Bādham. Il est rapporté qu’il a transmis d’après le Prophète ﷺ les propos suivants : « En vérité, l’aumône ne m’est pas permise ni à ma famille, et le mawlā (affranchi) d’un peuple fait partie de ces derniers. » Ce hadith est rapporté par al-Baghawī, d’après Minjāb ibn al-Ḥārith et d’autres, d’après Sharīk, d’après ʿAṭāʾ ibn as-Sāʾib, par l’intermédiaire de l’une des filles de ʿAlī ibn Abī Ṭālib, à savoir Umm Kulthūm bint ʿAlī. Celle-ci déclara : « Un affranchi du Prophète ﷺ, appelé Ṭahmān ou Dhakwān, m’a rapporté ces propos. » Il dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit… » et l’énonça.
Parmi eux se trouve également ʿUbayd (1), affranchi du Prophète ﷺ. Abū Dāwūd aṭ-Ṭayālisī rapporte d’après Shuʿbah, d’après Sulaymān at-Taymī, d’après un shaykh, qui tenait lui-même de ʿUbayd, l’affranchi du Prophète ﷺ, ces propos : « J’ai demandé : “Le Prophète ﷺ prescrivait-il une prière autre que les prières obligatoires ?” Il répondit : “Oui, une prière entre le maghrib et le ʿishāʾ.” » Abū al-Qāsim al-Baghawī déclara : « Je ne connais pas d’autre hadith de ʿUbayd à part celui-ci. » Ibn ʿAsākir réplique : « La réalité n’est pas telle qu’il l’a énoncée. » Puis Ibn ʿAsākir cite la chaîne de transmission provenant d’Abū Yaʿlā al-Mawṣilī : « Nous a rapporté ʿAbd al-Aʿlā ibn Ḥammād, qui rapporte de Ḥammād ibn Salamah, d’après Sulaymān at-Taymī, d’après ʿUbayd, affranchi du Messager d’Allah, que deux femmes jeûnaient et médisaient des gens. Alors le Messager d’Allah ﷺ fit apporter un récipient et leur ordonna : “Vomissez.” Elles vomirent alors du pus, du sang, et de la chair sanguinolente (2). Puis il dit : “Ces deux femmes ont jeûné de ce qui était licite, mais ont rompu leur jeûne avec ce qui est illicite.” » Ce récit est également rapporté par l’imām Aḥmad (3) selon deux voies : par Yazīd ibn Hārūn et Ibn Abī ʿAdī, d’après Sulaymān at-Taymī, d’après un homme qui les informa lors d’une séance de transmission auprès d’Abū ʿUthmān, au sujet de ʿUbayd l’affranchi du Messager d’Allah… et il mentionna le même hadith. Aḥmad (3) le rapporte aussi d’après Ghundar, d’après ʿUthmān ibn Ghiyāth, qui dit : « J’étais avec Abū ʿUthmān quand un homme déclara : “M’a rapporté Saʿīd ou ʿUbayd — ʿUthmān hésitait — l’affranchi du Prophète ﷺ…” puis il mentionna ce hadith.
Parmi eux figure également Faḍālah (4), affranchi du Prophète ﷺ. Muḥammad ibn Saʿd rapporte, sur la base d’un isnād remontant à al-Wāqidī, lequel transmit d’après ʿUtbah ibn Jabīrah (5) al-Ashhalī, que ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz écrivit à Abū Bakr Muḥammad ibn ʿAmr ibn Ḥazm afin qu’il enquête sur les serviteurs masculins et féminins ainsi que sur les affranchis du Messager d’Allah ﷺ. Celui-ci lui répondit : « Faḍālah, un affranchi yéménite, s’était établi en Syrie par la suite, et Abū Muwayhibah était un affranchi né parmi ceux de Muzaynah, que le Prophète ﷺ affranchit. » Ibn ʿAsākir (6) affirme : « Je n’ai pas trouvé d’autre mention de Faḍālah en tant qu’affranchi, si ce n’est par cette voie. »
On compte également parmi eux Qafīz (7), dont la première lettre est un Qāf et la dernière lettre un Zāy. Abū ʿAbd Allāh ibn Mandah rapporte : « Nous informe Sahl ibn as-Sarī, nous a rapporté Aḥmad ibn… »