Et, selon ach-Chafiʻî (qu’Allah lui fasse miséricorde), il aurait déclaré : « Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) est décédé alors que, parmi les musulmans, ceux qui l’avaient entendu et vu s’élevaient à environ soixante mille (2). » Al-Hâkim Abû ‘Abd Allâh a dit : « Le hadith est rapporté par près de cinq mille Compagnons. »
J’ai dit : Ceux dont l’imam Ahmad a rapporté – en dépit de l’abondance de ses transmissions, de l’étendue de son savoir, de ses longs voyages et de son rôle d’imam – s’élèvent, parmi les Compagnons (3), à neuf cent quatre-vingt-sept personnes. Dans les six recueils (al-kutub as-sitta), on trouve des ajouts à ce nombre qui s’élèvent à près de trois cents Compagnons de plus (4). Plusieurs grands spécialistes du hadith (qu’Allah leur fasse miséricorde) se sont appliqués à répertorier leurs noms et à mentionner leurs époques et leurs décès. Parmi les plus renommés figure le shaykh Abû ‘Umar ibn ‘Abd al-Barr an-Namarî dans son ouvrage « al-Istî‘âb », ainsi qu’Abû ‘Abd Allâh Muhammad ibn Is’hâq ibn Manda et Abû Mûsâ al-Madînî. Puis, le hâfiẓ ‘Izz ad-Dîn Abû al-Hasan ‘Alî ibn Muhammad ibn ‘Abd al-Karîm al-Jazarî, connu sous le nom d’Ibn al-Athîr (5), a composé un ouvrage réunissant l’ensemble de ces informations intitulé « al-Ghâba ». Il y a excellé et apporté de grands bénéfices, regroupant et compilant une matière considérable, atteignant ainsi ses objectifs. Qu’Allah lui fasse miséricorde, le récompense, et le réunisse avec les Compagnons, Amîn, Seigneur de l’univers.
Chapitre : (Ce qui est rapporté) (6) au sujet des vestiges du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dont il disposait de son vivant, comme ses vêtements, ses armes, ses montures (et autres objets) (6), (tout ce qui s’inscrit dans la même catégorie et relève de la même signification) (6).
Mention de la bague qu’il portait (qu’Allah l’honore) (et de la matière dont elle était faite) (6)
Abû Dâwud a consacré, dans son recueil de hadith « as-Sunan », un livre à part entière à ce sujet. Nous citerons ici l’essentiel de ce qu’il a mentionné, assorti de quelques ajouts de notre part, tout en nous appuyant sur ce qu’il a principalement rapporté.
Abû Dâwud (7) a dit : « Nous rapporta ‘Abd ar-Rahîm ibn Mutarrif ar-Ru’asî, qui déclara : ‘Isa nous a transmis, d’après Sa‘îd, d’après Qatâda, d’après Anas ibn Mâlik, que : “Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) voulut écrire à certains peuples non arabes. On l’informa qu’ils ne lisaient un document que s’il était scellé d’un cachet. Il prit donc une bague en argent et y fit graver : ‘Muhammad Rasûl Allâh (Muhammad, Messager de Dieu).’” Ainsi le rapporta également al-Bukhârî (8), selon ‘Abd al-A‘lâ ibn Hammad, d’après Yazîd ibn Zuray‘, d’après Sa‘îd ibn Abî ‘Arûba, d’après Qatâda. »