Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

C’était la troisième nuit : il dit « Nourrissez le captif », et ils lui donnèrent à manger tout en demeurant à jeun trois jours et trois nuits. Alors Dieu fit descendre à leur sujet : « Est-ce qu’il est venu pour l’Homme… » jusqu’à « Nous ne voulons de vous ni salaire ni remerciement » (Coran 76, 1-9). Ce hadith est jugé “munkar” (non fiable), et certains imams le classent même comme “mawdūʿ” (fabriqué), en invoquant la faiblesse de son style et le fait que cette sourate est mecquoise, tandis que al-Ḥasan et al-Ḥusayn sont nés à Médine. Dieu est plus savant.

Laylā, l’affranchie de ʿĀʾisha (qu’Allah l’agrée), raconta : « Ô Messager de Dieu, tu sors de la pièce d’aisance et j’y entre après toi ; je n’y vois rien de particulier, mais je sens un parfum de musc. » Il répondit : « Nous sommes une communauté de Prophètes dont les corps se nourrissent à la manière des âmes des gens du Paradis ; ainsi, tout relent qui émanerait de nous serait aussitôt englouti par la terre. » Ce hadith est rapporté par Abū Nuʿaym d’après Abū ʿAbd Allāh al-Madanī – l’un des inconnus – qui le tenait d’elle.

Māriya la Copte (qu’Allah l’agrée), la mère d’Ibrāhīm : elle est déjà mentionnée parmi les mères des croyants. Ibn al-Athīr fait la distinction entre elle et Māriya, la mère d’al-Rabāb, et affirme que celle-ci aussi était une servante du Prophète (sur lui la paix). Son hadith est bien connu chez les savants de Basra. ʿAbd Allāh ibn Ḥabīb le rapporta de Umm Sulaymān, qui le tenait de sa mère, elle-même le tenant de sa grand-mère Māriya, laquelle disait : « Je me suis baissée pour le Prophète (ﷺ) afin qu’il puisse escalader un mur, la nuit où il fuyait les polythéistes. » Puis il dit encore : « Māriya était la servante du Prophète (ﷺ). » Abū Bakr ibn ʿAyyāsh transmit, d’après al-Muthannā ibn Ṣāliḥ, par l’intermédiaire de sa grand-mère Māriya – qui était servante du Prophète (ﷺ) – qu’elle disait : « Je n’ai jamais touché de ma main quoi que ce fût de plus doux que la paume de la main du Messager de Dieu (ﷺ). » Abū ʿUmar ibn ʿAbd al-Barr déclare dans al-Istīʿāb ne pas savoir si c’est la même Māriya ou non.

Parmi elles se trouve également Maymūna bint Saʿd. L’imam Aḥmad rapporta : « ʿAlī ibn Baḥr nous raconta, puis ʿĪsā – c’est-à-dire Ibn Yūnus – nous raconta, Thawr – Ibn Yazīd – d’après Ziyād ibn Abī Sawdah, d’après son frère, que Maymūna, l’affranchie du Prophète (ﷺ), dit : “Ô Messager de Dieu, parles-nous de Bayt al-Maqdis !” Il répondit : “C’est la terre de la Résurrection et du Rassemblement ; rendez-vous-y pour y prier, car la prière qui y est accomplie équivaut à mille prières ailleurs.” Elle objecta : “Que faire lorsqu’on n’a pas la possibilité de s’y rendre ou d’y aller ?” Il répondit : “Qu’il envoie de l’huile à y faire brûler, celui qui en fait don sera considéré comme s’il avait prié en ce lieu.” »

