Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Abou ‘Abd Allâh al-‘Abdî rapporta, d’après Rabî‘a ibn Yazîd (qui résidait chez Banî Quray‘), d’après Munabbih, d’après Maymûna bint Abî ‘Asîb – ou, selon certains, la fille d’Abî ‘Anbasa –, affranchie du Prophète (ﷺ), qu’une femme de la tribu de Harîch (1) se présenta au Prophète (ﷺ) et dit (2) : « Ô ‘Aïcha, assiste-moi par une invocation du Messager d’Allâh, afin qu’elle m’apaise et me tranquillise. » Le Prophète (ﷺ) lui recommanda alors : « Pose ta main droite sur ta poitrine et frotte-le en disant : “Au nom d’Allâh, Ô mon Dieu, guéris-moi par Ton remède, soigne-moi par Ta guérison, et enrichis-moi de Ta grâce pour que je n’aie besoin de personne d’autre que Toi.” » Rabî‘a déclara : « J’ai invoqué Dieu par cette prière et l’ai trouvée excellente (3). »

Fait également partie de ces femmes Umm Dumayra, l’épouse d’Abou Dumayra (4), au sujet desquels il a déjà été question (– qu'Allah soit satisfait d'elle –). L’une d’entre elles est aussi Umm ‘Ayyâsh (5), que le Messager d’Allâh (ﷺ) envoya au service de sa fille lorsqu’il la maria à ‘Othmân ibn ‘Affân (– qu'Allah soit satisfait de lui –).

Abou al-Qâsim al-Baghawî rapporta : « Nous fûmes informés par Hudba (6) qui tenait lui-même ce récit de ‘Abd al-Wâhid ibn Safwân, lequel le tenait de son père Safwân, qui le tenait de sa grand-mère Umm ‘Ayyâsh – laquelle était la servante du Prophète (ﷺ) et que celui-ci avait envoyée auprès de sa fille pour la servir lorsqu’il la maria à ‘Othmân. » Elle raconta : « Le matin, je mettais des dattes à tremper pour ‘Othmân afin qu’il les boive le soir, et le soir je les mettais à tremper pour qu’il les boive au matin. Un jour, il m’interrogea : “Y ajoutes-tu quelque chose ?” Je répondis : “Oui.” Il me dit alors : “Ne le refais plus.” »

Telles étaient ses servantes (– qu'Allah soit satisfait d'elle –). L’imam Ahmad (8) rapporta : « Nous fûmes informés par Wakî‘, de la part de al-Qâsim ibn al-Fadl, qui déclara : Thumâma ibn Hazn m’a raconté avoir interrogé ‘Aïcha au sujet du nabîdh (boisson fermentée). Elle répondit : “Voici la servante du Messager d’Allâh, interroge-la.” Il s’agissait d’une jeune esclave abyssine, qui raconta : “Je mettais le nabîdh à fermenter pour le Messager d’Allâh (ﷺ) dans une outre le soir, et j’en fermais l’ouverture (9) ; au matin, il en buvait.” » Ce hadith fut également rapporté par Muslim (10) et an-Nassâ’î (11) d’après al-Qâsim ibn al-Fadl.

Ainsi en ont décidé les compilateurs de hadiths, qui l’ont rangé dans le Musnad de ‘Aïcha ; néanmoins, il serait plus approprié de l’inclure dans le Musnad de la servante abyssine du Prophète (ﷺ). Il se pourrait qu’il s’agisse de l’une des femmes que nous avons déjà citées, ou d’une autre encore. Allâh le Très-Haut est plus savant.

