Abd Allâh ibn Ja‘far l’épousa, et elle mourut chez lui. Il avait aussi épousé sa sœur, Zaynab bint ‘Alî [fille de Fâtima], qui mourut également chez lui.
(1) Fâtima, quant à elle, décéda six mois après le Messager de Dieu — que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui — selon l’opinion la plus connue. (2) C’est ce qui est rapporté d’après ‘Â’isha dans le “Sahîh” (3). C’est aussi l’avis d’al-Zuhrî et d’Abû Ja‘far al-Bâqir. Al-Zuhrî mentionne ailleurs trois mois, Abû al-Zubayr deux mois, tandis que Ibn (4) Buraydah (5) déclare qu’elle vécut soixante-dix journées et nuits après lui. ‘Amr ibn Dînâr affirme qu’elle vécut huit mois après sa disparition, tout comme ‘Abd Allâh ibn al-Hârith. Dans une autre version, transmise également par ‘Amr ibn Dînâr, elle serait décédée quatre mois après.
Quant à Ibrâhîm, il était le fils de Mâriya la Copte, comme nous l’avons indiqué précédemment, et sa naissance eut lieu en Dhu al-Hidja de la huitième année de l’Hégire. Il est rapporté par Ibn Lahî‘a (6) — et d’autres — d’après ‘Abd al-Rahmân ibn Ziyâd, qu’il raconta : « Lorsque la grossesse d’Ibrâhîm fut confirmée, Jibrîl vint et dit : “Que la paix soit sur toi, ô père d’Ibrâhîm ! Dieu t’a accordé un fils de ton esclave Mâriya, et Il t’ordonne de le nommer Ibrâhîm ; qu’Il le bénisse pour toi et fasse de lui la joie de tes yeux, ici-bas et dans l’au-delà.” »
Le hâfiẓ Abû Bakr al-Bazzâr (7) rapporta, d’après Muhammad ibn Miskîn, d’après ‘Uthmân ibn Sâliḥ, d’après Ibn Lahî‘a, d’après ‘Uqayl et Yazîd ibn Abî Ḥabîb, d’après al-Zuhrî, d’après Anas, qui dit : « Lorsque le Prophète — que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui — eut un fils nommé Ibrâhîm, il eut un pressentiment à son sujet. Alors Jibrîl vint à lui et dit : “Que la paix soit sur toi, ô père d’Ibrâhîm !” »
Aspâṭ (8), transmettant de al-Suddî (Ismâ‘îl ibn ‘Abd al-Raḥmân), raconta : « J’ai interrogé Anas ibn Mâlik : “Quel âge avait Ibrâhîm, le fils du Prophète — que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui — ?” Il répondit : “Il remplissait déjà son berceau. S’il avait vécu, il aurait été Prophète, mais il ne pouvait survivre, car votre Prophète — que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui — est le dernier des prophètes.” »
L’imâm Aḥmad (9) déclara : « ‘Abd al-Raḥmân ibn Mahdî nous a rapporté, Sufyân nous a transmis, d’après al-Suddî, d’après Anas ibn Mâlik, qu’il dit : “Si Ibrâhîm, le fils du Prophète — que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui — avait vécu, il aurait été un juste Prophète.” »