Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

On dépensait pour sa famille sur ce bien la dépense de l’année, puis on prenait le reste pour en faire l’usage destiné au bien de Dieu. Le Messager de Dieu (ﷺ) a agi ainsi de son vivant. Je vous en conjure par Dieu, le saviez-vous ? Ils répondirent : « Oui. » Puis il dit à ‘Alî et à ‘Abbâs : « Je vous en conjure par Dieu, le saviez-vous ? » Ils dirent : « Oui ! » Alors Dieu rappela Son Prophète à Lui. Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) déclara : « Je suis le responsable (ou l’héritier) du Messager de Dieu (ﷺ). » Il en prit donc possession et agît comme le Messager de Dieu (ﷺ) avait agi. Ensuite, Dieu rappela Abou Bakr à Lui. Je dis alors : « Je suis le responsable du responsable du Messager de Dieu (ﷺ). » Je l’ai gérée pendant deux ans, agissant en cela comme le Messager de Dieu (ﷺ) et Abou Bakr l’avaient fait. Puis vous êtes venus me trouver tous deux, et votre demande était la même, vos propos identiques. Tu es venu me réclamer ta part du bien du fils de ton frère, et l’autre me réclamait la part de sa femme de son père. Je leur ai dit : « Si vous le souhaitez, je vous la cède à ce titre, mais à présent vous recherchez un jugement différent de moi ! Par Dieu, par Celui qui fait tenir les cieux et la terre, je ne trancherai pas autrement d’ici à l’Heure. Si vous n’en êtes plus capables, alors remettez-la-moi et je m’en chargerai pour vous. » Ce hadith a été rapporté par al-Bukhârî (1) en plusieurs endroits de son “Sahîh”, par Muslim (2), ainsi que par les auteurs des Sunan (3) via diverses chaînes de transmission, d’après az-Zuhri.

Selon une autre version relatée dans les deux “Sahîh” (4), ‘Umar (qu’Allah l’agrée) dit : « Abou Bakr en eut la charge et y agît comme le Messager de Dieu (ﷺ) avait agi, et Dieu sait qu’il est véridique, loyal, droit et qu’il suit la vérité. (Puis j’en ai hérité à mon tour et j’ai agi comme le Messager de Dieu (ﷺ) et Abou Bakr, et Dieu sait que je suis véridique, loyal, [droit] et que je suis la vérité.) Ensuite, vous êtes venus à moi et je vous l’ai cédée pour que vous en disposiez selon la manière dont le Messager de Dieu (ﷺ), Abou Bakr et moi-même l’avions administrée. Je vous en conjure par Dieu, n’est-ce pas à ce titre que je vous l’ai donnée ? » Ils répondirent : « Oui. » Puis il leur dit : « Je vous en conjure par Dieu, ne vous l’ai-je pas confiée à cette condition ? » Ils répondirent : « Oui. » Il leur dit : « Cherchez-vous donc de moi un autre jugement ? Non, par Celui qui fait tenir les cieux et la terre. »

L’imam Ahmad (6) a rapporté : « Sufyân nous a rapporté d’après ‘Amr, d’après az-Zuhri, d’après Mâlik ibn Aws, qui a dit : “J’ai entendu ‘Umar dire à ‘Abd ar-Rahmân, Talha, az-Zubayr et Sa’d : ‘Je vous en conjure par Dieu, par Celui qui maintient les cieux et la terre par Son ordre, saviez-vous que le Messager de Dieu (ﷺ) avait dit : Nous ne laissons pas d’héritage, ce que nous laissons est aumône ?’ Ils dirent : ‘Oui.’” (Rapporté) selon les conditions des deux ‘Sahîh’. »

J’ai ajouté : Ceux qui le sollicitèrent après qu’il leur eut confié la gestion – et Dieu sait mieux – désiraient qu’il répartît entre eux l’administration, de sorte que chacun dispose de la part qu’il aurait obtenue s’il avait été héritier (7), au cas où cela aurait pu être le cas. Il semble qu’ils aient soumis leur requête en présence de plusieurs Compagnons, parmi lesquels ‘Uthmân, Ibn ‘Awf, Talha, az-Zubayr et Sa’d. Il y eut alors entre eux une vive discorde pour cette raison.