(1) A : (Ḥabash) et Asad al-Ğāba (Ḥarīsh), ce qu'il a confirmé d'après Ṭ appartient et concorde avec ce qui est dans al-Iṣāba. (2) Ṭ : (Fanādat) et ce qu'il a confirmé d'après A, concorde avec ce qui est dans al-Maṣādir. (3) Rapporté par al-Ṭabarānī dans "al-Kabīr" (25/39), dont la chaîne de transmission est faible. (4) Sa biographie dans Asad al-Ğāba (7/343), déjà mentionnée précédemment en référence à son époux Abū Ḍumayra. (5) Sa biographie dans al-Istiʿāb (4/1949), Asad al-Ğāba (7/362-363), et al-Iṣāba (4/481). (6) Ṭ : (ʿIkrima) et ce qu'il a confirmé d'après Ṭ, en accord avec ce qui est dans Asad al-Ğāba et al-Iṣāba. (7) al-Mughath : frotter et masser avec les doigts (an-Nihāya : Mughath). (8) Musnad de l’Imam Aḥmad (6/137). (9) C’est-à-dire serrer fortement sa tête avec al-Wakāʾ, le fil, pour empêcher qu’un animal n’y entre ou qu’un objet n’y tombe (an-Nihāya : Wakāʾ). (10) Muslim (2005) (84). (11) al-Sunan al-Kubrā d’al-Nasāʾī (6848).
أبو عبد اللّه العبدي، عن ربيعة بن يزيد، كانت تنزلُ في بني قُرَيْع، عن مُنَبِّه، عن مَيْمونة بنت أبي عَسيب، وقيل: بنت أبي عنبسة مولاة النَّبِيّ ﷺ : أنَّ امرأةً من حريش (١) أتت النَّبِيّ ﷺ فقالت (٢) : يا عائشة أغيثيني بدعوةٍ من رسول اللّه تسكِّنيني بها وتُطَمئِنيني بها. وأنه قال لها: ضعي يَدَكِ اليُمْنى على فُؤادِكِ فامْسَحيه، وقولي: بسمِ اللّهِ، اللهم، داوني بدوائِكَ، واشْفني بشفائك، وأغْنِني بفَضْلِك عمَّنْ سِواك" قالت: ربيعة: فدعوتُ به فَوَجَدْتُه جيدًا (٣) . ومنهن أم ضُمَيْرة زوجُ أبي ضُمَيْرة (٤) ، قد تقدم الكلام عليهم (رضي الله عنها) . ومنهن أمّ عيّاش (٥) بعثها رسولُ اللّه ﷺ مع ابنته تخدمُها حينَ زوَّجها بعثمان بن عفان (رضي الله عنه) . قال أبو القاسم البَغَوي: ثنا هدبة (٦) ثنا عبد الواحد بن صفوان حدّثني أبي صفوان، عن أبيه، عن جدته أم عياش - وكانت خادم النَّبِيّ ﷺ بعثَ بها مع ابنته إلى عثمان، قالت: كنت أمْغَثُ (٧) لعثمان التَّمْرَ غدوةً، فيشربُه عشيةً، وأنبذُه عشية فيشربُه غُدوةً، فسألني ذات يوم. فقال: تَخْلطين فيه شيئًا؟ فقلتُ: أجَلْ، قال: فلا تعودي. فهؤلاء إماؤه (رضي الله عنها) . وقد قال الإمام أحمد (٨) : ثنا وكيع، ثنا القاسم بن الفضل، حدّثني ثُمامة بن حَزْنٍ، قال: سألت عائشة عن النَّبيذ فقالت: هذه خادم رسول اللّه فَسَلْها، لجارية حَبَشيَّة، فقالت: كنتُ أنبذُ لرسولِ اللّه ﷺ في سقاءً عشاءً فأُوكية (٩) ، فإذا أصبحَ شربَ منه. ورواه مسلم (١٠) ، والنسائي (١١) من حديث القاسم بن الفضل به. هكذا ذكره أصحاب الأطراف في مسند عائشة، والأليق ذكره في مسند جارية حبشية كانت تخدم النَّبِيّ، وهي إما أن تكون واحدةً ممن قدمنا ذكرهن، أو زائدة عليهن، والله تعالى أعلم.
(١) أ: (حبش) وأسد الغابة (حريش) وما أثبته عن ط ويوافق ما في الإصابة. (٢) ط: (فنادت) وما أثبته عن أ ويوافق ما في المصادر. (٣) وأخرجه الطبراني في "الكبير" (٢٥/ ٣٩) وإسناده ضعيف. (٤) ترجمتها في أسد الغابة (٧/ ٣٤٣) وقد تقدمت في ذكر زوجها أبي ضُمَيرة. (٥) ترجمتها في الاستيعاب (٤/ ١٩٤٩)، وأسد الغابة (٧/ ٣٦٢ - ٣٦٣)، والإصابة (٤/ ٤٨١). (٦) ط: (عكرمة) وما أثبته عن ط. ويوافق ما في أسد الغابة والإصابة. (٧) المغث: المرس والدلك بالأصابع (النهاية: مغث). (٨) مسند الإمام أحمد (٦/ ١٣٧). (٩) أي أشدّ رأسها بالوكاء وهو الخيط لئلا يدخلها حيوان أو يسقط فيها شيء. (النهاية: وكا). (١٠) مسلم (٢٠٠٥) (٨٤). (١١) السنن الكبرى للنسائي (٦٨٤٨).

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