Et l’imam Aḥmad (1) a dit : « ʿAffān nous a rapporté ; Abū ʿAwāna (thana Abū ʿAwāna) d’après al-Mughīra, d’après Abū ʿUbayd, d’après Maymūn Abū ʿAbd Allāh qui raconta : “Zayd ibn Arqam a dit, tandis que j’écoutais : Nous fîmes halte avec le Messager d’Allāh (ﷺ) en un lieu nommé le val de Ḫumm, et il ordonna que la prière y soit accomplie sous la chaleur ardente. Puis il nous adressa un sermon. On fit alors de l’ombre (2) au Messager d’Allāh (ﷺ) avec un vêtement, sous un acacia (3), afin de le protéger du soleil. Il dit : ‘Ne savez-vous pas – ou ne témoignez-vous pas – que j’ai plus d’autorité sur tout croyant que sa propre personne ?’ Ils répondirent : ‘Bien sûr.’ Il dit alors : ‘Celui dont je suis le maître, ʿAlī en est le maître. Ô Allāh, aime celui qui l’aime et combats celui qui le combat.’” » Ensuite, Aḥmad le rapporta par l’intermédiaire de Ġundar (4), d’après Šuʿba, d’après Maymūn Abū ʿAbd Allāh, d’après Zayd ibn Arqam, jusqu’à la parole : « Celui dont je suis le maître, ʿAlī en est le maître. » Maymūn dit : « L’un des gens qui étaient présents m’a raconté, au nom de Zayd : que le Messager d’Allāh (ﷺ) avait dit : “Ô Allāh, aime celui qui l’aime et combats celui qui le combat.” » Il s’agit là d’une chaîne de transmission valable, dont les hommes sont fiables, correspondant aux critères des Sunan (5). De plus, al-Tirmidhī a déclaré authentique, sur la base de cette même chaîne, un ḥadīṯ relatif à l’huile (6).
L’imam Aḥmad (7) a dit également : « Yāḥyā ibn Ādam nous a rapporté ; Ḥanaš ibn al-Ḥāriṯ ibn Laqīṭ al-Ašjaʿī nous a rapporté d’après Riyaḥ ibn al-Ḥāriṯ. Ce dernier a dit : ‘Un groupe d’hommes vint trouver ʿAlī sur la place (ar-Raḥba) et dit : “La paix soit sur toi, ô notre maître (mawlānā) !” ʿAlī répondit : “Comment pourrais-je être votre maître alors que vous êtes un peuple arabe ?” Ils dirent : “Nous avons entendu le Messager d’Allāh (ﷺ), le jour de Ḡadīr Ḫumm, dire : ‘Celui dont je suis le maître, celui-là ʿAlī en est le maître.’” Riyaḥ (8) ajoute : ‘Lorsqu’ils s’en allèrent, je les suivis et leur demandai : qui sont ces gens ? Ils répondirent : ‘C’est un groupe d’Anṣār, parmi lesquels se trouve Abū Ayyūb al-Anṣārī.’” »
L’imam Aḥmad (9) relate également : « (Abū Aḥmad nous a rapporté ; Ḥanaš nous a rapporté), d’après Riyaḥ ibn al-Ḥāriṯ, qui dit : “J’ai vu un groupe d’Anṣār se présenter à ʿAlī sur la place (ar-Raḥba). ʿAlī dit : ‘Qui êtes-vous ?’ Ils répondirent : ‘Tes mawālī (tes alliés), ô Commandeur des croyants.’” Puis le récit continue dans le même sens. C’est là le texte qu’il rapporte, et il en est le seul transcripteur.
Ibn Ǧarīr rapporte : « Aḥmad ibn ʿUṯmān Abū al-Ǧawzāʾ nous a rapporté ; Muḥammad ibn Ḫālid ibn ʿAṯma nous a rapporté ; Mūsā ibn Yaʿqūb az-Zamaʿī – qui est digne de confiance – nous a rapporté, d’après Muhāǧir ibn Mismār, d’après ʿĀʾiša bint Saʿd, qui dit : ‘J’ai entendu mon père déclarer : “J’ai entendu le Messager d’Allāh (ﷺ) le jour de al-Ǧuḥfa (quand il saisit ʿAlī par la main). Il prononça alors un sermon, puis dit : ‘Ô gens, je suis votre maître.’ Ils répondirent : ‘Tu dis vrai.’ Il éleva alors la main de ʿAlī et dit : ‘C’est mon allié, celui qui agit pour moi. En vérité, Allāh aimera celui qui l’aime et s’opposera à celui qui s’oppose à lui.’”’ »