Il est, en vérité, trop rude dans la cause de Dieu – ou sur la voie de Dieu – pour que l’on s’en plaigne. (1) C’est ce qu’a rapporté l’imam Aḥmad (1) d’après le ḥadīth transmis par Muḥammad ibn Isḥāq, en indiquant : « Il est trop rude dans la cause de Dieu ou sur la voie de Dieu. »
L’imam Aḥmad a aussi rapporté (2)(3) : « Nous a relaté al-Faḍl ibn Dukayn ; Ibn Abī Ghaniyya nous a relaté, d’après al-Ḥakam, d’après Saʿīd ibn Jubayr, d’après Ibn ʿAbbās, d’après Burayda, qui a dit : “J’ai fait campagne avec ʿAlī au Yémen. J’ai observé chez lui une certaine rudesse. Lorsque je fus de retour auprès du Messager de Dieu (ﷺ), je me mis à parler de ʿAlī et à le rabaisser, puis je vis le visage du Messager de Dieu se transformer. Il me dit : ‘Ô Burayda, ne suis-je pas plus proche des croyants qu’eux-mêmes ?’ Je répondis : ‘Oui, ô Messager de Dieu !’ Il dit : ‘Celui dont je suis le maître, c’est ʿAlī qui est son maître.’” »
An-Nassāʾī a également rapporté ce récit par l’intermédiaire d’Abū Dāwūd al-Ḥarrānī, d’Abū Nuʿaym al-Faḍl ibn Dukayn et dʿAbd al-Malik ibn Abī Ghaniyya, avec une chaîne de transmission analogue (5). Cet isnād (chaîne de garants) est bon et solide ; tous ses transmetteurs sont dignes de confiance.
Par ailleurs, an-Nassāʾī rapporte dans ses “Sunan” (6), d’après Muḥammad ibn al-Muthannā, d’après Yaḥyā ibn Ḥammād, d’après Abū ʿAwāna (7), d’après al-Aʿmash, d’après Ḥabīb ibn Abī Thābit, d’après Abū al-Ṭufayl, d’après Zayd ibn Arqam : “Lorsque le Messager de Dieu revint du Pèlerinage d’Adieu et qu’il fit halte à Ghadīr Khumm, il ordonna que l’on dégage quelques arbres touffus, puis il déclara : ‘C’est comme si j’avais été appelé, et j’ai répondu (à cet appel). En vérité, je laisse parmi vous deux trésors : le Livre de Dieu et ma famille (‘itrati), les gens de ma maison. Voyez comment vous agirez à leur égard après moi, car ils ne se sépareront jamais jusqu’à ce qu’ils me rejoignent auprès du Bassin.’ Puis il ajouta : ‘Dieu est mon Maître, et je suis le protecteur (walī) de tout croyant.’ Ensuite, il prit ʿAlī par la main et poursuivit : ‘Celui dont j’étais le maître, qu’il reconnaisse désormais ʿAlī pour maître. Ô Dieu, soutiens celui qui le soutient et sois l’ennemi de celui qui lui est hostile.’”
Zayd ibn Arqam raconte : “Je lui demandai : ‘As-tu entendu cela directement du Messager de Dieu (ﷺ) ?’ Zayd répondit : ‘Il n’y avait personne parmi ces arbres touffus qui n’ait vu la scène de ses propres yeux et ne l’ait entendue de ses propres oreilles.’” An-Nassāʾī est le seul à le rapporter sous cette forme. Notre maître Abū ʿAbd Allāh al-Dhahabī a déclaré : “Ce ḥadīth est authentique.”
Ibn Mājah (8) a dit : “Nous a relaté ʿAlī ibn Muḥammad ; (9) nous a relaté Abū al-Ḥusayn ; nous a relaté Ḥammād ibn Salama…”