Al-Harâzî raconte : « J’ai entendu Abû Kabsha al-Anmârî dire : “Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) était assis parmi ses Compagnons. Il entra puis ressortit après s’être lavé. Nous lui dîmes : ‘Ô Messager d’Allah, s’est-il passé quelque chose ?’ Il répondit : ‘Oui. Untelle est passée devant moi et le désir pour les femmes s’est éveillé en moi. Je suis allé trouver l’une de mes épouses et j’ai assouvi ce désir. Agissez donc de la même manière, car l’un des meilleurs actes que vous puissiez accomplir est de rechercher ce qui est licite.’” »
Et Aḥmad (1) a relaté : « Wakî‘ nous a rapporté, d’après al-A‘mash, d’après Sâlim ibn Abî al-Ja‘d, d’après Abû Kabsha al-Anmârî, qui a dit : Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a déclaré : “La parabole de cette communauté est celle de quatre individus : un homme à qui Allah a accordé la richesse et la science, et qui l’utilise à bon escient : il emploie sa fortune selon la justice. Un autre, à qui Allah a donné la science mais non la richesse, dit : ‘Si j’avais la même fortune que cet homme, j’en ferais le même usage.’” Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) poursuivit : “Ces deux-là ont la même récompense. Ensuite, un homme à qui Allah a donné la richesse mais non la science, qui gaspille sa fortune et la dépense de manière injuste. Et un autre, à qui Allah n’a donné ni richesse ni science, dit : ‘Si j’avais la même fortune que cet homme, j’en ferais le même usage.’ Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) conclut : ‘Ces deux-là ont la même faute.’” »
Ibn Mâjah (2) a rapporté ce hadith par le biais d’Abû Bakr ibn Abî Shaybah et ‘Alî ibn Muḥammad, tous deux d’après Wakî‘. Ibn Mâjah l’a aussi rapporté par une autre voie, selon Manṣûr, d’après Sâlim ibn Abî al-Ja‘d, d’après Ibn Abî Kabsha, d’après son père, qu’on a parfois nommé ‘Abd Allâh ibn Abî Kabsha.
Aḥmad (3) a également dit : « Yazîd ibn ‘Abd Rabbih nous a rapporté, d’après Muḥammad ibn Ḥarb, d’après az-Zubaydî, d’après Râshid ibn Sa‘d, d’après Abû ‘Âmir al-Hawzanî (4), que Abû Kabsha al-Anmârî est venu le trouver en lui demandant de lui prêter un de ses chevaux pour le monter, car il avait entendu le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dire : ‘Quiconque prête volontairement un cheval à un musulman, et que ce cheval ensuite lui soit profitable au combat, recevra la même récompense que s’il avait eu soixante-dix (chevaux) chargés pour la cause d’Allah.’” »
At-Tirmidhî (7) rapporte d’après Muḥammad ibn Ismâ‘îl, d’après Abû Nu‘aym, d’après ‘Ubâda ibn Muslim, d’après Yûnus ibn Khabbâb, d’après Sa‘îd Abû al-Bakhtarî aṭ-Ṭâ’î : « Abû Kabsha m’a raconté qu’il disait : ‘Il y a trois choses dont je jure et je vais vous relater un hadith ; retenez-le bien : la richesse d’un serviteur ne diminue pas du fait de l’aumône ; un serviteur qui subit une injustice et patiente, Allah ne fait qu’accroître son honneur ; et nul n’ouvre la porte de la demande sans qu’Allah n’ouvre pour lui la porte de la pauvreté…’ (fin du hadith).” » Il a ajouté que c’est un ḥadith « ḥasan ṣaḥîḥ ». Aḥmad (8) l’a aussi rapporté par l’intermédiaire de Ghundar, d’après Shu‘bah, d’après al-A‘mash, d’après Sâlim ibn Abî al-Ja‘d, d’après Abû Kabsha.