Dans l’angle sud-ouest (al-gharbiyyah al-qibliyyah) de la chambre, puis on y enterra Abou Bakr, puis ‘Oumar (qu’Allah les agrée). Ensuite, Al-Boukhari (1) a dit : « Nous raconta Mohammad ibn Mouqatil, qui raconta d’‘Abd Allah (2), lequel raconta d’Abou Bakr ibn ‘Ayyach, d’après Soufian at-Tammar, que ce dernier l’informa avoir vu la tombe du Prophète (ﷺ) sous la forme d’un petit tertre. » Ce hadith n’a été rapporté que par Al-Boukhari.
Abou Daoud (3) a rapporté : « Nous raconta Ahmad ibn Saleh, qui raconta d’Ibn Abi Foudayk, lequel m’informa d’après ‘Amr ibn ‘Othman ibn Hani’, d’après Al-Qassim, qui dit : “Je suis entré auprès de ‘Aïcha et lui ai dit : ‘Ô ma mère, découvre-moi la tombe du Messager d’Allah (ﷺ) et de ses deux Compagnons.’ Elle me montra alors trois tombes, ni surélevées ni à même le sol, recouvertes de gravillons rouges de la cour.” » Le Prophète (ﷺ), Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) et ‘Oumar (qu’Allah l’agrée). Seul Abou Daoud a rapporté ce hadith.
Al-Hakim (4) et Al-Bayhaqi (5) l’ont également relaté, d’après le hadith d’Ibn Abi Foudayk, qui le tenait de ‘Amr ibn ‘Othman, d’après Al-Qassim, qui dit : « Alors j’ai vu le Prophète (ﷺ) placé devant, Abou Bakr avec la tête au niveau des épaules du Prophète (ﷺ), et ‘Oumar avec la tête au niveau des pieds du Prophète (ﷺ). » Al-Bayhaqi dit : « Ce récit indique que leurs tombes étaient plates, car le gravier ne peut se fixer que sur une surface plane. » Voilà qui est surprenant de la part d’Al-Bayhaqi (qu’Allah lui fasse miséricorde), car nullement il n’est question de gravier dans ce récit. Et même s’il y avait effectivement du gravier, il se pourrait que la tombe fût en forme de tertre tout en étant recouverte de gravier mêlé à de la terre ou autre.
Al-Waqidi a rapporté, d’après Ad-Darawardi, qui le tenait de Ja‘far ibn Mohammad, d’après son père, qu’il a dit : « La tombe du Prophète (ﷺ) fut rendue plate. »
Al-Boukhari (6) a encore dit : « Nous raconta Farwa ibn Abi al-Maghra, qui raconta d‘Ali ibn Moushir (7), d’après Hicham ibn (8) ‘Ourwa, d’après son père, qui a dit : “Lorsque le mur s’effondra à l’époque d’Al-Walid ibn ‘Abd Al-Malik, ils entreprirent de le reconstruire. Un pied apparut, ce qui les alarma, et ils pensèrent que c’était…” »