Lorsque Abou Bakr devint calife, il rédigea pour lui (un écrit), et l’inscription de la bague comportait trois lignes : « Muhammad » sur la première ligne, « Rassoul » (Messager) sur la deuxième, et « Allah » sur la troisième. Abou ‘Abdallah (1) dit : Aḥmad (2) m’a également rapporté : « Al-Anṣārī nous a transmis, de son père, de Thamāma, d’après Anas, que la bague du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se trouvait d’abord dans sa main, puis dans la main d’Abou Bakr après lui (3), et dans la main de ‘Omar après Abou Bakr. » Il ajouta : « Lorsque ce fut le tour de ‘Othmān, il était assis au bord du puits ‘Arīs. Il sortit la bague et se mit à jouer avec, jusqu’à ce qu’elle tombe. Nous avons cherché pendant trois jours avec ‘Othmān, et nous avons vidé le puits, mais nous ne l’avons pas retrouvée. »
Pour ce qui est du ḥadīth rapporté par at-Tirmidhī dans “Ash-Shamā’il” (4), selon Qutaybah, d’après Abou ‘Awāna, d’après Abou Bishr, d’après Nāfi‘, d’après Ibn ‘Oumar, indiquant que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s’était fait fabriquer une bague en argent, dont il se servait pour sceller (les documents) sans la porter, il s’agit d’un ḥadīth extrêmement rare.
Dans les Sunan (5), on rapporte, par la chaîne Ibn Jurayj, d’après az-Zuhrī, d’après Anas, que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), lorsqu’il entrait aux lieux d’aisance, retirait sa bague.
Concernant son épée (que Dieu le couvre de Sa grâce), l’imam Aḥmad (6) raconte : « Surayj (7) nous a transmis, de Ibn Abī az-Zinād, d’après son père, d’après l’aveugle ‘Ubayd Allah ibn ‘Abd Allah ibn ‘Utba ibn Mas‘ūd, d’après Ibn ‘Abbās, que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) avait obtenu son épée Dhû al-Fiqār en butin de guerre le jour de Badr. C’est cette même épée dont il fit le rêve à Oḥoud. Il disait : “J’ai vu dans mon songe un bris (falla) dans mon épée Dhû al-Fiqār, et je l’ai interprété comme un revers qui vous frapperait. J’ai vu également que je chevauchais derrière un bélier, que j’ai interprété comme étant le bélier de l’armée, et j’ai vu que je portais une cotte de mailles invulnérable, que j’ai comprise comme étant Médine. J’ai enfin vu des bœufs qu’on égorgeait : par Dieu, ces bœufs sont un bien, ces bœufs sont un bien.” Et il en fut exactement comme le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) l’avait annoncé.” »
At-Tirmidhī et Ibn Mâjah (8) ont également rapporté ce ḥadīth, par la transmission de ‘Abd ar-Raḥmān ibn Abī az-Zinād, d’après son père, selon la même chaîne de transmission.