Il possédait une selle appelée « ad-dāj ». Il possédait une mule grise, appelée « Duldul ». Il avait une chamelle nommée « al-Qaṣwāʾ ». Il possédait un âne, que l’on appelait « Yaʿfūr ». Il avait un tapis nommé « al-karr ». Il possédait également une petite lance (1) nommée « an-namir », une gourde appelée « aṣ-ṣādir », un miroir appelé « al-mirʾāh », et des ciseaux nommés « al-jāmiʿ » (2). Il avait en outre un bâton en bois de shawḥaṭ, que l’on appelait « al-mamshūq ». Voilà qui est très singulier.
J’ai dit : Il a déjà été rapporté d’après plus d’un Compagnon que le Messager de Dieu (ﷺ) n’a laissé ni pièce d’or ni pièce d’argent, ni esclave ni esclave femme, à l’exception d’une mule et d’une terre qu’il avait données en aumône. Cela implique qu’il (– qu'Allah leur fasse miséricorde –) a affranchi tous les esclaves et servantes mentionnés, et qu’il a consacré en aumône tous les biens mentionnés – armes, animaux, objets, mobilier – qu’ils aient été énumérés ici ou non.
Pour ce qui est de sa mule, il s’agit de la « shahbāʾ », également décrite comme blanche. Dieu sait mieux. C’est celle que lui offrit al-Muqawqis, le souverain d’Alexandrie nommé Jurayj ibn Mīnā, parmi d’autres présents. C’est cette même mule que le Messager de Dieu (ﷺ) enfourcha le jour de Ḥunayn, alors qu’il se trouvait face à l’ennemi, proclamant son nom béni avec courage et mettant sa confiance en Dieu (– Exalté soit-Il –). On raconte qu’elle vécut longtemps après lui, jusqu’à se trouver chez ʿAlī ibn Abī Ṭālib sous son califat, puis survécut encore jusqu’à être détenue par ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar, qui lui concassait l’orge afin qu’elle puisse s’en nourrir malgré sa grande vieillesse.
Quant à son âne, « Yaʿfūr » (appelé aussi, sous forme diminutive, « ʿUfayr »), il (– qu'Allah leur fasse miséricorde –) le montait parfois. Aḥmad (3) rapporte, selon la chaîne de transmission de Muḥammad ibn Isḥāq, de Yazīd ibn Abī Ḥabīb, de Marthad ibn ʿAbd Allāh al-Yaznī (4), de ʿAbd Allāh ibn Zurayr (5), d’après ʿAlī, qui a dit : « Le Messager de Dieu (ﷺ) montait un âne que l’on appelait ʿUfayr. »