Al-Mubārak raconta : « Je suis ʿĪsā ibn Ṭahmān. » Il dit : « Anas ibn Mālik nous présenta (1) deux sandales pourvues de deux lanières. Alors Thābit al-Bunānī déclara : “Ce sont les sandales du Prophète ﷺ.” »
Cela a également été rapporté dans le “Kitāb al-Khumus” (2), d’après ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, d’après Abū Aḥmad az-Zubayrī, d’après ʿĪsā ibn Ṭahmān, d’après Anas, qui dit : « Anas sortit deux sandales simples munies de deux lanières. » Thābit al-Bunānī me raconta ensuite, d’après Anas, qu’il s’agissait des sandales du Prophète ﷺ. At-Tirmidhī l’a rapporté dans son ouvrage “Ash-Shamāʾil” (3), selon Aḥmad ibn Manīʿ, lequel le tenait de Abū Aḥmad az-Zubayrī.
Dans “Ash-Shamāʾil” (4), at-Tirmidhī dit encore : « Nous a transmis Abū Kurayb, rapporté par Wakīʿ, d’après Sufyān, d’après Khālid al-Ḥadhdhāʾ, d’après ʿAbd Allāh ibn al-Ḥārith, d’après Ibn ʿAbbās, qui a dit : “Les sandales du Messager de Dieu ﷺ comportaient deux lanières, et les brides en étaient doublées.” »
Il dit également (5) : « Nous a transmis Isḥāq ibn Manṣūr, qui tenait de ʿAbd ar-Razzāq, lequel tenait de Maʿmar, d’après Ibn Abī Dhīʾb, d’après Ṣāliḥ, affranchi de at-Tawʾamah, d’après Abū Hurayrah, qui a dit : “Les sandales du Messager de Dieu ﷺ comportaient deux lanières.” »
Toujours chez at-Tirmidhī (6) : « Nous a transmis Muḥammad ibn Marzūq Abū ʿAbd Allāh, rapporté par ʿAbd ar-Raḥmān ibn Qays Abū Muʿāwiyah, qui le tenait de Hishām, lequel tenait de Muḥammad, d’après Abū Hurayrah, qui a dit : “Les sandales du Messager de Dieu ﷺ comportaient deux lanières, tout comme celles d’Abū Bakr et dʿUmar. Le premier à avoir opté pour une seule bride fut ʿUthmān.” »
Al-Jawharī a déclaré : « Qibāl (au kasra) de la sandale : la bride qui se trouve entre l’orteil du milieu et celle qui la suit. »
Je (le narrateur) précise qu’aux environs de l’année six cents de l’hégire et au-delà, un commerçant nommé Ibn Abī l-Ḥadrad possédait une sandale unique, dont il affirmait qu’elle était celle du Prophète ﷺ. Le roi al-Ashraf Mūsā, fils du roi al-ʿĀdil Abū Bakr ibn Ayyūb, lui en proposa un généreux prix, mais il refusa de la vendre. Cet homme mourut quelque temps plus tard et la sandale revint alors audit roi al-Ashraf, qui la prit et l’honora. Lorsqu’il bâtit la Dār al-Ḥadīth al-Ashrafiyyah à côté de la citadelle, il la plaça dans un de ses coffres et y affecta un gardien, avec une rémunération mensuelle de quarante dirhams. Elle s’y trouve encore aujourd’hui.
At-Tirmidhī dit dans “Ash-Shamāʾil” (7) : « Nous ont rapporté Muḥammad ibn Rāfiʿ et d’autres, qui tenaient de Abū Aḥmad az-Zubayrī, lequel tenait de Shaybān, d’après ʿAbd Allāh ibn al-Mukhtār, d’après Mūsā ibn Anas, d’après son père, qui a dit : “Le Messager de Dieu ﷺ avait un petit flacon (8) dont il se parfumait.” »