Yaʿqūb ibn Sufyān a rapporté : « Abū Bakr ibn Abī Shaybah nous a transmis ; ʿAbbād nous a transmis, d’après Ḥajjāj, d’après Simāk, d’après Jābir ibn Samura, qui a dit :
“Chaque fois que je regardais le Messager de Dieu (ﷺ), je pensais qu’il avait les yeux soulignés de khôl, alors qu’en réalité il ne l’était pas. Ses jambes présentaient une certaine finesse (1), et il ne riait jamais qu’en souriant (2).”
L’imam Aḥmad (3) a également rapporté : « Wakiʿ nous a transmis ; Mujammaʿ ibn Yaḥyā m’a rapporté, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿImrān al-Anṣārī, d’après ʿAlī, et al-Masʿūdī, d’après ʿUthmān ibn ʿAbd Allāh ibn Hurmuz, d’après Nāfiʿ ibn Jubayr, que ʿAlī a dit :
“Le Messager de Dieu n’était ni court ni grand. Il avait la tête et la barbe imposantes, des paumes et des pieds épais, de fortes articulations, le visage teinté d’une légère rougeur, et une ligne de poils s’étendant du haut de la poitrine jusqu’au nombril (ṭawīl al-masrūba). Quand il marchait, il se balançait légèrement, comme s’il arrachait ses pas d’un rocher. Je n’ai jamais vu son pareil, ni avant ni après lui (4).” »
Ibn ʿAsākir (5) a commenté : « ʿAbd Allāh ibn Dāwūd al-Khuraybī l’a également transmis d’après Mujammaʿ, mais il a intercalé un homme non nommé entre Ibn ʿImrān et ʿAlī. »
Puis, il a cité, selon la chaîne de transmission rapportant de ʿAmr ibn ʿAlī al-Fallās, d’après ʿAbd Allāh ibn Dāwūd : « Mujammaʿ ibn Yaḥyā al-Anṣārī nous a rapporté, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿImrān, d’après un homme des Anṣār, qui a dit :
“J’ai interrogé ʿAlī ibn Abī Ṭālib, alors qu’il était assis (6) en s’appuyant sur la bandoulière de son épée dans la mosquée de Koufa, au sujet de la description du Messager de Dieu (ﷺ). Il me répondit :
‘Il avait le teint blanc, légèrement teinté de rouge. Il était doté de grands yeux sombres (adʿaj), avait les cheveux lisses, une ligne de poils fine (dāqiq al-masrūba), des joues douces, une barbe fournie et une chevelure mi-longue (wafra). Son cou ressemblait à un pichet d’argent. Une ligne de poils courait (7) de la partie supérieure de sa poitrine jusqu’à son nombril, semblable à une tige, et il n’y avait pas d’autre pilosité sur le ventre ni sur la poitrine. Il avait des paumes et des pieds épais. Lorsqu’il marchait, on aurait dit qu’il descendait une pente, et quand il avançait, on aurait dit qu’il se dégageait d’un rocher. Quand il se retournait, il se tournait tout entier. Il n’était pas de grande taille.’”