Le Prophète ﷺ à ce sujet. Mouslim (1) l’a rapporté d’après Ibn Wahb, d’après Yûnus ibn Yazîd al-Aylî, d’après az-Zuhri, sur la même chaîne.
Il est également établi dans les deux « Ṣaḥîḥ » (2), d’après le hadith d’Abû ‘Awânah, rapporté par Farâs, d’après ash-Sha‘bî, d’après Masrûq, d’après ‘Â’isha qui a dit :
« Toutes les épouses du Messager de Dieu ﷺ s’étaient réunies auprès de lui, pas une ne manquait. Alors Fâṭima est arrivée en marchant, et sa démarche ne différait pas de celle de son père (3). Il lui dit : “Bienvenue à ma fille”. Puis il la fit asseoir à sa droite ou à sa gauche. Ensuite, il lui chuchota quelque chose et elle se mit à pleurer, puis il lui chuchota encore et elle se mit à rire. Je lui dis alors : “Le Messager de Dieu ﷺ t’a confié un secret, et voilà que tu pleures !” Lorsque le Prophète se leva (4), je lui demandai (5) : “Dis-moi donc ce qu’il t’a dit !” Elle répondit : “Je ne dévoilerai jamais le secret du Messager de Dieu ﷺ.”
Lorsque le Prophète fut mort, je lui dis : “Je t’implore, par le droit que j’ai sur toi, de m’informer (6)(7).” Elle répondit : “Maintenant, oui. En premier lieu, il m’a dit : ‘Gabriel me présentait le Coran (8) une fois chaque année, mais cette année il me l’a présenté deux fois. Je n’y vois là qu’une annonce de la proximité de mon terme. Crains Dieu et fais preuve de patience, car je suis un excellent prédécesseur pour toi.’ C’est alors que je me suis mise à pleurer. Puis il m’a de nouveau chuchoté : ‘Ne veux-tu pas être la maîtresse des femmes croyantes ? Ou la maîtresse de cette communauté ?’ Alors j’ai ri.” Il existe d’autres chaînes de transmission rapportées d’après ‘Â’isha (10).
Al-Bukhârî (11) rapporte également, d’après ‘Alî ibn ‘Abd Allâh, (ainsi qu’al-Fallâs et Musaddad (12), et Mouslim d’après Muḥammad ibn Ḥâtim – tous (13) –, via Yaḥyâ ibn Sa‘îd al-Qaṭṭân, d’après Sufyân ath-Thawrî, d’après Mûsâ ibn Abî ‘Â’isha, d’après ‘Ubayd Allâh ibn ‘Abd Allâh, d’après ‘Â’isha) :
« Nous avons fait prendre au Messager de Dieu ﷺ un remède (ladad) durant sa maladie. Il nous faisait signe de ne pas l’y contraindre, et nous pensions que c’était simplement la répugnance du malade pour le médicament. Quand il reprit connaissance, il dit : “Ne vous avais-je pas interdit de me l’administrer ?” Nous répondîmes (14) : “Nous pensions qu’il s’agissait de l’aversion naturelle du malade pour le remède.” Il dit alors : “Que personne dans cette maison ne soit épargné par ce remède – sous mes yeux – à l’exception de ‘Abbâs, car il n’était pas présent avec vous.” »