‘Abd Allāh ibn al-Mubārak (d’après Ibn Jābir) rapporta également ce récit, et Abū Dāwūd (1) ainsi qu’al-Nasā’ī (2) le transmirent à partir de la chaîne de Ibn Wahb, d’après Mu‘āwiya ibn Ṣāliḥ, d’après al-‘Alā’ ibn al-Ḥārith, d’après al-Qāsim Abū ‘Abd al-Raḥmān, d’après ‘Uqba.
Parmi eux se trouve Qays ibn Sa‘d ibn ‘Ubāda al-Anṣārī al-Khazrajī (3). Al-Bukhārī (4) rapporte, d’après Anas, que celui-ci a dit : « Qays ibn Sa‘d ibn ‘Ubāda occupait, auprès du Prophète (ﷺ), la même place que détient le chef de la police auprès d’un émir. Qays – qu’Allāh l’agrée – était parmi les hommes les plus grands et il était “kawsaj” (5). » Il est dit que si l’un des plus grands hommes mettait son pantalon en l’ajustant au niveau de son nez, ses pieds touchaient encore le sol. Mu‘āwiya ibn Abī Sufyān – qu’Allāh l’agrée – envoya un jour ce pantalon au roi des Byzantins (7) en lui demandant : « Avez-vous chez vous un homme auquel ce pantalon (8)(9) conviendrait par sa taille ? » Le roi des Byzantins (10) s’en montra fort étonné.
On rapporte qu’il était généreux, loué et qu’il possédait intelligence et sagacité. Il resta aux côtés de ‘Alī ibn Abī Ṭālib pendant la bataille de Ṣiffīn. D’après Mis‘ar, rapporté par Ma‘bad ibn Khālid, « Qays ibn Sa‘d levait constamment l’index (utilisé pour la louange divine) en invoquant Dieu – qu’Allāh l’agrée et le satisfasse. » Al-Wāqidī, Khalīfa ibn Khayyāṭ et d’autres (11) disent qu’il mourut à Médine à la fin du règne de Mu‘āwiya.
Le ḥāfiẓ Abū Bakr al-Bazzār (12) a déclaré : « Nous a rapporté ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb as-Sijistānī, de ‘Alī ibn Yazīd al-Ḥanafī, de Sa‘d ibn al-Ṣalt, d’après al-A‘mash, d’après Abū Sufyān, d’après Anas : “Vingt jeunes parmi les Anṣār demeuraient en permanence auprès du Messager de Dieu (ﷺ) pour répondre à ses besoins. Quand il voulait entreprendre quelque chose, il les y envoyait.” »