Dans le récit rapporté par Yûnus, d’après Ibn Isḥâq, il est dit : « Par Dieu, c’est comme si je voyais sa jambe dans son étrier, tant elle était semblable à un cœur de palmier. » Je (l’auteur) précise : c’est-à-dire qu’en raison de sa grande blancheur, elle ressemblait au bourgeon (cœur) du palmier.
L’imam Aḥmad (2) a déclaré : « Sufyân ibn ʿUyayna nous a rapporté, d’après Ismâʿîl ibn Umayya, d’après l’un de leurs affranchis—Muzâḥim ibn Abî Muzâḥim—d’après ʿAbd al-ʿAzîz ibn ʿAbd Allâh ibn Khâlid ibn Asîd, d’après un homme de Khuzaʿa appelé Muḥarrish ou Mukharrish—Sufyân ne se prononçait pas clairement sur son nom, et il disait parfois Muḥarrish sans que je l’aie moi-même entendu—que le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) sortit de al-Jiʿrâna de nuit, accomplit la ʿumra, puis revint avant l’aube au point d’y paraître comme s’il y avait passé la nuit. J’ai alors regardé son dos : il ressemblait à un lingot d’argent. » Seul Aḥmad rapporta cette version.
Yaʿqûb ibn Sufyân (3) le rapporta également, d’après al-Ḥumaydî, d’après Sufyân ibn ʿUyayna. Puis Yaʿqûb ibn Sufyân (4) dit : « Isḥâq ibn Ibrâhîm ibn al-ʿAlâ nous a rapporté ; ʿAmr ibn al-Ḥârith m’a rapporté ; ʿAbd Allâh ibn Sâlim, d’après az-Zubaydî, m’a informé que Muḥammad ibn Muslim, d’après Saʿîd ibn al-Musayyib, disait avoir entendu Abû Hurayra décrire le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) comme étant d’une grande blancheur. » Il s’agit là d’une chaîne de transmission fiable, qui n’a cependant pas été mentionnée dans les grands recueils.
Par ailleurs, l’imam Aḥmad (6) a également rapporté : « Ḥasan nous a transmis ; ʿAbd Allâh ibn Lahîʿa nous a rapporté ; Abû Yûnus Salîm ibn Jubayr, l’affranchi d’Abû Hurayra, a dit avoir entendu Abû Hurayra déclarer : “Je n’ai jamais rien vu de plus beau que le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue). On aurait dit que le soleil resplendissait sur son front. Je n’ai vu personne non plus dont la démarche fût plus rapide que celle du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) : on aurait dit que la terre se repliait pour lui. Nous nous épuisions alors que lui ne semblait pas en être incommodé.” »
At-Tirmidhî (7) le rapporta également d’après Qutayba, d’après Ibn Lahîʿa, en disant : « On aurait dit que le soleil resplendissait sur son visage. » Et il le qualifia de ḥadîth « gharîb » (8).
Al-Bayhaqî (9) en donna une autre transmission : d’après ʿAbd Allâh ibn al-Mubârak, d’après Rishdîn ibn Saʿd al-Mahri, d’après ʿAmr ibn al-Ḥârith, d’après Abû Yûnus, d’après Abû Hurayra, où il est dit : « On aurait dit que le soleil resplendissait sur son visage. »