Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Ô Oumm Ayman, renverse (jette) ce qu’il y a dans la jarre en terre. » Elle répondit : « Ô Messager d’Allah, je me suis levée (dans la nuit) assoiffée, et j’ai donc bu ce qu’elle contenait. » Il dit alors : « Tu ne te plaindras plus jamais de ton ventre après ce jour. »
Ibn al-Athîr a dit dans “Al-Ghâba” (1) : « Hajjâj ibn Muhammad a rapporté, d’après Ibn Jurayj, d’après Hakîma bint Umayma, d’après sa mère, Umayma bint Ruqayqa (2), qu’il y avait pour le Prophète (ﷺ) un récipient en bois d’aydân (3) dans lequel il urinait et qu’il plaçait sous le lit. Une femme du nom de Baraka vint le boire. Le Prophète le chercha et ne le trouva pas. On lui dit : “Baraka l’a bu.” Il déclara : “Elle s’est protégée du Feu (de l’Enfer) par une enceinte (solide).” (4) »
Al-Hâfizh Abû al-Hasan ibn al-Athîr dit à ce propos : « On rapporte également que celle qui but son urine (ﷺ) était Baraka l’Abyssine, celle qui arriva d’Abyssinie avec Oumm Habîba ; il a fait une distinction entre ces deux femmes. Allah est plus savant. »
J’ajoute : Quant à Barîra (5), elle appartenait à la famille de Abû Ahmad ibn Jahsh. Ils conclurent un contrat d’affranchissement avec elle ; Aïcha (qu’Allah l’agrée) l’acheta donc d’eux puis l’affranchit. Son allégeance (walâ’) lui demeura donc acquise, comme le rapporte un hadith cité dans les deux Sahîh (6). Ibn ‘Asâkir ne l’a pas mentionnée.
Au nombre de ces servantes figure également Khadira (7). Ibn Mandah l’a mentionnée ainsi : « Muʿâwiya a rapporté, d’après Hishâm, d’après Sufyân, d’après Jaʿfar ibn Muhammad, d’après son père, qu’il y avait pour le Prophète (ﷺ) une servante appelée Khadira. »
Muhammad ibn Saʿd (8) transmet, d’après al-Wâqidî, lequel a dit : « Faʾid, affranchi de ʿUbayd Allâh, m’a rapporté de ʿUbayd Allâh (9) ibn ʿAlî ibn Abî Râfiʿ, d’après sa grand-mère Salmâ, qui a dit : “Avec Khadira, Radhwâ et Maymûna bint Saʿd, nous étions toutes au service du Messager d’Allah (ﷺ). Il nous affranchit toutes.” »
Il y avait aussi Khulaysa, l’affranchie de Hafsa bint ʿUmar. Ibn al-Athîr, dans “Al-Ghâba”, indique : « ʿUlayla bint al-Kumayt a rapporté son hadith d’après sa grand-mère, elle-même le tenant de Khulaysa, l’affranchie de Hafsa, au sujet d’un épisode impliquant Hafsa et Aïcha auprès de Sawda bint Zamʿa, ainsi que leur plaisanterie. »