3 – ʿAbd Allāh, Ḍiyāʾ ad-Dīn, ad-Darbandī le grammairien, décédé en 723 H :
On étudia auprès de lui la grammaire, et il déclara :
« Son esprit connut un trouble, si bien qu’il voyagea de Damas au Caire. Le shaykh des shuyūkhs, al-Qūnawī, conseilla alors de l’interner au maristan, mais cela ne lui réussit pas. Par la suite, il entra dans la Citadelle une épée dégainée à la main et tua un chrétien. On le conduisit devant le sultan, qui le prit pour un espion et ordonna son exécution par pendaison. Il fut pendu et je fus au nombre de ceux qui avaient étudié la grammaire avec lui. »
(1)
4 – Muḥammad b. Muḥammad b. Muḥammad, Shams ad-Dīn, Abū Naṣr ash-Shīrāzī, décédé en 723 H :
Ibn Kathīr apprit auprès de lui le ḥadīth, et il dit :
« Notre shaykh l’authentique, Shams ad-Dīn, Abū Naṣr Muḥammad b. ʿImād ad-Dīn Abū al-Faḍl Muḥammad b. Shams ad-Dīn Abū Naṣr Muḥammad b. Hibat Allāh Muḥammad b. Yaḥyā b. Bandar b. Mamīl ash-Shīrāzī, naquit au mois de Shawwāl de l’an 629 H. Il entendit de nombreux ḥadīths, les transmit, et fut utile dans la chambre haute de notre shaykh al-Mizzī – qu’Allāh lui fasse miséricorde. Il lut lui-même auprès de lui plusieurs fascicules. C’était un shaykh vertueux, bienveillant, modeste et béni, qui dorait les ensembles de volumes coraniques et les exemplaires du Coran ; il y excellait grandement. Il ne se compromit dans aucune fonction publique, ni dans aucun poste d’enseignement dans les madrasas, ni dans les témoignages, jusqu’à son décès le jour de ʿArafah dans son verger à al-Mizza. La prière funéraire fut célébrée pour lui dans la grande mosquée d’al-Mizza, et il fut inhumé dans son cimetière – qu'Allah lui fasse miséricorde –. »
(2)
5 – ʿAbd al-Wahhāb b. Dhūʿayb al-Asadī, connu sous le nom de Ibn Qāḍī Shahba, décédé en 726 H :
Ibn Kathīr étudia le fiqh auprès de lui, car il suppléait le shaykh Tāj ad-Dīn al-Fazārī dans sa séance d’enseignement, et il avait également sa propre séance. Il a dit à son sujet :
« Il naquit à Ḥawrān en l’an 653 H, puis arriva à Damas et étudia auprès du shaykh Tāj ad-Dīn al-Fazārī, ne le quitta pas, et en tira grand profit. Il remplaça le shaykh dans sa séance d’enseignement, s’y forma et, de même, il fréquenta son frère, le shaykh Sharaf ad-Dīn, de qui il apprit la grammaire et la langue. Il excellait en fiqh et en grammaire. (…) Il mourut à la madrasa al-Mujāhidiyya, où il résidait, la nuit du mardi onzième de Dhū al-Ḥijja. On pria sur lui après la prière de ẓuhr, et il fut inhumé dans les cimetières de Bāb aṣ-Ṣaghīr. »
(3)
6 – Muḥammad b. ʿAlī b. ʿAbd al-Wāḥid b. ʿAbd al-Karīm, Kamāl ad-Dīn, Abū al-Maʿālī, connu sous le nom de Ibn az-Zamlakānī, décédé en 727 H :
Ibn Kathīr apprit de lui le fiqh et assista à ses cours. Il déclara à son sujet :
« La préséance dans le madhhab en matière d’enseignement, de fatwā et de débat arriva jusqu’à lui. Il excella et surpassa ses contemporains, s’adjugeant la palme par la vivacité de son intelligence, son labeur inlassable qui le priva de sommeil, son style d’expression plus célèbre que l’insomnie, et son écriture plus éclatante que les fleurs des plaines. […] »