Ils attestèrent qu’ils avaient entendu le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) dire à ʿAlî, le jour de Ghadîr Khumm : « Dieu n’est-Il pas plus en droit (1) envers les croyants qu’eux-mêmes ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Il reprit : « Ô mon Dieu, celui dont je suis le maître, ʿAlî est aussi son maître. Ô mon Dieu, sois l’Allié de celui qui l’aime et l’Adversaire de celui qui lui voue de l’hostilité. »
(2) ʿAbd Allâh dit : « ʿAlî ibn Ḥakîm nous a rapporté, et Shurayk nous a transmis, d’après Abû Isḥâq, selon ʿAmîr Dhî Mur, un récit semblable (3) à celui attribué à Abû Isḥâq, c’est-à-dire d’après Saʿîd et Zayd, avec ce supplément : “Ô mon Dieu, accorde Ton secours à celui qui le soutient et abandonne celui qui l’abandonne.” »
ʿAbd Allâh poursuivit : « ʿAlî (que Dieu l’agrée) nous a également rapporté ; Shurayk, d’après al-Aʿmash, d’après Ḥabîb ibn Abî Thâbit, d’après Abû al-Ṭufayl, d’après Zayd ibn Arqam, a cité un hadith semblable du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). »
An-Nasâ’î a dit dans son ouvrage “Les qualités particulières de ʿAlî” : « Al-Ḥusayn ibn Ḥurayth (4) nous a rapporté ; al-Faḍl ibn Mûsâ, d’après al-Aʿmash, d’après Abû Isḥâq, d’après Saʿîd ibn Wahb, a dit : ʿAlî déclara sur la place (ar-Raḥba) : “J’adjure quiconque a entendu le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui), le jour de Ghadîr Khumm, dire : ‘En vérité, Dieu est mon Allié [et je suis l’Allié] des croyants. Quiconque me reconnaît pour maître, celui-ci (ʿAlî) est son maître. Ô mon Dieu, aime celui qui l’aime, et sois l’Adversaire de celui qui le combat, et accorde Ton secours à celui qui le soutient.’” » Une version semblable est rapportée par Shuʿbah, d’après Abû Isḥâq (6), et son isnâd est solide.
An-Nasâ’î (7) l’a également rapporté via Isrâ’îl, selon Abû Isḥâq, d’après ʿAmr Dhî Mur, qui raconte : « ʿAlî a fait prêter serment aux gens sur la place (ar-Raḥba), et plusieurs individus se levèrent pour attester qu’ils avaient entendu le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) dire le jour de Ghadîr Khumm : ‘Celui dont je suis le maître, ʿAlî en est aussi le maître. Ô mon Dieu, sois l’Allié de qui l’aime et l’Adversaire de qui le hait, aime celui qui l’aime et éprouve de l’aversion pour celui qui le déteste, et accorde Ton secours à celui qui le soutient.’” » Ibn Jarîr le rapporte également d’après Aḥmad ibn Manṣûr, d’après ʿAbd ar-Razzâq, d’après Isrâ’îl, d’après Abû Isḥâq, d’après Saʿîd ibn Wahb (8) et ʿAbd Khayr, d’après ʿAlî.
Ibn Jarîr l’a également transmis, d’après Aḥmad ibn Manṣûr, d’après ʿUbayd Allâh ibn Mûsâ, qui était un Shiʿî fiable, par l’intermédiaire de Fiṭr ibn Khalîfah, d’après Abû Isḥâq, selon Saʿîd ibn Wahb (9), Zayd ibn Yuthayʿ (9) et ʿAmr Dhî Mur (10), disant que ʿAlî avait adjuré (11) les gens à al-Kûfa… puis il mentionne le hadith.