Ne découvre pas ta cuisse et ne regarde pas la cuisse d’une personne vivante ou morte. Cela implique qu’il (le Prophète) lui a adressé cette mise en garde au sujet de lui-même. Et Dieu est plus savant.
Al-Hâfiẓ al-Bayhaqî a dit (1) : « Abû ‘Abd Allâh al-Ḥâfiẓ nous a informés, Muḥammad ibn Ya‘qûb nous a informés, Yaḥyâ ibn Muḥammad ibn Yaḥyâ nous a rapporté, Ḍamra (2) nous a rapporté, ‘Abd al-Wâḥid ibn Ziyâd nous a rapporté, Ma‘mar nous a rapporté, d’après az-Zuhrî, d’après Sa‘īd ibn al-Musayyib qui a dit : ‘Alî a dit : “J’ai lavé le Messager d’Allâh (ﷺ) et j’ai voulu voir ce qu’il en était d’un mort, mais je n’ai rien observé ; il était bon, de son vivant comme après sa mort (ﷺ).” »
Abû Dâwud l’a également rapporté dans son ouvrage « al-Marâsîl », et Ibn Mâjah (3), d’après le même récit de Ma‘mar. Al-Bayhaqî ajoute dans sa version : Sa‘īd ibn al-Musayyib a dit : « Ce sont quatre personnes qui se sont chargées de l’ensevelir (ﷺ) : ‘Alî, al-‘Abbâs, al-Faḍl et Ṣâliḥ, affranchi du Messager d’Allâh (ﷺ). Ils creusèrent pour lui une niche (laḥd) et disposèrent les briques les unes à côté des autres. »
Quelque chose de similaire a été rapporté au sujet de plusieurs Tâbi‘în, parmi lesquels ‘Âmir ash-Sha‘bî, Muḥammad ibn Qays, ‘Abd Allâh ibn al-Ḥârith et d’autres, avec des variantes, dont le détail serait trop long à exposer ici.
Al-Bayhaqî a dit (4) : « Abû ‘Amr Kaysân (5) a rapporté de Yazīd ibn Bilâl qui a dit : “J’ai entendu ‘Alî dire : ‘Le Messager d’Allâh (ﷺ) m’a enjoint de ne laisser personne d’autre que moi le laver ; car nul ne verra ma nudité sans que ses yeux ne soient effacés.’” » ‘Alî dit : « Al-‘Abbâs et Usâma me présentaient l’eau de derrière le rideau. Je ne touchais aucun de ses membres sans avoir l’impression que trente hommes m’aidaient à le retourner, jusqu’à ce que j’eusse terminé ses ablutions funéraires. »
Al-Ḥâfiẓ Abû Bakr al-Bazzâr a rapporté ce ḥadîth en le rattachant à une chaîne ininterrompue (isnâd) dans son “Musnad” (6), en ces termes : « Muḥammad ibn ‘Abd ar-Raḥîm nous a rapporté, ‘Abd aṣ-Ṣamad ibn an-Nu‘mân nous a rapporté, Kaysân Abû ‘Amr nous a rapporté, d’après Yazīd ibn Bilâl, qui a dit : “‘Alî a dit : ‘Le Prophète (ﷺ) m’a fait ce testament : ‘Que personne, en dehors de toi, ne me lave, car quiconque verra ma nudité aura les yeux effacés.’’’ ‘Alî de poursuivre : “Al-‘Abbâs et Usâma me présentaient l’eau depuis derrière le rideau.” » J’ajoute : ce récit est très étrange (gharîb jiddan).
Al-Bayhaqî a dit encore (8) : « Muḥammad ibn Mûsâ ibn al-Faḍl nous a informés, Abû al-‘Abbâs al-Aṣamm nous a informés, Usayd ibn ‘Âṣim nous a rapporté, al-Ḥusayn ibn Ḥafṣ nous a rapporté, d’après Sufyân, d’après ‘Abd al-Malik ibn Jurayj qui a dit : “J’ai entendu Muḥammad ibn ‘Alî (Abû Ja‘far) dire : ‘Le Prophète (ﷺ) fut lavé trois fois avec du jujubier (sidr), et on le lava alors qu’il portait une tunique. Il fut lavé à partir d’un puits que l’on nommait ‘al-Ghars’, près de Qubâ.’” »