Faisaient partie de ceux qui avaient cru en lui, comme l’indique cette parole : « Et sauve-moi ainsi que ceux qui sont avec moi parmi les croyants » (ash-Shuʿarâ : 118). Il est également rapporté qu’ils étaient sept.
Quant à l’épouse de Noé, qui était la mère de tous ses enfants – Hâm, Sâm, Yâfith, Yâm (que les Gens du Livre appellent Canaan (1), celui qui se noya), ainsi que ʿÂbir –, elle mourut avant le Déluge. D’aucuns ont dit qu’elle se noya avec ceux qui périrent, étant au nombre de ceux sur qui tomba la condamnation en raison de leur mécréance. Selon les Gens du Livre, elle aurait été dans l’arche, d’où l’hypothèse qu’elle aurait mécru par la suite ou qu’elle aurait été différée jusqu’au Jour de la Résurrection. Toutefois, l’avis le plus manifeste est le premier, sur la base de « Ne laisse pas sur terre un seul des mécréants » (Nūḥ : 26).
Dieu – qu’Il soit exalté – a dit : « Quand toi et ceux qui sont avec toi serez installés dans l’arche, dis : “Louange à Dieu qui nous a sauvés du peuple des injustes !” Et dis : “Seigneur, fais-moi débarquer en un lieu béni, car Tu es Celui qui fait le meilleur accueil !” » (al-Mu’minūn : 28-29). Dieu lui ordonna de rendre grâce à son Seigneur pour la soumission de ce bateau, grâce auquel Il le sauva, trancha entre lui et son peuple, et consola ses yeux de ceux qui s’étaient opposés à lui et l’avaient traité de menteur. Comme le dit le Très-Haut :
« C’est Lui qui a créé toutes les espèces, et Il vous a donné, pour que vous les montiez, des vaisseaux et des bestiaux, afin que vous vous installiez sur leurs dos ; puis, lorsque vous y serez installés, vous vous souveniez de la grâce de votre Seigneur et disiez : “Gloire à Celui qui nous les a soumis, car nous n’aurions pu y parvenir nous-mêmes. C’est vers notre Seigneur que nous retournerons.” » (az-Zukhruf : 12-14).
Ainsi, il est ordonné de prier au commencement de chaque entreprise pour qu’elle soit placée sous le signe du bien et de la bénédiction, et pour que son issue en soit louable. C’est également ce que Dieu a recommandé à Son Messager (que la paix et le salut soient sur lui) lors de son émigration : « Et dis : “Seigneur, fais-moi entrer par une entrée de vérité et sors-moi par une sortie de vérité, et assigne-moi de Ta part une autorité secourable.” » (al-Isrâ’ : 80).
Noé (sur lui la paix) se conforma à cette exhortation : « Et il dit : “Montez dedans ! Au nom de Dieu est son cours et son mouillage ; mon Seigneur est certes Pardonneur et Miséricordieux.” » (Hūd : 41), c’est-à-dire : c’est au nom de Dieu que commence et s’achève sa traversée. « Mon Seigneur est certes Pardonneur et Miséricordieux », tout en étant Celui dont le châtiment est douloureux, car Sa rigueur n’est pas détournée des criminels, comme Il l’a infligée aux habitants de la terre qui ont mécru en Lui et ont adoré un autre que Lui.
Le Très-Haut a dit encore : « Et elle vogua avec eux sur des vagues semblables à des montagnes » (Hūd : 42). En effet, Dieu – exalté soit-Il – envoya du ciel une pluie comme la terre n’en avait jamais connue auparavant, ni ne devait en connaître par la suite (2)(3), semblable à des outres vidées. Il ordonna en même temps à la terre de jaillir de toutes ses fissures et de chacune de ses contrées, comme Il l’a dit :
« Il invoqua donc son Seigneur : “Je suis vaincu : fais triompher [Ta cause] !” Nous ouvrîmes alors les portes du ciel à une eau qui se déversa abondamment. Et Nous fîmes jaillir la terre en sources multiples, et les eaux se rejoignirent selon un ordre déjà décrété, et Nous le portâmes sur une [arche] faite de planches et de clous (dousur). » (al-Qamar : 10-13).
Le terme “dousur” désigne les chevilles (4). « Elle vogait sous Nos yeux », c’est-à-dire sous Notre sauvegarde, Notre sollicitude (5), Notre protection et Notre supervision, « en récompense pour celui qui avait été [injustement] renié » (al-Qamar : 14).