Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Puis Ibn Māja déclara (1) : « Nous a rapporté ʿAmr ibn Sawwād al-Miṣrī, qui tenait dʾAbd Allāh ibn Wahb, lui-même de ʿAmr ibn al-Ḥārith, de Saʿīd ibn Abī Hilāl, de Zayd ibn Ayman, de ʿUbāda ibn Nusayy, d’Abū al-Dardāʾ, lequel raconta : le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : “Multipliez vos prières sur moi le vendredi, car ce jour est témoin, et les anges en sont les témoins. Et quiconque prie sur moi, sa prière m’est présentée jusqu’à ce qu’il l’ait achevée.”” Abū al-Dardāʾ précisa : « J’ai demandé : “Même après la mort (du Prophète) ?” Il répondit : “En vérité, Dieu a interdit à la terre de consommer les corps des prophètes. Le Prophète de Dieu est vivant et pourvu de subsistance.” » (3) Cet ḥadith fait partie des particularités d’Ibn Māja (qu’Allah lui fasse miséricorde).

L’ḥāfiẓ Ibn ʿAsākir (4) a consacré, à cet endroit, un chapitre pour exposer les ḥadiths relatifs à la visite de sa noble tombe (que les bénédictions et la paix de Dieu soient perpétuellement sur lui jusqu’au Jour de la Résurrection). (L’endroit où l’on trouve l’examen approfondi de ce sujet se situe dans le livre « al-Aḥkām al-Kabīr », si Dieu le veut) (5).

Mention (6) de ce qui est rapporté concernant la consolation après sa disparition (que Dieu l’agrée) : Ibn Māja (7) dit : « Nous a rapporté al-Walīd ibn ʿAmr ibn al-Sukayn, qui tenait de Abū Hammām – à savoir Muḥammad ibn al-Zibraqān al-Ahwāzī – lui-même de Mūsā ibn ʿUbayda, de Muṣʿab ibn Muḥammad, de Abū Salama ibn ʿAbd al-Raḥmān, dʾʿĀʾisha (qu’Allah l’agrée), qui raconta : “Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) ouvrit une porte entre lui et les gens, ou souleva un rideau, et voilà que les gens priaient derrière Abū Bakr. Il loua Dieu pour ce qu’il vit de leur bonne situation, espérant qu’ils conserveraient cet état après lui. Puis il dit : ‘Ô gens, quiconque, parmi vous ou parmi les croyants, subit une épreuve, qu’il se console par l’épreuve que constitue ma perte plutôt qu’une autre, car nul parmi ma communauté ne connaîtra après moi une épreuve plus dure que la perte de moi-même.’ ” » Ce hadith est également rapporté uniquement par Ibn Māja.

Al-ḥāfiẓ al-Bayhaqī (8) dit : « Abū Isḥāq Ibrāhīm ibn Muḥammad al-Fiqīh nous informa, Shāfiʿ ibn Muḥammad nous informa (9), Abū Jaʿfar ibn Salāma al-Ṭaḥāwī nous informa, al-Muzanī nous informa, al-Shāfiʿī nous informa, d’après al-Qāsim ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ibn Ḥafṣ, de… »

