Ibn ʿAsākir rapporta (1), selon le hadith transmis par Isḥāq ibn Muḥammad al-Farwī, d’après ʿĪsā ibn ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿUmar ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, d’après son père, [son grand-père], d’après l’aïeul, d’après ʿAlī, qui dit :
« Lorsque Ibrāhīm, le fils du Messager de Dieu (ﷺ), mourut, ʿAlī ibn Abī Ṭālib envoya chercher sa mère, Māriya al-Qibṭiyya, laquelle se trouvait dans une chambre haute. ʿAlī le porta alors dans un coffret, le plaça devant lui sur le cheval, puis l’emmena auprès du Messager de Dieu (ﷺ). Celui-ci lava (rituellement) l’enfant, l’enveloppa d’un linceul, sortit avec lui, suivi des gens. On l’enterra ensuite dans la ruelle attenante à la demeure de Muḥammad ibn Zayd. ʿAlī descendit dans la tombe afin d’égaliser la terre (2) dessus et l’y inhumer, puis il ressortit et aspergea la tombe d’eau. Le Messager de Dieu (ﷺ) introduisit sa main dans la tombe et déclara :
“Par Dieu, il est bien un Prophète, fils de Prophète.”
Le Messager de Dieu (ﷺ) pleura, et les musulmans autour de lui pleurèrent jusqu’à ce que leurs voix s’élevassent. Puis le Messager de Dieu (ﷺ) dit :
“L’œil verse des larmes, le cœur est affligé, mais nous ne disons rien qui puisse courroucer le Seigneur, et nous sommes vraiment attristés par ta perte, ô Ibrāhīm.” »
Al-Wāqidī (3) rapporte : « Ibrāhīm, le fils du Messager de Dieu (ﷺ), mourut un mardi, dix nuits après le début de Rabīʿ al-Awwal de l’an dix, alors qu’il avait dix-huit mois. Il se trouvait dans le quartier de Banū Māzin ibn al-Najjār, dans la demeure de Umm Burza (4) bint al-Mundhir, et on l’enterra au Baqīʿ. »
J’ajoute : nous avons déjà mentionné que le soleil s’obscurcit au moment de sa mort. Les gens dirent alors : « Il s’est éteint à cause de la mort d’Ibrāhīm. » Mais le Messager de Dieu (ﷺ) prononça un sermon en disant :
« En vérité, le soleil et la lune sont deux signes d’Allāh (– glorifié soit Sa majesté –), ils ne s’éclipsent pas pour la mort ou la vie de qui que ce soit. »
(5) Le grand ḥāfiẓ Abū al-Qāsim Ibn ʿAsākir a dit : « Chapitre concernant ses serviteurs (6) et ses servantes, et la mention de ses domestiques, de ses scribes et de ses intendants (en veillant à l’orthographe de leurs noms et à quelques éléments relatifs à leurs récits) (7). »
(8) « Nous allons rapporter ce qu’il a cité, avec des ajouts et des omissions, et Dieu est Celui dont on implore l’aide. »