Al-Bukhârî (1) a dit : « Ibn Abî al-Zinâd l’a rapporté, d’après Hishâm, d’après son père, d’après ‘Aïsha, d’après le Prophète (ﷺ). »
Al-Bukhârî (2) a également dit : « Yûnus a rapporté d’après al-Zuhrî, qui a relaté qu’‘Urwa a dit : ‘Aïsha a dit : “Le Prophète (ﷺ) disait, durant la maladie qui causa sa mort : ‘Ô ‘Aïsha, je ressens toujours la douleur du mets que j’ai mangé à Khaybar. C’est maintenant que je sens ma grande artère s’interrompre à cause de ce poison.’” » C’est ainsi qu’al-Bukhârî le mentionne de façon mu‘allaq (c’est-à-dire en chaîne de transmission incomplète). Le ḥâfizh al-Bayhaqî l’a cependant rapporté avec une chaîne complète, d’après al-Hâkim, puis Abû Bakr ibn Muhammad ibn Ahmad ibn Yahyâ al-Ashqar, puis Yûsuf ibn Mûsâ, puis Ahmad ibn Sâlih, puis ‘Anbasa, puis Yûnus ibn Yazîd al-Aylî, d’après al-Zuhrî.
Al-Bayhaqî (3) relate également : « Al-Hâkim nous en a informés ; al-Aṣamm nous en a informés ; Ahmad ibn ‘Abd al-Jabbâr nous en a informés, d’après Abû Mu‘âwiyya, d’après al-A‘mash, d’après ‘Abd Allâh ibn Murra, d’après Abû al-Aḥwâs, d’après ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd, qui a dit : ‘Il m’est plus cher de jurer neuf fois que le Messager d’Allâh (ﷺ) a bien été tué (c’est-à-dire qu’on a attenté à sa vie) plutôt que de jurer une seule fois qu’il ne l’a pas été, car Allâh l’a choisi comme Prophète et l’a choisi comme Martyr.’ »
Al-Bukhârî (4) dit encore : « Ishâq nous a rapporté ; Bishr ibn Shu‘ayb ibn Abî Ḥamza (5) nous a informés : “Mon père m’a rapporté, d’après al-Zuhrî, qui m’a informé d’après ‘Abd Allâh ibn Ka‘b ibn Mâlik al-Ansârî (Ka‘b ibn Mâlik était l’un des trois auxquels Allâh a pardonné) : ‘Abd Allâh ibn ‘Abbâs l’a informé que ‘Alî ibn Abî Tâlib sortit de chez le Messager d’Allâh (ﷺ) alors qu’il souffrait du mal dont il mourut. Les gens lui dirent : ‘Ô Abû al-Ḥasan, comment va ce matin le Messager d’Allâh (ﷺ) ?’ Il répondit : ‘Il s’est réveillé guéri, louange à Allâh.’ Alors al-‘Abbâs ibn ‘Abd al-Mutṭtalib lui prit la main et lui dit : ‘Par Allâh, dans trois jours tu seras l’esclave du bâton (6). Je vois bien que le Messager d’Allâh (ﷺ) va mourir de son mal ; je reconnais l’expression des visages des Banû ‘Abd al-Mutṭtalib à l’approche de la mort. Allons trouver le Messager d’Allâh et demandons-lui à qui reviendra l’autorité : si elle nous échoit, nous le saurons, et si elle doit revenir à d’autres, nous le saurons aussi, afin qu’il fasse un testament pour nous.’ ‘Alî répliqua : ‘Par Allâh, si nous le lui demandons et qu’il nous la refuse, les gens ne nous l’accorderont pas ensuite. Par Allâh, je ne la lui demanderai pas.’” » Al-Bukhârî est seul à rapporter ce ḥadîth.