Voici la traduction en français :
« – Qu’est-ce que l’absent ne voit pas ?
Il répondit : “Celui qui est présent voit ce que l’absent ne voit pas.”
C’est ainsi qu’il l’a rapporté sous une forme résumée. Il s’agit du fondement du ḥadîth que nous avons mentionné, et sa chaîne de transmission est constituée d’hommes dignes de confiance(1).
Et at-Ṭabarānī (2) dit : “Muḥammad ibn ʿAmr ibn Khālid al-Ḥarrānī nous a rapporté, mon père nous a rapporté, Ibn Lahīʿa nous a rapporté, d’après Yazīd ibn Abī Ḥabīb et ʿUqayl, d’après az-Zuhrī, d’après Anas, qui a dit : ‘Lorsque Māriya enfanta Ibrāhīm, le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) eut presque un doute à son sujet, jusqu’à ce que Jibrīl (sur lui la paix) descendît et lui dît : “Que la paix soit sur toi, ô père d’Ibrāhīm.”’”
Abū Nuʿaym a dit : ʿAbd Allāh ibn Muḥammad nous a rapporté, Abū Bakr ibn Abī ʿĀṣim nous a rapporté, Muḥammad ibn Yaḥyā al-Bāhilī nous a rapporté, Yaʿqūb ibn Muḥammad nous a rapporté, d’après un homme qu’il a nommé, d’après al-Layth ibn Saʿd, d’après az-Zuhrī, d’après ʿUrwa, d’après ʿĀʾisha :
“Un roi parmi les patriciens de Byzance, nommé al-Muqawqis, offrit une jeune femme copte issue de la descendance royale, nommée Māriya. Il offrit avec elle un jeune cousin à elle. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) s’isola un jour avec elle, et eut une relation avec elle. Elle devint alors enceinte d’Ibrāhīm.
ʿĀʾisha a dit : ‘Quand sa grossesse fut évidente, j’en fus très affectée. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) garda le silence. Elle n’avait pas de lait ; il acheta donc pour elle une brebis laitière afin de nourrir le bébé. L’enfant se développa bien, son teint devint beau et clair. Un jour, le Prophète vint avec lui, le portant sur son cou, et me dit : “Ô ʿĀʾisha, comment trouves-tu sa ressemblance ?” J’étais encore contrariée et j’ai répondu : “Je ne lui vois pas de ressemblance.” Il me dit : “Même pas dans la chair ?” Je répondis : “Par ma vie, quiconque est nourri au lait des brebis obtient une belle constitution.”’
Al-Wāqidī (7) a dit : ‘Māriya mourut en Muḥarram de la quinzième année. ʿUmar fit la prière funéraire sur elle, puis elle fut inhumée au Baqīʿ.’ C’est aussi l’avis de al-Mufaḍḍal ibn Ghassān al-Ghallābī. Khalīfa (9), Abū ʿUbayd (10) et Yaʿqūb ibn Sufyān (11) disent qu’elle mourut en l’an seize. Que Dieu lui fasse miséricorde.
Parmi ces femmes, se trouve également Rayḥāna bint Zayd, de Banū an-Naḍīr – et l’on dit : de Banū Qurayẓa. Al-Wāqidī (12) a dit : ‘Elle était…’ »