Zayd participa à la bataille d’al-Yamâma, où il fut atteint par une flèche qui ne lui causa aucun tort. C’est lui que le Ṣiddîq (Abû Bakr) chargea par la suite de rechercher et de rassembler le Coran (1). Il lui dit en effet : « Tu es un jeune homme doué de raison, en qui nous n’avons aucune défiance. Tu écrivais déjà la Révélation pour le Messager de Dieu (ﷺ). Poursuis donc le Coran et rassemble-le. » Zayd obéit ainsi à l’ordre du Ṣiddîq et cela produisit un grand bien, louange et gratitude en soient rendues à Dieu.
‘Umar le désigna deux fois comme suppléant pour la garde de Médine lors de son pèlerinage, et également lorsqu’il partit pour le Shâm. De même, ‘Uthmân le nomma à Médine, et ‘Alî l’aimait. Quant à Zayd, il honorait ‘Alî et reconnaissait sa valeur, mais il ne prit pas part à ses combats. Il vécut plus longtemps que lui et mourut l’an 45. Selon d’autres, il mourut l’an 41, et selon d’autres encore, en 55. Il fut parmi ceux qui transcrivirent les exemplaires canoniques du Coran qu’‘Uthmân b. ‘Affân envoya dans les diverses contrées, exemplaires autour desquels s’établit le consensus quant à la lecture et dont l’orthographe servit de référence. Nous avons déjà évoqué cela dans notre « Livre des mérites du Coran » que nous avons rédigé en préambule de notre « Tafsîr », louange et grâce à Dieu.
Parmi eux également – qu’Allah soit satisfait de lui –, figure as-Sijill (2), comme le mentionne le hadith rapporté à ce sujet d’après Ibn ‘Abbâs (si tant est qu’il soit authentique), mais il demeure discutable. Abû Dâwud (3) rapporte : « Qutayba b. Sa‘îd nous a dit : “Nûh b. Qays, relatant d’après Yazîd b. Ka‘b, lui-même d’après ‘Amr b. Mâlik, d’après Abû l-Jawzâ’, a transmis ces propos d’Ibn ‘Abbâs – qu’Allah l’agrée – : ‘As-Sijill était un scribe du Prophète (ﷺ).’” » De même, an-Nasâ’î (4) le rapporte également par l’intermédiaire de Qutayba. Dans une autre chaîne (5), Ibn ‘Abbâs affirmait au sujet de ce verset : « Le jour où Nous plierons le ciel comme on plie le sijill pour les livres (6) » [Al-Anbiyâ’ : 104] : « as-sijill, c’est un homme. » Tels sont littéralement ses termes. Abû Ja‘far Ibn Jarîr consigne également ce hadith dans son « Tafsîr », au commentaire du verset : « Le jour où Nous plierons le ciel comme on plie le sijill pour les livres (7) » d’après Naṣr b. ‘Alî, qui le tient de Nûh b. Qays—un transmetteur jugé fiable par Muslim, encore que certaines chaînes rapportent que Ibn Ma‘în l’aurait affaibli. Quant à son cheikh, Yazîd b. Ka‘b al-‘Awḍî (8) de Baṣra, personne d’autre que Nûh b. Qays ne l’a mentionné, mais Ibn Ḥibbân le considère néanmoins comme digne de confiance dans son ouvrage « Ath-Thiqât » (9).
J’ai soumis ce hadith à notre grand maître et hâfiẓ, Abû l-Ḥajjâj al-Mizzî, qui l’a très vivement rejeté. Je l’ai informé que