفَّ عرقًا، فتأخذُ أمي عرَقه بقُطْنة في قارورة، فتجعله في مسكها، وهذا إسنادٌ ثلاثيٌّ على شرط الشيخين ولم يخرجاه، ولا أحدٌ منهما. وقال البيهقيّ: أخبرنا محمد بن عبد الله الحافظ، حَدَّثَنَا أبو عمرو المغربي، أخبرنا الحسن بن سفيان، حَدَّثَنَا أبو بكر بن أبي شيبة، وقال مسلم: حَدَّثَنَا أبو بكر بن شيبة، حَدَّثَنَا عفان، حَدَّثَنَا وهيب، حَدَّثَنَا أيوب، عن أبي قلابة، عن أنس، عن أُم سليم؛ أن رسول الله ﷺ كان يأتيها فيَقِيل عندها فتبسطُ له نِطعًا، فيقيل عليه، وكان كثيرَ العرق، فكانت تجمعُ عرقَه فتجعله في الطيب والقوارير، فقال رسول الله ﷺ : "يا أُمَّ سُليم ما هذا؟ " فقالت: عَرَقُكَ أدُوف به طِيبي. لفظ مسلم (١) . وقال أبو يعلى الموصلي في "مسنده" : حَدَّثَنَا بشر، حَدَّثَنَا حَلْبس (٢) بن غالب، حَدَّثَنَا سفيان الثوري، عن أبي الزناد، عن الأعرج، عن أبي هريرة قال: جاء رجلٌ إلى رسول الله، فقال: يا رسول الله إني زوَّجتُ ابنتي، وأنا أحبُّ أن تُعينني بشيء، قال: "ما عندي شيءٌ ولكن إذا كان غد فائتني بقارورة واسعة الرأس، وعود شجرة، وآية بيني وبينك أن تدقَّ ناحيةَ الباب" قال: فأتاه بقارورة واسعة الرأس وعود شجرة. قال: فجعل يُسْلِتُ العرقَ من ذراعيه حتى امتلأت القارورة، قال: "فخذها، ومر ابنتَك أن تغمسَ هذا العود في القارورة وتطيب به" قال: فكانت إذا تطيبت به شمَّ أهلُ المدينة رائحةَ الطيب، فسُمُّوا بيوتَ المُطيّبين. وهذا حديث غريب جدًا (٣) . وقد قال الحافظ أبو بكر البزَّار: حَدَّثَنَا محمد بن هشام، حَدَّثَنَا موسى بن عبد الله، حَدَّثَنَا عمر بن سعيد، عن سعيد، عن قتادة، عن أنس قال: كان رسولُ الله ﷺ إذا مر في طريق من طرق المدينة وجدوا منه رائحة الطيب، وقالوا: مرَّ رسول الله في هذا الطريق. (وقد رواه أبو زرعة الرازيّ في "دلائل النبوة" من حديث عمر بن سعيد الأشج، عن سعيد، عن قتادة، عن أنس، قال: كان رسول الله ﷺ إذا مرَّ في طريقٍ من طريق المدينة وُجد من ذلك الطريق رائحة المسك، فيقولون: مرَّ رسول الله ﷺ اليومَ في هذا الطريق) (٤) .
(١) رواه مسلم في صحيحه رقم (٢٣٣٢) في الفضائل، ودلائل النبوة؛ للبيهقي (١/ ٢٥٨) و"أدُوف": أخلط وأمزج. (٢) في ط: "حليس"، وفي اللآلئ للسيوطي: "جليس"، وكله تصحيف، والصواب ما أثبتناه من الكامل لابن عدي (٢/ ٨٦٢)، والضعفاء والمتروكين للدارقطني (٩٣)، والميزان للذهبي (١/ ٥٨٧). (٣) يعني: موضوع، وقد ساقه ابن عدي في ترجمة حلبس من الكامل (٢/ ٨٦٢ - ٨٦٣) واستنكره، والذهبي في الميزان (١/ ٥٨٨) وقال: منكر جدًا، والسيوطي في اللآلى المصنوعة في الأحاديث الموضوعة (١/ ٢٧٤)، وآفته حلبس هذا. (بشار). (٤) ما بين قوسين ساقط من المطبوع واستدركته من (أ).

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