Chapitre (1) : Preuve qu’il (ﷺ) a dit : « Nous ne laissons pas d’héritage. »
L’imam Aḥmad(2) a rapporté : « Sufyān nous a transmis, d’après Abū az-Zinād, d’après al-Aʿraj, d’après Abū Hurayra, que le Prophète (ﷺ) (dans une autre version : “Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit”) : “Mes héritiers ne partageront ni dînar ni dirham. Tout ce que je laisse, après la dépense pour mes épouses et la rétribution de mon administrateur, est une aumône.” » Ce ḥadīth a également été rapporté par al-Bukhārī(3), Muslim(4) et Abū Dāwūd(5), à partir de différentes chaînes de transmission, où Mālik ibn Anas rapporte d’Abū az-Zinād ʿAbd Allāh ibn Dhakwān, d’Abd ar-Raḥmān ibn Hurmuz al-Aʿraj, d’Abū Hurayra, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Mes héritiers ne partageront pas un dînar. Tout ce que je laisse, après la dépense pour mes épouses et la rétribution de mon administrateur, est une aumône. » C’est la formulation d’al-Bukhārī.
Al-Bukhārī(6) dit encore : « ʿAbd Allāh ibn Maslama nous a rapporté, d’après Mālik, d’après Ibn Shihāb, d’après ʿUrwa, d’après ʿĀʾisha : lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) mourut, les épouses du Prophète (ﷺ) voulurent envoyer ʿUthmān auprès d’Abū Bakr pour demander leur héritage. ʿĀʾisha leur dit alors : “Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a-t-il pas dit : ‘Nous ne laissons pas d’héritage, ce que nous laissons est une aumône’ ?” » Cette version est également rapportée par Muslim, via Yaḥyā ibn Yaḥyā, par Abū Dāwūd (d’après al-Qaʿnabī) et par an-Nasāʾī (d’après Qutayba)(8). Voilà donc l’une de celles qui, s’il y avait eu un héritage à récupérer, en auraient fait partie ; or elle reconnaît que le Messager d’Allah (ﷺ) a décrété que ce qu’il laissait relevait de l’aumône et non de l’héritage. Il est vraisemblable que les autres Mères des croyants l’aient appuyée dans son témoignage et se soient souvenues de ce qu’elle leur avait rappelé, car son propos indique un fait déjà établi entre elles. Et Allah est plus savant.
Al-Bukhārī(9) poursuit : « Ismāʿīl ibn Abān nous a rapporté, ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak nous a transmis, d’après Yūnus, d’après az-Zuhrī, d’après ʿUrwa, d’après ʿĀʾisha, que le Prophète (ﷺ) a dit : “Nous ne laissons pas d’héritage ; ce que nous laissons est une aumône.” »
Al-Bukhārī dit également, dans le chapitre intitulé “Le Propos du Messager d’Allah (ﷺ) : Nous ne laissons pas d’héritage ; ce que nous laissons est une aumône” : « ʿAbd Allāh ibn Muḥammad nous a rapporté, Hishām nous a informés, Maʿmar nous a transmis, d’après az-Zuhrī, d’après ʿUrwa, d’après ʿĀʾisha, que Fāṭima et al-ʿAbbās se rendirent auprès d’Abū Bakr (qu’Allah l’agrée) pour réclamer ce qu’ils considéraient comme leur part d’héritage du Messager d’Allah (ﷺ). Ils demandaient alors l’expropriation de la terre de Fadak ainsi que le partage du butin de Khaybar. Abū Bakr leur répondit… »