(1) Ibn Mājah (1637) dont la chaîne de transmission est faible, mais le passage précédent est authentifié. (2) Lecture : « ليصل ». (3) Lecture : « ويرزق ». (4) Résumé d’Ibn Manẓūr dans Tārīkh Dimashq (2/406-408). (5) Ce qui est entre parenthèses n'existe pas dans le manuscrit de l’auteur (a). (6) Le terme n’apparaît pas dans l’édition (ṭ). (7) Ibn Mājah (1599), Bachār note : chaîne de transmission faible en raison de la faiblesse de Mūsā ibn ʿUbaidah al-Rabadhī ; certains savants l’ont néanmoins authentifié par des témoignages faibles et non reliés. (8) Dalāʾil an-Nubuwwah d’al-Bayhaqī (7/267-268). (9) Le terme n’apparaît pas dans l’édition (ṭ) et « Abū » n’est pas dans le manuscrit de l’auteur (a).
ثم قال ابن ماجه (١) : حدَّثنا عَمْرو بن سَوَّاد المصري، ثنا عبد اللَّه بن وهب، عن عمرو بن الحارث، عن سعيد بن أبي هلال، عن زيد بن أيمن، عن عُبادة بن نُسَيّ، عن أبي الدرداء، قال: قال رسول اللَّه ﷺ : "أكْثرُوا الصَّلاة عليَّ يومَ الجمعة فإنّه مَشْهودٌ تشهدُه الملائكةُ، وإن أحدًا لنْ يصلي (٢) على إلا عُرِضَتْ عليَّ صلاتُه حتى يَفْرُغَ منها" . قال: قلت: وبعدَ الموتِ؟ قال: "إن اللَّهَ حَرّم على الأرضِ أن تأكلَ أجْسادَ الأنْبياء (عليهم السلام) نبيُّ اللَّهِ حيٌّ يرزق (٣) " وهذا من أفراد ابن ماجه (رحمه الله) . وقد عقدَ الحافظُ ابنُ عَساكِر (٤) هاهنا بابًا في إيراد الأحاديثِ المَرْويَّة في زيارةِ قبْره الشَّريف صَلواتُ اللَّهِ وسلامُه عليه دائمًا إلى يوم الدين، (وموضعُ اسْتقْصاءِ ذلك في كتاب "الأحكام الكبير" إن شاء اللَّه تعالى) (٥) . ذِكرُ (٦) ما وَرَدَ من التَّعزِيَةِ به (رحمهم الله) قال ابن ماجه (٧) : ثنا الوليدُ بن عَمْرو بن السُّكَيْن، ثنا أبو هَمّام، وهو محمد بن الزِّبْرِقان الأهوازي، ثنا موسى بن عُبيدة، ثنا مُصْعَبُ بن محمد عن أبي سَلَمة بن عبد الرحمن عن عائشة، قالت: فتحَ رسولُ اللَّه ﷺ بابًا بينه وبين الناس، أو كشف سِترًا، فإذا النّاسُ يصلُّون وراءَ أبي بكرٍ، فحَمِدَ اللَّه على ما رأى من حُسْن حالِهم، رجاءَ أن يَخْلُفَهُ فيهم بالذي رآهم، فقال: "يا أيّها الناس أيّما أحدٍ من الناس أو من المؤمنين أُصيب بمُصيبةٍ فليتعزّ بمصيبته بي عن المصيبة التي تصيبُه بغيري، فإنّ أحدًا من أمتي لن يُصاب بمُصيبة بَعْدي أشدَّ عليه من مُصيبتي" تفرَّدَ به ابن ماجه. وقال الحافظ البيهقي (٨) : أخبرنا أبو إسحاق إبراهيم بن محمد الفقيه، ثنا شافع بن محمد، ثنا (٩) أبو جعفر بن سلامة الطحاوي، ثنا المزني، ثنا الشافعي، عن القاسم بن عبد اللَّه بن عمر بن حفص، عن
(١) ابن ماجه (١٦٣٧) وإسناده ضعيف، ويشهد لآخره الذي قبله. (٢) ط: (ليصل). (٣) ط: (ويرزق). (٤) مختصر ابن منظور لتاريخ دمشق (٢/ ٤٠٦ - ٤٠٨). (٥) ليس ما بين القوسين في أ. (٦) ليس اللفظ في ط. (٧) ابن ماجه (١٥٩٩)، قال بشار: وإسناده ضعيف لضعف موسى بن عبيدة الربذي، وصححه بعض العلماء بالشواهد الضعيفة والمرسلة. (٨) دلائل النبوة للبيهقي (٧/ ٢٦٧ - ٢٦٨). (٩) ليس اللفظ في ط وليست (أبو) في أ.

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