L’homme, c’est Abou Bakr ; excellent homme qu’Omar ! Excellent homme qu’Abou ‘Oubayda ibn al-Jarrâh, excellent homme qu’Ousayd ibn Houdayr, excellent homme que Thâbit ibn Qays ibn Chammas, [excellent homme que Mou’adh ibn Jabal], excellent homme que Mou’adh ibn ‘Amr ibn al-Jamouh !
Il fut tué en martyr lors de la bataille d’al-Yamâma, en l’an douze, sous le califat d’Abou Bakr al-Siddîq. Il a une histoire que nous rapporterons, si Dieu le veut, lorsque nous parviendrons à ce passage, avec le secours, la force et l’assistance de Dieu.
Parmi eux se trouve également Hanzala (1) ibn al-Rabî‘ ibn Sayfi ibn Rabah ibn al-Hârith ibn Moukhashin ibn Mou‘âwiya ibn Chourayf ibn Jirwa ibn Ousayd ibn ‘Amr ibn Tamîm, at-Tamîmî al-Ousaydî, connu comme « le scribe » (al-kâtib). Son frère Rabah était lui aussi Compagnon, et son oncle paternel Aktham ibn Sayfi était considéré comme un sage des Arabes.
Al-Wâqidî (2) a dit : « Il écrivit une lettre pour le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). » D’autres rapportent que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) l’envoya auprès des habitants de Tâ’if (3) afin de négocier la paix. Il assista aux campagnes militaires de Khâlid (ibn al-Walîd) en Irak et ailleurs. Il vécut sous le califat de ‘Alî, mais s’abstint de combattre à ses côtés lors de la bataille du Chameau, entre autres. Puis il quitta Koufa lorsque ‘Othmân y fut insulté, et il mourut après l’époque de ‘Alî.
Ibn al-Athîr rapporte dans « Al-Ghâba » (4) que, lorsqu’il mourut, son épouse en fut si affligée que ses voisines la blâmèrent, et elle répondit à leurs reproches par ces vers :
[Sur le mètre as-sarî‘]
« Da‘d s’étonne de me voir affligée…
Qui pleure un homme dont la chevelure a blanchi.
Si tu me demandes aujourd’hui ce qui m’a terrassée…
Je te répondrai une parole sincère, sans mensonge.
La noirceur de mon œil s’est éteinte…
De chagrin pour Hanzala le scribe. »
Selon Ahmad ibn ‘Abd Allâh ibn al-Barqî (6), il demeura éloigné de la discorde jusqu’à sa mort, après l’époque de ‘Alî. Deux hadiths sont rapportés de lui. Je (l’auteur) dis : « En vérité, il y en a trois. » L’imam Ahmad (7) a relaté : « ‘Abd as-Samad et ‘Affân nous ont transmis tous deux, en disant : “Hammâm nous a rapporté, d’après Qatâda, d’après Hanzala le scribe, qui a dit : ‘J’ai entendu le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dire : “Celui qui préserve les cinq prières, en veillant à leurs inclinations (rokou‘), leurs prosternations (soujoud) et leurs ablutions…”’.” »