(1) al-Bukhārī (3094, 4033, 5358, 7305). (2) Muslim (1757), (48), (49) et (50). (3) Abū Dāwūd 2963, al-Tirmidhī (1610), an-Nasāʼī dans al-Sunan al-Kubrā (6307-6310), et le hadith n’est pas rapporté chez Ibn Mājah. (4) al-Bukhārī (7305) et Muslim (157), (49). (5) Ce qui est entre parenthèses n’est pas dans l’édition. (6) Musnad de l’Imām Aḥmad (1/25, 162, 164, 191). (7) Édition : (بالأرض) ; correction : (من الإرث).
يُنْفقُ على أهله من هذا المال نفقةَ سَنَتِهِ، ثمَّ يأخذُ ما بَقي فَيَجْعَلَه مَجْعَلَ مالِ اللّهِ، فعملَ بذلك رسولُ الله ﷺ حياتَه، أنشْدُكم بالله هل تَعْلمون ذلك؟ قالوا: نعم. ثم قال لعليٍّ وعباس: أنْشُدُكما باللهِ هل تَعْلَمان ذلك؟ قالا: نعم! فَتَوفَّى اللهُ نبيَّه فقال أبو بكر، (رضي الله عنه) : أنا وَليُّ رسولِ الله ﷺ . فقَبضَها فعمِلَ بما عمِل به رسول الله ﷺ ثُم توفَّى اللهُ أبا بكر، فقلتُ: أنا وَليُّ وليِّ رسولِ الله ﷺ فَقَبضتها سنتين، أعْمَلُ فيها بما عمل رسولُ الله ﷺ وأبو بكر، ثم جئْتُماني وكَلِمَتُكما واحدةٌ وأمرُكُما جميعٌ، حتى جئتَني تسألُني نَصيبَك من ابن أخيك، وجاءني هذا ليسأَلَني نصيبَ امرأتِه من أبيها، فقلتُ: إن شِئْتُما دفعتُ إليكُما بذلك، فَتَلْتَمسانِ مني قَضاء غيرَ ذلك!! فواللّه الذي بإذنِه تقومُ السماءُ والأرضُ، لا أقْضي فيها قضاء غيرَ ذلك حتَّى تقومَ الساعة، فإن عَجَزْتُما فادفعاها إليّ فأنا أكْفيكُماها. وقد رواه البخاري (١) في أماكن متفرقة من "صحيحه" ، ومسلم (٢) وأهل السنن (٣) من طرقٍ، عن الزهري به. وفي روايةٍ في "الصحيحين" (٤) ، فقال عمر: فَوَليها أبو بكر، فعمل فيها بما عمل رسول الله ﷺ ، واللهُ يعلمُ أنَّه صادقٌ بارٌّ راشدٌ تابعٌ للحقّ، (ثم وليتُها فعملتُ فيها بما عملَ رسول الله ﷺ وأبو بكر، والله يعلم أني صادقٌ بارٌّ [راشد] تابعٌ للحق) (٥) ثم جئتُماني فدفعتها إليكما لتعملا فيها بما عَمِلَ رسولُ الله ﷺ وأبو بكر، وعملتُ فيها أنا، أنْشدُكُم بالله أدفعتُها إليهما بذلك؟ قالوا: نعم. ثم قال لهما: أنْشُدُكما بالله هل دفعتُها إليكما بذلك؟ قالا: نعم، فال: أفَتَلْتمسان مني قَضاءً غيرَ ذلك؟ لا، والذي بإذنه تقومُ السَّماءُ والأرضُ. وقال الإمام أحمد (٦) : حدَّثنا سُفْيان عن عمرو، عن الزُّهْري، عن مالك بن أوس، قال: سَمِعْتُ عمر يقول لعبد الرحمن وطلحة والزبير وسعد: نَشَدْتُكُم بالله الذي تقومُ السماءُ والأرضُ بأمره، أعلمتُم أنّ رسولَ الله ﷺ ، قال: "لا نُوَرثُ، ما تَرَكْنا صَدَقةٌ؟ " قالوا: نعم. على شرط الصحيحين. قلت: وكان الذي سَأَلاهُ بعدَ تَفْويضِ النظرِ إليهما، والله أعلم، هو أن يَقْسِمَ بينهما النظرَ، فيجعَل لكلِّ واحدٍ منهما نظر ما كان يستحقُّه بالإرث (٧) لو قُدِّر أنه كان وارثاً، وكأنهما قدَّما بينَ أيديهما جماعةً من الصَّحابة، منهم عثمانُ وابن عوفٍ وطلحةُ والزبيرُ وسَعْدٌ، وكان قد وَقَعَ بينهما خُصومةٌ شديدةٌ بسببِ
(١) البخاري (٣٠٩٤، ٤٠٣٣، ٥٣٥٨، ٧٣٠٥). (٢) مسلم (١٧٥٧) (٤٨) و (٤٩) و (٥٠). (٣) أبو داود ٢٩٦٣، والترمذي (١٦١٠)، والنسائي في السنن الكبرى (٦٣٠٧ - ٦٣١٠)، والحديث ليس عند ابن ماجه. (٤) البخاري (٧٣٠٥) ومسلم (١٥٧) (٤٩). (٥) ليس ما بين القوسين في ط. (٦) مسند الإمام أحمد (١/ ٢٥، ١٦٢، ١٦٤، ١٩١). (٧) ط: (بالأرض) وأ: (من الإرث).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies