Parmi eux se trouve Abou Safiya (1), affranchi du Prophète ﷺ. Abou Al-Qâsim Al-Baghawî rapporte : « Nous a transmis Ahmad Ibn Al-Miqdâm, qui tient de Muʿtamir, qui tient de Abou Kaʿb, de son grand-père Baqiyya, d’après Abou Safiya, l’affranchi du Prophète ﷺ, qu’on lui disposait une nat‘ (tapis ou pièce de cuir) et qu’on lui apportait un panier (zabîl) contenant des cailloux. Il faisait alors ses glorifications (tasbîh) jusqu’à la moitié de la journée, puis on l’ôtait. Et lorsqu’il avait terminé la première prière (Ṣalât al-Ûlâ), il reprenait ses glorifications jusqu’au soir. »
Il y a également Abou Dhumayra (2), affranchi du Prophète ﷺ, père de Dhumayra mentionné précédemment, et époux d’Oumm Dhumayra. Dans la biographie de son fils, il a déjà été fait mention de certains de leurs récits, exposés dans leur ouvrage.
Muhammad Ibn Saʿd a dit dans les « Ṭabaqât » : « Ismâʿîl Ibn ʿAbdullâh Ibn Uways Al-Madanî nous a informés ; il m’a rapporté que Ḥusayn Ibn ʿAbdullâh Ibn Abî Dhumayra a transmis le contenu de la lettre que le Messager de Dieu ﷺ avait adressée à Abou Dhumayra :
“Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ceci est un écrit de la part de Muhammad, le Messager de Dieu, à Abou Dhumayra et aux membres de sa famille. Ils formaient une famille arabe qui faisait partie de ceux dont Dieu a fait un butin pour Son Messager, et ce dernier les a affranchis. Il a ensuite donné à Abou Dhumayra la possibilité de rejoindre son peuple s’il le souhaitait, ou bien de demeurer avec le Messager de Dieu et de faire partie de sa maisonnée, en choisissant Dieu et Son Messager et en embrassant l’islam. Quiconque les rencontrera ne devra leur faire que du bien ; et que tout musulman qui les croise les traite conformément à cette recommandation. Rédigé par Ubayy Ibn Kaʿb.” »
Ismâʿîl Ibn Abî Uways commenta : « Il est donc un affranchi du Messager de Dieu ﷺ, et il appartient à la tribu de Ḥimyar. Un groupe de sa parenté se mit en voyage, emportant cette lettre avec eux, mais ils furent attaqués par des bandits qui leur prirent ce qu’ils possédaient. Ils leur montrèrent alors la lettre en expliquant ce qu’elle contenait, et les bandits la lurent ; ils leur rendirent aussitôt ce qu’ils leur avaient pris et les laissèrent en paix. » Il ajouta : « Plus tard, Ḥusayn Ibn ʿAbdullâh Ibn Abî Dhumayra se rendit auprès du calife Al-Mahdî, Commandeur des Croyants, en apportant cette lettre. Al-Mahdî la prit, la posa sur ses yeux en signe de respect, et donna trois cents dinars à Ḥusayn. »
On compte également parmi eux Abou ʿUbayd (5), affranchi du Prophète ﷺ. L’imam Aḥmad (6) rapporte : « ʿAffân nous a transmis, qui tient de Abân Al-ʿAṭṭâr, qui tient de Qatâda, d’après Shahr Ibn Ḥawshab, d’après Abou ʿUbayd : il prépara une marmite contenant de la viande pour le Messager de Dieu ﷺ, et alors le Prophète ﷺ déclara… »