Et c’est ainsi que Ibn Mâja (1) l’a rapporté d’après Ismâ‘îl ibn ‘Abd Allâh ar-Raqqî, d’après ‘Îsâ ibn Yûnus, d’après Thawr, d’après Ziyâd, d’après son frère ‘Uthmân ibn Abî Sawda, d’après Maymûna, l’affranchie du Prophète (ﷺ).
Abû Dâwud l’a également rapporté (de an-Nufaylî, d’après Miskîn) (2) ibn Bukayr, d’après Sa‘îd ibn ‘Abd al-‘Azîz (3), d’après Ziyâd, d’après Maymûna, sans mentionner son frère. Dieu sait mieux.
Aḥmad (4) a dit : « Ḥaddathanâ Ḥusayn et Abû Nu‘aym » ; ils ont déclaré : « Thana Israïl, d’après Zayd ibn Jubayr, d’après Abû Yazîd aḍ-Ḍabbî, d’après Maymûna bint Sa‘d, l’affranchie du Prophète (ﷺ), qui a dit : “On interrogea le Prophète (ﷺ) au sujet de l’enfant né de la fornication, et il répondit : ‘Il n’y a pas de bien en lui. Deux sandales avec lesquelles je combattrais dans le sentier d’Allah me sont plus chères que d’affranchir l’enfant illégitime.’” »
An-Nasa’î (5), par le biais de ‘Abbâs ad-Dûrî, et Ibn Mâja (6), dans un hadith transmis d’Abû Bakr ibn Abî Shayba, l’ont également rapporté, tous deux d’après Abû Nu‘aym al-Faḍl ibn Dukayn.
Le ḥâfiẓ Abû Ya‘lâ al-Mawṣilî a déclaré : « Thana Abû Bakr ibn Abî Shayba, thana al-Muḥâribî, thana Mûsâ ibn ‘Ubayda, d’après Ayyûb ibn Khâlid, d’après Maymûna – qui était au service du Prophète (ﷺ) – laquelle a dit : “Le Messager de Dieu a dit : ‘La femme qui se pavane (7) en parure devant ceux qui ne sont pas les siens est comparable à l’obscurité le Jour de la Résurrection, dépourvue de toute lumière.’” »
At-Tirmidhî (8) l’a rapporté d’après Mûsâ ibn ‘Ubayda et a commenté : « Nous ne le connaissons que par sa chaîne de transmission, or il est jugé faible (9) en hadith. » Certains l’ont également rapporté de lui sans l’attribuer au Prophète (c’est-à-dire sans le mentionner comme parole prophétique).
Il y a aussi parmi elles (les femmes nommées Maymûna) (10) Maymûna bint Abî ‘Anbasa ou ‘Unbasa (11), comme l’ont indiqué Abû ‘Umar et Ibn Mandah. Abû Nu‘aym a toutefois affirmé qu’il s’agissait d’une erreur de copie, et que la formulation correcte était « Maymûna bint Abî ‘Asîb » (12). C’est également ainsi que le récit de Maymûna a été transmis par al-Mushajja‘ (13) ibn Muṣ‘ab.