« “Quiconque l’aime, aime-le, et quiconque le prend pour ennemi, prends-le pour ennemi.”
Cheikh An-Nassab (adh-Dhahabî) a dit : « Ceci est un hadith bon et rare (ḥasan gharîb). » Puis Ibn Jarîr l’a rapporté d’après Yaʿqūb ibn Jaʿfar ibn Abī Kathîr (1), auprès de Muhâjir ibn Mismâr, qui mentionne le ḥadith et relate que le Prophète (ﷺ) s’arrêta jusqu’à ce que ceux qui se trouvaient derrière le rejoignent. Il ordonna également de rappeler ceux qui avaient déjà dépassé l’endroit et il leur adressa un sermon… (ainsi va le ḥadith).
Abū Jaʿfar Ibn Jarîr a mentionné dans la première partie de son livre « Ghadîr Khumm » : « Cheikh Abū ʿAbd Allāh adh-Dhahabî a dit : “Je l’ai trouvé dans une copie écrite du recueil d’Ibn Jarîr : ‘Nous (Ibn Jarîr) fûmes informés par Muḥammad (2) ibn ʿAwf aṭ-Ṭā’î qui dit avoir été informé par ʿUbayd Allāh ibn Mūsā ; ce dernier reçut le ḥadith par transmission d’Ismāʿîl ibn Nashîṭ (3), lui-même l’ayant reçu de Jamīl ibn ʿUmârah, qui le tenait de Sâlim ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar. Ibn Jarîr dit : ‘Je pense qu’il (Sâlim) déclare l’avoir entendu dʿUmar’, mais cela ne figure pas dans ce manuscrit. [Le texte dit] : “J’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ), alors qu’il tenait la main dʿAlî, dire : ‘Celui dont je suis le maître, Alî est aussi son maître. Ô Seigneur, sois l’allié de celui qui l’aime et prends pour ennemi celui qui s’oppose à lui.’” C’est un ḥadith inhabituel. Il est même jugé ‘réprouvé’ (munkar), et sa chaîne de transmission est faible.” »
Al-Bukhârî, à propos de Jamīl ibn ʿUmârah, a dit : « Il y a à son sujet une réserve. » Al-Muṭṭalib ibn Ziyâd, citant ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿAqîl, rapporte avoir entendu Jâbir ibn ʿAbd Allāh dire : « Nous nous trouvions à al-Juḥfah près de Ghadîr Khumm, quand le Messager de Dieu (ﷺ) sortit d’une tente ou d’un pavillon. Il prit alors la main dʿAlî et dit : “Celui dont je suis le maître, Alî est aussi son maître.” » Cheikh adh-Dhahabî a commenté : « Ce ḥadith est bon (ḥasan). » Ibn Lahīʿah l’a également transmis de Bakr ibn Sawâdah, et d’autres, d’Abū Salamah ibn ʿAbd Ar-Raḥmân, d’après Jâbir, dans un sens similaire.
L’imam Aḥmad (4) a déclaré : « Yahyā ibn Ādam et Ibn Abī Bukayr nous ont tous deux rapporté, disant : ‘Nous avons été informés par Isrâ’īl, d’après Abū Isḥâq, qui le tenait de Ḥubshî ibn Junâdah — et Yahyā ibn Ādam précisa qu’il avait assisté au Pèlerinage d’adieu — lequel dit : “Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : ‘ʿAlî est de moi et je suis de lui. Personne ne s’acquittera (de mes obligations) à ma place si ce n’est moi ou ʿAlî.’” ’ Dans la version de Ibn Abī Bukayr, la formulation est : ‘Nul ne réglera ma dette à ma place, si ce n’est moi ou ʿAlî.’ » L’imam Aḥmad (5) l’a également rapporté par le biais d’Abū Aḥmad az-Zubayrī, d’après Isrâ’īl.
L’imam Aḥmad (5) a dit : « Abū Aḥmad az-Zubayrī nous l’a aussi transmis, précisant : ‘Shurayk, d’après Abū Isḥâq, d’après Ḥubshî ibn Junâdah rapporte la même chose.’ » Il poursuit : « J’ai demandé à Abū Isḥâq : ‘Où as-tu entendu cela ?’ Il me répondit : ‘Il s’est arrêté près de nous, à cheval, dans notre assemblée, au cimetière de as-Sabīʿ.’ » Aḥmad (5) l’a également transmis selon la chaîne d’al-Aswad ibn ʿÂmir et Yahyā ibn Ādam, d’après Shurayk. At-Tirmidhî (6) a aussi rapporté ce ḥadith, par Ismâʿîl ibn Mūsâ, d’après Shurayk, et Ibn Mâjah (7) par le biais d’Abū Bakr ibn Abī Shaybah et de Suwayd ibn Saʿīd.