Les gens ? Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, nous avions déjà prié dans nos demeures. » Il répondit : « Ne faites pas cela. Lorsque l’un de vous prie dans sa demeure, puis rejoint la prière en congrégation avec l’imam, qu’il la refasse avec lui : elle comptera alors comme une prière surérogatoire. » L’un d’eux demanda : « Implore pour moi le pardon, ô Messager de Dieu. » Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) invoqua alors le pardon pour lui.
Puis, les gens se levèrent pour aller auprès du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), et je fis de même. À cette époque, j’étais le plus jeune et le plus robuste des hommes. Je ne cessai de me frayer un chemin à travers la foule jusqu’à parvenir au Messager de Dieu. Je pris sa main et la posai soit sur mon visage, soit sur ma poitrine. Je ne sentis rien de plus agréable ni de plus frais que la main du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). C’était alors dans la mosquée de al-Khayf.
Il fut également rapporté, par la voie d’Aswad ibn ‘Âmir et d’Abou an-Nadr, d’après Shu‘bah, selon Ya‘la ibn ‘Atâ’, qui dit avoir entendu Jâbir ibn Yazîd ibn al-Aswad rapporter de son père qu’il pria la prière de l’aube avec le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Il mentionna alors le récit, puis raconta : « Les gens se précipitèrent pour saisir sa main et en frotter leur visage. J’ai moi-même pris sa main et l’ai passée sur mon visage ; je la trouvai plus froide que la neige et plus parfumée que le musc »(1).
Abou Dâwoud (2) rapporte également ce hadith selon Shu‘bah, et at-Tirmidhî ainsi qu’an-Nassâ’î (3) selon Hushaym, d’après Ya‘la, avec la même chaîne de transmission. At-Tirmidhî le qualifie de “bon et authentique”.
L’imam Ahmad (4) dit : « Abou Nu‘aym nous a rapporté, Mis‘ar nous a rapporté d’Abd al-Jabbâr ibn Wâ’il ibn Hujr, lequel déclara que sa famille lui avait transmis ce récit de la part de son père : “On apporta au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) un seau d’eau dont il but. Puis il y recracha (l’eau qu’il avait dans la bouche) avant de le verser dans le puits, ou bien il but du seau, puis recracha dans le puits, et il en exhala une odeur semblable à celle du musc” »(5). Al-Bayhaqî (6) le rapporta de même à partir de Ya‘qoub ibn Sufyân, d’après Abou Nu‘aym (al-Fadl ibn Dukayn) avec la même chaîne de transmission.
L’imam Ahmad dit encore : « Hâshim nous a rapporté, Sulaymân nous a rapporté, d’après Thâbit, d’après Anas, qui dit : “Lorsque le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) avait accompli la prière de l’aube, les serviteurs de Médine lui apportaient leurs récipients remplis d’eau. Aucun récipient ne lui était présenté sans qu’il y plongeât la main. Il arrivait qu’ils viennent à lui un matin glacial, et il y plongerait tout de même sa main.” »(7).