Saʿd rapporte qu’il a vu ʿAlî, depuis la chaire, en appeler aux Compagnons du Messager de Dieu (ﷺ) en ces termes : « Qui parmi vous a entendu le Messager de Dieu (ﷺ) le jour de Khumm ? » Douze hommes se levèrent alors, parmi lesquels Abû Hurayra, Abû Saʿîd et Anas ibn Mâlik. Ils témoignèrent avoir entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui dont je suis le maître, ʿAlî en est aussi le maître. Ô Dieu, sois l’allié de celui qui l’allie et l’ennemi de celui qui lui est ennemi. » Ce hadith fut également rapporté par ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ, d’après Hânî ibn Ayyûb – jugé digne de confiance –, d’après Talha ibn Musarrif, selon la même chaîne de transmission.
ʿAbd Allâh ibn Aḥmad (2) a également déclaré : « Hajjâj ibn al-Shâʿir nous a rapporté : Shababa nous a rapporté : Nuʿaym ibn Ḥakîm m’a rapporté, d’après Abû Maryam et un homme parmi les personnes qui côtoyaient ʿAlî, qu’ʿAlî (que Dieu l’agrée) a dit : “Le Messager de Dieu (ﷺ) a proclamé, le jour de Ghadîr Khumm : ‘Celui dont je suis le maître, ʿAlî en est aussi le maître.’” » Et il ajouta : « Par la suite, les gens ont ajouté : “Ô Dieu, sois l’allié de celui qui l’allie et l’ennemi de celui qui lui est ennemi.” » Abû Dâwûd (3) a rapporté avec cette même chaîne de transmission le hadith concernant al-Mukhdaj (4).
L’imam Aḥmad (5) a dit : « Ḥusayn ibn Muḥammad et Abû Nuʿaym nous ont transmis – le sens est identique. Ils ont déclaré : Fitr (6) nous a rapporté, d’après Abû al-Ṭufayl : “ʿAlî rassembla les gens dans la Raḥba, c’est-à-dire la cour de la mosquée de Kūfa, et dit : ‘Je mets chacun de vous devant Dieu en témoin : que celui qui a entendu le Messager de Dieu (ﷺ) proférer des paroles le jour de Ghadîr Khumm se lève et témoigne.’ Un grand nombre de personnes se levèrent et attestèrent qu’ils avaient vu le Prophète (ﷺ) saisir la main de ʿAlî et dire : ‘Savez-vous que je suis plus proche des croyants qu’ils ne le sont d’eux-mêmes ?’ Ils répondirent : ‘Oui, ô Messager de Dieu.’ Alors il dit : ‘Celui dont je suis le maître, voici (7) son maître. Ô Dieu, sois l’allié de celui qui l’allie et l’ennemi de celui qui lui est ennemi.’” » Abû al-Ṭufayl poursuit : « Je partis en ressentant un doute. Je rencontrai alors Zayd ibn Arqam et lui rapportai les paroles dʿAlî. Il me répondit : “Pourquoi t’en étonner ? J’ai moi-même entendu le Messager de Dieu (ﷺ) le dire pour lui.” » C’est ainsi que l’imam Aḥmad l’a mentionné dans le Musnad de Zayd ibn Arqam (– qu'Allah soit satisfait de lui –). Al-Nasâ’î le rapporte également, selon une chaîne transmise par al-Aʿmash, d’après Ḥabîb ibn Abî Thâbit, d’après Abû al-Ṭufayl, d’après Zayd ibn Arqam, comme ci-dessus. Ce passage a déjà été mentionné.
At-Tirmidhî (8) l’a également rapporté par l’intermédiaire de Bundâr, d’après Ghundar, d’après Shuʿbah, d’après Salama ibn Kuhayl : il dit avoir entendu Abû al-Ṭufayl raconter cela de la part d’Abû Surayḥa – ou de Zayd ibn Arqam, Shuʿbah ayant exprimé un doute – que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Celui dont je suis le maître, ʿAlî en est aussi le maître. » Ibn Jarîr l’a également rapporté, d’après Aḥmad ibn Ḥâzim, d’après Abû Nuʿaym, d’après Kâmil Abû al-ʿAlâ’, d’après Ḥabîb ibn Abî Thâbit, d’après Yaḥyâ ibn Jaʿdah, d’après Zayd ibn Arqam.