Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

J’ai entendu Abou Ja‘far dire : « As-Sijill est un ange. » Ce qu’Ibn Jarîr a rejeté concernant le fait que « as-Sijill » puisse être le nom d’un Compagnon ou d’un ange est très solide, et le hadith à ce sujet est très contestable. Ceux qui l’ont cité parmi les Compagnons, comme Ibn Mandah, Abou Nu‘aym al-Asbahânî et Ibn al-Athîr dans « al-Ghâba » (1), ne l’ont fait qu’en vertu d’une bonne opinion à l’égard de ce hadith ou tout en conditionnant son authenticité. Et Dieu sait mieux.

Parmi ceux-là figure Sa‘d ibn Abî Sarh (qu’Allah l’agrée), selon ce qu’a rapporté Khalîfa ibn Khayyât (2), mais il s’est trompé : il s’agit en réalité de son fils, ‘Abdallah ibn Sa‘d ibn Abî Sarh, comme on l’exposera bientôt, si Dieu le veut.

On trouve également ‘Âmir ibn Fuhayra (qu’Allah l’agrée) (3), affranchi d’Abou Bakr as-Siddîq. L’imam Ahmad (4) a dit : « ‘Abd ar-Razzâq (5) nous a rapporté d’après Ma‘mar, qui a rapporté que az-Zuhrî a dit : “Abd ar-Rahmân (6) ibn Mâlik al-Mudlajî, lequel est le neveu de Surâqa ibn Mâlik, m’a informé que son père lui avait rapporté avoir entendu Surâqa dire…” » Il mentionne ainsi le récit de l’Hégire du Prophète (ﷺ), dans lequel on lit : « Je lui dis : “Ton peuple a mis sur ta tête une diya (rançon).” Je les avais informés de certains détails de leur voyage et de ce que les gens projetaient à leur égard. Je leur proposai des vivres et des provisions, mais ils n’en prirent rien, et ils ne me demandèrent que d’être discret. Je lui demandai alors de m’écrire un acte de trêve pour ma sécurité, et il ordonna à ‘Âmir ibn Fuhayra de l’écrire sur un morceau de cuir, puis il reprit sa route. »

J’ai indiqué que ce hadith a déjà été mentionné en entier dans le contexte de l’Hégire. Il a également été rapporté que c’est Abou Bakr lui-même qui aurait rédigé ce document pour Surâqa ; et Dieu sait mieux.

Quant à ‘Âmir ibn Fuhayra — également connu sous le nom d’Abou ‘Amr —, il était d’origine azdite et de couleur noire. Au début, il était l’affranchi d’at-Tufayl ibn al-Hârith, le frère maternel de ‘Â’isha (fille d’Umm Rûmân). Il se convertit très tôt, avant même que le Messager de Dieu (ﷺ) n’entre à la maison d’al-Arqam ibn Abî al-Arqam, près de Safâ, quand il se cachait encore. ‘Âmir fut alors persécuté parmi les musulmans faibles de la Mecque, pour qu’il renie sa religion, mais il refusa. Abou Bakr as-Siddîq l’acheta et l’affranchit, et il garda alors les brebis de celui-ci en dehors de la Mecque.

Lorsque le Messager de Dieu (ﷺ) émigra, accompagné d’Abou Bakr, ‘Âmir ibn Fuhayra les suivit, monté en croupe derrière Abou Bakr, en compagnie uniquement du guide de la tribu de Banu ad-Du’îl, ainsi que cela a été détaillé précédemment. Une fois arrivé à Médine, ‘Âmir descendit chez Sa‘d ibn Khaythama. Le Messager de Dieu (ﷺ) établit ensuite un lien de fraternité entre lui et Aws ibn Mu‘âdh. Il assista aux batailles de Badr et de Uhud, puis fut tué le jour de Bi’r Ma‘ûna, comme cela a été dit, en l’an 4 de l’Hégire. Il avait alors quarante ans. Et Dieu sait mieux.

