Nous ne l’apercevions pas, et nous n’avions pas fini de l’enterrer que nos cœurs nous semblaient déjà étrangers. Rapporté par al-Bayhaqī (1) selon sa chaîne de transmission, et également par d’autres traditionnistes, d’après Abū al-Walīd al-Ṭayālisī, comme nous l’avons déjà mentionné. C’est la version authentiquement conservée, et Dieu sait mieux.
Le grand ẖāfiẓ Abū al-Qāsim Ibn ‘Asākir a rapporté, selon la voie d’Abū Ḥafṣ Ibn Shāhīn : “Nous raconta Ḥusayn ibn Aḥmad ibn Bisṭām, qui dit : ‘Nous raconta Muḥammad ibn Yazīd al-Ruwwāsī, qui dit : ‘Nous raconta Muslimah (2) ibn ‘Alqamah, d’après Dāwūd ibn Abī Hind, d’après Abū Naḍrah, d’après Abū Sa‘īd al-Khudrī, qui a dit : ‘Quand le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) entra à Médine, tout y devint lumineux ; puis, le jour de sa mort, tout s’y assombrit.’”
Ibn Mājah (3) a dit : “Nous raconta Isḥāq ibn Manṣūr, qui dit : ‘Nous raconta ‘Abd al-Wahhāb ibn ‘Aṭā’ al-‘Ijlī, d’après Ibn ‘Awn, d’après al-Ḥasan, d’après Ubayy ibn Ka‘b, qui a dit : ‘Nous étions avec le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), et nous avions tous la même direction, mais lorsque le Prophète mourut, nous nous sommes mis à regarder de tous côtés.’”
Il dit aussi (4) : “Nous raconta Ibrāhīm ibn al-Mundhir al-Ḥizāmī, qui dit : ‘Nous raconta mon oncle maternel (5), Muḥammad ibn Ibrāhīm ibn al-Muṭṭalib ibn al-Sā’ib ibn Abī Wadā‘ah al-Sahmī, qui me dit : ‘Mūsā ibn ‘Abd Allāh ibn Abī Umayyah al-Makhzūmī m’a rapporté, et Muṣ‘ab ibn ‘Abd Allāh m’a rapporté, d’après Umm Salamah bint Abī Umayyah, épouse du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Elle déclara : ‘À l’époque du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), quand quelqu’un se levait pour prier, son regard ne dépassait pas l’emplacement de ses pieds. Puis, lorsque le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) mourut (6), les gens, en prière, ne dépassaient plus le niveau de leur front. Après la mort d’Abū Bakr et sous ‘Umar, les gens dirigeaient alors leurs yeux vers la qibla. Puis ‘Umar mourut, vinrent ‘Uthmān et la discorde, et ainsi les gens se mirent à jeter des regards à droite et à gauche.’”
L’imam Aḥmad (7) a dit : “Nous raconta ‘Abd al-Ṣamad, qui dit : ‘Nous raconta Ḥammād, d’après Thābit, d’après Anas : Umm Ayman pleura lorsque le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) mourut. On lui demanda : ‘Qu’est-ce qui te fait pleurer au sujet du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) ?’ Elle répondit : ‘Je savais que le Messager de Dieu mourrait, mais je pleure sur la révélation qui nous est désormais retirée.’ C’est ainsi que ce récit fut rapporté en version abrégée.”