(1) Sa biographie se trouve dans Al-Istiʿāb (4/1910) ; Asad al-Ghābah (7/258) ; et Al-Iṣābah (4/403). (2) Texte : (je n’ai pas vu). (3) Sa biographie dans Al-Istiʿāb (4/1912), Asad al-Ghābah (7/261-262) et Al-Iṣābah (4/404-405). (4) Texte : (Jāriyat al-Nabī - la servante du Prophète). (5) Texte : (Salmā). (6) Al-Istiʿāb (1911). (7) Sa biographie dans Al-Istiʿāb (4/1918), Asad al-Ghābah (7/265), et Al-Iṣābah (4/413-414). (8) Musnad de l’imam Aḥmad (6/463), dont la chaîne de transmission est faible. (9) Texte : (ʿAlī ibn Muḥammad ibn Maḥraz). Voir aussi Tahdhīb al-Kamāl (20/325). (10) Texte : (sa sœur). (11) L’expression « fī-mā siwāh » (autre que lui) est une addition à la Musnad et n’apparaît pas dans les deux sources originales.
كانت الليلة الثالثة قال: أطعموا الأسيرَ فأعطوه وطَوَوْا ثلاثةَ أيام وثلاثَ ليالٍ. فأنزل اللّه في حَقِّهم: ﴿هَلْ أَتَى عَلَى الْإِنْسَانِ﴾ إلى قوله: ﴿لَا نُرِيدُ مِنْكُمْ جَزَاءً وَلَا شُكُورًا﴾ [الإنسان: ١ - ٩] . وهذا الحديث منكر، ومن الأئمة من يجعله موضوعًا، ويسند ذلك إلى رِكَّةِ ألفاظِهِ، وأنَّ هذه السورةَ مكيَّةٌ، والحسنُ والحسينُ إنّما ولدا بالمدينة. واللّه أعلم. ليلى مولاة عائشة (١) ، قالت: يا رسولَ اللّه إنك تخرجُ من الخلاء فأدْخُل في أثركَ فلا أرى (٢) شيئًا، إِلَّا أني أجدُ ريحَ المِسْكِ؟ فقال: "إنا مَعْشَرَ الأنْبياء تَنبُتُ أجسادُنا على أرواحِ أهلِ الجنّة، فما خرجَ منّا من نَتَنٍ ابتَلَعَتْهُ الأرْضُ" . رواه أبو نُعَيْم من حديث أبي عبد الله المدني - وهو أحد المجاهيل - عنها. مارية القبطية (٣) أم إبراهيم: تقدّم ذِكْرُها مع أمهات المؤمنين. وقد فرَّقَ ابن الأثير بَيْنَها وبينَ مارية أم الرَّباب، قال: وهي جاريةٌ للنبيّ (٤) أيضًا. حديثُها عند أهل البصرة، رواه عبد اللّه بن حبيب، عن أم سليمان (٥) عن أمها، عن جدتها مارية قالت: تَطَأطَأْتُ للنبيّ ﷺ حَتّى صَعِد حائطًا ليلةَ فَرَّ من المشركين. ثم قال: ومارية خادمُ النَّبِيّ ﷺ . روى أبو بكر بن عيَّاشٍ، عن المثنى بن صالح، عن جدَّتِه مارية - وكانت خادم النَّبِيّ ﷺ أنها قالت: ما مَسِسْتُ بيدي شَيْئًا قَطُّ ألينَ من كَفِّ رسول اللّه ﷺ . قال أبو عمر بن عبد البر في الاستيعاب (٦) : لا أدري أهي التي قبلها أم لا. ومنهن مَيْمونَةٌ (٧) بنت سعد، قال الإمام أحمد (٨) : ثنا عليّ بن بحر (٩) ، ثنا عيسى - هو ابن يونس - قال ثور - هو ابن يزيد - عن زياد بن أبي سَوْدَة عن أخيه (١٠) أن ميمونة مولاة النَّبِيّ ﷺ قالت: يا رسول أفئنا في بيتِ المَقْدِس؟ قال: "أرضُ المَنْشَر والمَحْشَر، ائتوه فَصَلُّوا فيه، فإنَّ صلاةَ فيه كَأَلْفِ صلاةٍ فيما سواه (١١) " قالت: أرأيتَ منْ لم يُطِقْ أن يَتَحمَّل إليه أو يَأْتيه؟ قال: "فَلْيَهْدِ إليه زَيْتًا يُسْرَجُ فيه، فإنّه منْ أهدى له كان كَمَنْ صَلَّى فيه" .
(١) ترجمها في الاستيعاب (٤/ ١٩١٠): وأسد الغابة (٧/ ٢٥٨)، والإصابة (٤/ ٤٠٣). (٢) ط: (فلم أر). (٣) ترجمتها في الاستيعاب (٤/ ١٩١٢)، وأسد الغابة (٧/ ٢٦١ - ٢٦٢) والإصابة (٤/ ٤٠٤ - ٤٠٥). (٤) ط: (جارية النَّبِيّ). (٥) ط: (سلمى). (٦) الاستيعاب (١٩١١). (٧) ترجمتها في الاستيعاب (٤/ ١٩١٨)، وأسد الغابة (٧/ ٢٦٥)، والإصابة (٤/ ٤١٣ - ٤١٤). (٨) مسند الإمام أحمد (٦/ ٤٦٣)، وإسناده ضعيف. (٩) ط: (علي بن محمد بن محرز). وانظر تهذيب الكمال (٢٠/ ٣٢٥). (١٠) أ: (أخته). (١١) عبارة (فيما سواه) زيادة عن المسند وليست في الأصلين.

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