Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Son père déclara : « Elle a quelque chose de mal » – alors qu’en réalité elle n’avait rien –, puis il retourna auprès d’elle après qu’elle eut patienté. Elle est la mère de Chabîb ibn al-Barṣâ’, le poète. C’est ainsi que Saʽîd ibn Abî ʽArûba l’a rapporté, d’après Qatâda.

Il dit : Le Prophète (que la paix soit sur lui) demanda la main d’Umm Ḥabîba, fille d’al-ʽAbbâs ibn ʽAbd al-Muṭṭalib. Son père découvrit alors qu’il était son frère de lait, car Thuwayba, l’affranchie d’Abû Lahab, les avait allaités tous les deux.

Voici donc ses épouses. Elles se répartissent en trois catégories :

• La première catégorie : Celles avec qui il avait effectivement contracté mariage et consommé l’union, puis il est mort alors qu’elles étaient toujours ses épouses. Elles sont neuf, celles mentionnées en premier. Elles sont interdites à tout autre homme après sa mort – que Dieu le couvre de Sa bénédiction – selon le consensus certain, clairement établi par la religion. Leur période de viduité prend fin à l’extinction de leurs jours. Dieu le Très-Haut a dit : « Il ne vous est pas permis de faire du tort au Messager de Dieu, ni d’épouser jamais ses femmes après lui, car cela est, auprès de Dieu, un énorme (péchê). » (Al-Aḥzâb 53)

• La deuxième catégorie : Celles avec qui il avait contracté mariage et consommé l’union, puis il les a répudiées de son vivant. Est-il permis à un autre de les épouser après l’expiration de leur ʽiddah (délai de viduité) ? Les savants divergent sur la question. Selon la première opinion, cela n’est pas autorisé, en raison de la portée générale du verset précité. Selon la seconde opinion, c’est permis, au vu du Verset du Choix où Dieu dit : « Ô Prophète, dis à tes épouses : “Si c’est la vie de ce monde et sa parure que vous voulez, alors venez, je vous procurerai ce qui vous revient et vous libérerai de belle manière. Mais si c’est Dieu, Son Messager et la Demeure dernière que vous désirez, alors Dieu a préparé pour celles d’entre vous qui agissent pour le bien une immense récompense.” » (Al-Aḥzâb 28-29). Ils expliquent que si la séparation d’avec le Prophète (que la paix soit sur lui) ne leur permettait pas d’épouser un autre homme, alors le choix entre la vie d’ici-bas et celle de l’au-delà n’aurait eu aucun intérêt pour elles. Cet argument est solide, et Dieu sait mieux.

• La troisième catégorie : Celle qu’il avait épousée puis répudiée avant la consommation du mariage. Celle-là est autorisée à épouser un autre. À ma connaissance, il n’y a pas de divergence à ce sujet.

Quant à celle à qui il n’avait fait que demander la main, sans conclure l’acte de mariage, elle est, à plus forte raison, libre de se marier avec un autre. Un chapitre viendra dans le “Kitâb al-Khaṣâʾiṣ” (Le livre des particularités) à ce sujet, et Dieu sait mieux.

Chapitre concernant la mention de ses concubines – que Dieu le couvre de Sa bénédiction.

Il eut deux concubines. L’une d’elles était Mâriya bint Chamʽûn, la Copte, que le souverain lui avait offerte

(1) « (أم) » n’apparaît ni dans la première édition ni dans la deuxième. Voir al-Iṣābah. (2) Dans l’édition : « (أخوة) » est une altération et une erreur. (3) Dans l’édition : « (لا يبحها) » est une erreur.
أبوها: إنَّ بها سوءاً -ولم يكن بها- فرجع إليها وقد تَبَرَّصَتْ، وهي أم شبيب بن البَرْصاء الشّاعر، هكذا ذكره سَعيد بن أبي عَروبة، عن قتادة. قال: وخطب أُمَّ (١) حَبيبة بنتَ العبّاس بن عبد المطلب. فوجدَ أباها أخاه (٢) من الرضاعة، أرضعَتْهُما ثُوَيْبَةُ مولاة أبي لهب. فهؤلاء نساؤه، وهن ثلاثة أصناف: صنفٌ دَخَلَ بهنَّ، ومات عَنْهنَّ، وهنَّ التِّسْعُ المُبْدأ بذِكْرهنّ، وهن حَرامٌ على النّاس بعد موته، (رحمهم الله) بالإجماع المُحَقَّق المَعْلوم من الدِّين ضرورةَّ، وعدَّتُهُن بانقضاء أعْمارِهِنّ. قال الله تعالى: ﴿وَمَا كَانَ لَكُمْ أَنْ تُؤْذُوا رَسُولَ اللَّهِ وَلَا أَنْ تَنْكِحُوا أَزْوَاجَهُ مِنْ بَعْدِهِ أَبَدًا إِنَّ ذَلِكُمْ كَانَ عِنْدَ اللَّهِ عَظِيمًا﴾ [الأحزاب: ٥٣] . وصنفٌ دَخَل بهنّ وطلقَهُن في حياته. فهل يَحِلُّ لأحدٍ أن يَتَزوَّجَهُن بعدَ انْقضاء عِدَّتِهنَّ منه (رحمهم الله) ؟ فيه قولان للعلماء: أحدُهما: لا؟ لعموم الآية التي ذكرناها. والثاني: نعم، بدليل آية التخيير وهي قوله: ﴿يَاأَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لِأَزْوَاجِكَ إِنْ كُنْتُنَّ تُرِدْنَ الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَزِينَتَهَا فَتَعَالَيْنَ أُمَتِّعْكُنَّ وَأُسَرِّحْكُنَّ سَرَاحًا جَمِيلًا (٢٨) وَإِنْ كُنْتُنَّ تُرِدْنَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الْآخِرَةَ فَإِنَّ اللَّهَ أَعَدَّ لِلْمُحْسِنَاتِ مِنْكُنَّ أَجْرًا عَظِيمًا﴾ [الأحزاب: ٢٨ - ٢٩] قالوا: فلولا أنَّها تَحِلّ لغيره أن يتزوَّجَها بعدَ فِراقِه إيّاها لم يكن في تَخْييرها بين الدُّنْيا والآخرة فائدة، إذ لو كان فِراقُه لها لا يبيحها (٣) لغيره لم يكن فيه فائدة لها، وهذا قوي والله تعالى أعلم. وأما الصنفُ الثالث وهي منْ تَزوَّجَها وطلَّقها قبل أن يدخُل بها، فهذه تَحِلُّ لغيره أن يَتَزوَّجَها. ولا أعلمُ في هذا القسم نزاعاً. وأما من خطبها ولم يَعْقِدْ عَقْدَهُ عليها، فأولى لها أن تَتزوَّج، وأولى. وسيجيءُ فصلٌ في كتاب الخَصائص يتعلَّقُ بهذا المقام. والله أعلم. فَصْلٌ في ذِكرِ سَراريّه (رحمهم الله) كانت له (رحمهم الله) سُرِّيَّتان: إحداهما ماريةُ بنت شَمْعون القِبْطيّة، أهداها له صاحب
(١) ليست (أم) في أ ولا في ط. وانظر الاصابة. (٢) ط: (أخوة) تحريف وخطأ. (٣) ط: (لا يبحها) خطأ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies