Et il a également été rapporté par an-Nassâ’î (1), d’Abda Ibn ‘Abd ar-Rahîm al-Marwazî, de ‘Amr Ibn Muhammad al-‘Anqazî (2), selon la même chaîne de transmission.
L’Hâfiẓ Abou Bakr al-Bayhaqî (3) a dit : « Abou ‘Abd Allâh al-Hâfiẓ nous a informés : Abou al-Faḍl Muḥammad Ibn Ibrâhîm nous a rapporté, al-Ḥasan Ibn Muḥammad Ibn Ziyâd nous a rapporté, Isḥâq Ibn Ibrâhîm nous a rapporté, Yaḥyâ Ibn Adam nous a rapporté (H). » Et Abou al-Ḥusayn Ibn al-Faḍl nous a également informés, ‘Abd Allâh Ibn Ja‘far nous a informés, Ya‘qûb Ibn Sufyân nous a informés : « Abou Ja‘far Muḥammad Ibn ‘Umar Ibn al-Walîd al-Kindî al-Kûfî m’a raconté, Yaḥyâ Ibn Adam nous a rapporté, Shurayk nous a rapporté, d‘Ubayd Allâh Ibn ‘Umar, de Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, qui a dit : “La blancheur dans les cheveux du Messager de Dieu ﷺ s’élevait à environ vingt cheveux.” »
Dans la version d’Isḥâq : « J’ai vu la blancheur des cheveux du Messager de Dieu ﷺ – une vingtaine de cheveux blancs sur le devant de sa tête (4). »
Al-Bayhaqî (5) a dit : « Abou ‘Abd Allâh al-Ḥâfiẓ nous a rapporté, Aḥmad Ibn Sulaymân al-Faqîh nous a rapporté, Hilâl Ibn al-‘Alâ’ ar-Raqqî nous a rapporté, Ḥusayn Ibn ‘Abbâs ar-Raqqî nous a rapporté, Ja‘far Ibn Burqân nous a rapporté, ‘Abd Allâh Ibn Muḥammad Ibn ‘Aqîl nous a rapporté :
“Anas Ibn Mâlik arriva à Médine alors que ‘Umar Ibn ‘Abd al-‘Azîz en était le gouverneur. Celui-ci envoya quelqu’un le chercher et lui dit : ‘Demande-lui si le Messager de Dieu ﷺ s’est teint les cheveux, car j’ai vu qu’une de ses mèches avait changé de couleur.’ Anas répondit : ‘Le Messager de Dieu ﷺ avait les cheveux préservés dans leur couleur noire. Si j’avais compté les cheveux blancs qu’il avait sur la tête et la barbe en venant vers moi, ils n’auraient pas dépassé onze. Et ce qui a changé de couleur est simplement dû au parfum dont on oignait les cheveux du Messager de Dieu ﷺ et qui a altéré leur couleur (6).’” »
J’ajoute : Le fait qu’Anas nie l’usage d’une teinture (khidâb) est contredit par ce qui a déjà été établi par d’autres, qui l’ont au contraire confirmé. La règle bien connue veut que l’affirmation l’emporte sur la négation, car celui qui affirme détient un surplus de connaissance que ne possède pas celui qui nie. Ainsi, ceux qui confirment l’usage de la teinture, tout en précisant les raisons, sont privilégiés, en particulier quand cela est rapporté d’Ibn ‘Umar, qu’on suppose l’avoir appris de sa sœur, la Mère des Croyants Ḥafṣa : son observation était naturellement plus complète que celle d’Anas, puisqu’il se peut qu’elle ait elle-même peigné la tête bénie du Prophète – qu'Allah leur fasse miséricorde –.
Mention de ce qui est rapporté au sujet de Ses épaules, de Ses avant-bras, de Ses aisselles, de Ses pieds et de Ses chevilles
Il a déjà été question de ce qu’al-Bukhârî et Muslim ont rapporté, à partir du ḥadith de Shu‘bah, d’Abou Isḥâq, d’al-Barâ’ Ibn ‘Âzib, qui a dit