Son exactitude est comparable à une goutte dans un océan profond, et son erreur est aussi pardonnée, comme il est rapporté dans le Sahîh al-Bukhârî : « Si le juge s’efforce (d’atteindre la vérité) et qu’il a raison, il obtient deux récompenses ; et s’il s’efforce et se trompe, il en obtient une. » Il est donc rétribué.
L’imam Mâlik ibn Anas a déclaré : « On peut accepter ou rejeter l’avis de toute personne, à l’exception de celui qui repose dans cette tombe. » (1)
8 – Ibrâhîm ibn ‘Abd al-Rahmân al-Fazâwî, Burhân ad-Dîn, connu sous le nom d’« Ibn al-Furkâh », décédé en 729 H :
Ibn Kathîr étudia auprès de lui le Sahîh Muslim et d’autres recueils de hadith, et il acquit à ses côtés une formation dans le rite shâfi‘ite. Il a dit à son sujet :
« Il s’occupait entièrement de ses propres affaires, conscient de son époque. Il consacrait tout son temps à l’étude et à l’adoration, lisait beaucoup et transmettait souvent le hadith. Nous avons nous-mêmes reçu auprès de lui des enseignements portant sur le Sahîh Muslim et d’autres ouvrages. Il enseignait à la madrasa al-Bâdarâ’iyya. Il a laissé un commentaire sur le Tanbîh, contenant des observations qu’on ne trouve pas ailleurs, ainsi qu’un commentaire abrégé du Mukhtasar d’Ibn al-Hâjib en usûl al-fiqh. Il a, en outre, composé d’autres ouvrages de grande envergure. En résumé, je n’ai vu aucun shâfi‘ite parmi nos maîtres qui lui fût égal. Il était de belle apparence, doté de prestance, de majesté et de gravité. Il avait de bonnes mœurs, bien que prompt à la réaction, mais il se calmait rapidement. Sa générosité surpassait toute attente et il faisait beaucoup de bien aux étudiants.
Il mourut à l’aube du vendredi, le septième jour de Jumâdâ al-Ûlâ, dans l’école mentionnée. L’office funéraire (salât al-janâza) fut célébré après la prière du vendredi, dans la grande mosquée. Son cercueil fut porté sur les épaules et au bout des doigts d’une foule nombreuse. Il fut ensuite inhumé près de son père et de sa famille à Bâb as-Saghîr. Qu’Allâh lui accorde Sa miséricorde. » (2)
9 – Ahmad ibn Abî Tâlib ibn Abî an-Ni‘m ibn Ni‘ma, Shihâb ad-Dîn, Abû al-‘Abbâs, al-Hajjâr, connu sous le nom d’« Ibn ash-Shihna », décédé en 730 H :
Ibn Kathîr reçut de lui, par ijâza et auditions, plusieurs fascicules de hadith ainsi que le Sahîh al-Bukhârî. À son propos, il a dit :
« C’était un shaykh d’aspect agréable, au cœur pur, bénéficiant pleinement de ses sens et de ses forces. Il vécut cent ans révolues, voire plus encore. En effet, il recevait le Sahîh al-Bukhârî de az-Zabîdî en 630 H, et c’est lui qui me l’a transmis en 730 H, le 9 de Safar, à la Grande Mosquée de Damas. Nous en avons alors bénéficié par son intermédiaire, louange à Dieu.
Al-Hajjâr s’éteignit le lundi 25 Safar de cette même année. La prière funéraire fut célébrée sur lui à la madrasa al-Muzzafarî le mardi suivant, puis il fut inhumé dans la tombe qu’il s’était préparée près de la zâwiya ad-Dûmî, à côté de la mosquée d’al-Afram. Un grand nombre de personnes participèrent à ses funérailles. » (3)