On rapporte à son sujet (1) de nombreux prodiges. Parmi ceux-ci : il traversa la mer à la tête de son armée, et l’eau ne leur parvenait qu’aux genoux de leurs chevaux. Certains disent même que les sabots des chevaux ne furent pas mouillés. Il ordonna à tous ses hommes de répéter : « Ô Indulgent, ô Sublime. » Un autre récit rapporte qu’alors qu’il se trouvait avec son armée en manque d’eau, il invoqua Dieu, qui fit pleuvoir sur eux juste ce dont ils avaient besoin. On raconte aussi que lorsqu’il fut enterré, on ne vit plus la moindre trace de sa tombe, car il l’avait demandé à Dieu. Tout cela sera évoqué dans le livre « Dalâ’il an-Nubuwwah » (Preuves de la prophétie), prochainement, si Dieu le veut.
Il (2) a rapporté de l’Envoyé de Dieu (ﷺ) trois hadiths :
Le premier : Selon l’imam Aḥmad (3), « Sufyân ibn ʿUyaynah nous raconta, rapporté par ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥumayd ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, d’après as-Sâʾib ibn Yazīd, d’après al-ʿAlâʾ ibn al-Ḥaḍramî, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “L’Émigré (al-muhâjir), après avoir accompli ses rites, peut demeurer trois jours (à La Mecque).” » Ce hadith a également été rapporté par l’ensemble des auteurs (4).
Le deuxième : Aḥmad (5) a dit : « Hushaym nous transmit, rapporté par Manṣûr, d’après Ibn Sîrîn, d’après le fils d’al-ʿAlâʾ ibn al-Ḥaḍramî, que son père avait écrit au Prophète (ﷺ) et avait commencé la lettre par lui-même. » Abû Dâwud (6) l’a également mentionné, repris d’Aḥmad ibn Ḥanbal.
Le troisième hadith est rapporté par Aḥmad (7) et Ibn Mâjah (8) via Muḥammad ibn Zayd, d’après Ḥayyân al-Aʿraj, qui le tenait de lui : il avait écrit de Bahreïn au Messager de Dieu (ﷺ) à propos d’un jardin (ḥâʾiṭ) partagé entre frères, dont l’un se convertissait à l’islam. Celui-ci ordonna de prélever la dîme (al-ʿushr) à l’égard de celui qui s’était converti, et le kharâj (l’impôt foncier) — autrement dit, auprès de celui qui ne s’était pas converti.
Il y a également al-ʿAlâʾ ibn ʿUqbah (9). L’historien al-Ḥâfiẓ Ibn ʿAsâkir a dit de lui : « Il était l’un des secrétaires du Prophète (ﷺ). Je n’ai trouvé personne en avoir fait mention, hormis ce qui nous fut rapporté… » Puis il cita sa chaîne de transmission jusqu’à ʿAtîq ibn Yaʿqûb : « ʿAbd al-Malik ibn Abî Bakr ibn Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥazm m’a rapporté d’après son père, d’après son grand-père, d’après ʿAmr ibn Ḥazm, que voici des terres (qaṭâʾiʿ) concédées par le Messager de Dieu (ﷺ) à ces gens. » Il les énuméra, puis mentionna parmi elles :