‘Urwa, Ibn Ishâq, al-Wâqidî et d’autres (qu’Allah leur fasse miséricorde) ont rapporté que celui qui tua ‘Âmir le jour de Bi’r Ma‘ûna était un homme du nom de

(1) Asad al-Ghabah, vol. 2, p. 326. (2) Tārīkh Khalīfah, vol. 1, p. 77 ; et Tārīkh Dimashq – Al-Sīrah – Majma‘ Dimashq, vol. 2, p. 337. (3) Al-Istī‘āb, p. 796 ; et Al-Iṣābah, vol. 2, p. 256. (4) Musnad Aḥmad, vol. 4, pp. 175-176, dont la chaîne de transmission est bonne. (5) Il se trouve dans son Muṣannaf, p. 9743. (6) Auteur et édition : ʿAbd al-Malik. Ce qui est cité ici provient du Musnad.
سمع أبا جعفر يقول: السّجِلُّ المَلَكُ، وهذا الذي أنكره ابن جرير من كون السجل اسمَ صحابيّ أو مَلَكٍ، قويٌّ جدًا، والحديث في ذلك مُنْكرٌ جدًا. ومن ذكره في أسماء الصحابة كابن مَنْدَه وأبي نعيم الأصبهاني وابن الأثير في "الغابة" (١) إنما ذكره إحسانًا للظن بهذا الحديث، أو تعليقًا على صحّتِه. واللّه أعلم. ومنهم (رضي الله عنها) سعد بن أبي سَرْح، فيما قاله خليفةُ بن خَيّاط (٢) ، وقد وَهِمَ، إنما هو ابنُه عبدُ اللّه بن سَعْد بن أبي سَرْح كما سيأتي قريبًا إن شاء اللّه. ومنهم (رضي الله عنها) عامر بن فهَيْرة (٣) ، مولى أبي بكر الصديق قال الإمام أحمد (٤) : حَدَّثَنَا عبد الرزاق (٥) ، عن مَعْمَرٍ، قال: قال الزُّهْريّ: أخبرني عبد الرحمن (٦) بن مالك المدلجي، وهو ابن أخي سُراقة بن مالك: أنَّ أباهُ أخْبَرَهُ أنه سمع سراقة يقول؛ فذكر خبر هجرةِ النَّبِيّ ﷺ وقال فيه: فقلتُ له: إنَّ قومَك جَعَلوا فيك الدِّيَّة، وأخبرتهم من أخبار سفرهم وما يريد الناس بهم، وعرضُ عليهم الزاد والمتاع فلم يرزؤوني منه شيئًا ولم يسألوني إِلَّا أن أخف عنا، فسألته أن يكتب لي كتاب موادعة آمن به، فأمر عامر بن فُهيرة فكتب في رقعة من آدم، ثم مضى. قلت: وقد تقدَّم الحديثُ بتمامه في الهجرة. وقد رُوي أنّ أبا بكر هو الذي كتب لسُراقة هذا الكتاب فاللّه أعلم. وقد كان عامر بن فُهَيْرة - ويكنى أبا عمرو - من مُوَلَّدي الأزد، أسودَ اللون، وكان أولًا مولًى للطُّفَيْل بن الحارث أخي عائشة لأُمّها أمّ رُومان، فأسلم قديمًا قبلَ أنْ يدخلَ رسولُ اللّه ﷺ دارَ الأرْقَم بن أبي الأرقم، التي عند الصفا، مُسْتَخفيًا، فكان عامرٌ يُعَذَّب مع جُمْلةِ المُسْتَضْعفين بمكة ليرجعَ عن دينه فيأبى، فاشتراه أبو بكر الصّدّيق فأعتقه، فكان يَرْعَى له غنمًا بظاهر مكة. ولما هاجر رسول اللّه ﷺ ، ومعه أبو بكر، كان معهما رديفًا لأبي بكر، ومعهم الدليل الدُّئلي فقط، كما تقدَّم مبسوطًا، ولما وَرَدوا المدينةَ نزلَ عامر بن فُهَيْرة على سعد بن خَيْثَمة، وآخى رسول الله ﷺ بينه وبين أوس بن مُعاذ، وشهد بدرًا وأُحُدًا، وقُتِل يَوْمَ بئر مَعونة، كما تقدم، وذلك سنةَ أربعٍ من الهجرة، وكان عمره إذ ذاك أربعين سنة، فاللّه أعلم. وقد ذكر عروة وابنُ إسحاقَ والواقديُّ وغيرُ واحدٍ، أنَّ عامرًا قتله يومَ بئرِ مَعونة رجلٌ يُقال له:
(١) أسد الغابة (٢/ ٣٢٦). (٢) تاريخ خليفة (١/ ٧٧)، وتاريخ دمشق - السيرة - مجمع دمشق (٢/ ٣٣٧). (٣) الاستيعاب (٧٩٦)، والإصابة (٢/ ٢٥٦). (٤) مسند أحمد (٤/ ١٧٥ - ١٧٦) وإسناده حسن. (٥) وهو في مصنفه (٩٧٤٣). (٦) أ، ط: (عبد الملك) وما هنا عن المسند.

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