Le Messager de Dieu (ﷺ) était sur une mule grise, tandis qu’Ali s’exprimait pour lui. Abou Dawoud (1) l’a rapporté d’après Abou Maʿawiya, d’après Hilal ibn ʿAmr.
Puis Abou Dawoud (2) a ajouté (dans le chapitre consacré à ce que l’imam doit mentionner dans son prêche à Mina) : « Mousaddad nous a rapporté, ʿAbd al-Warith nous a rapporté, d’après Houmayd l’Aʿraj, d’après Muhammad ibn Ibrahim at-Taymi, d’après ʿAbd ar-Rahman ibn Muʿadh at-Taymi », qui a dit : « Le Messager de Dieu (ﷺ) nous fit un sermon alors que nous étions à Mina. Nos oreilles furent comme ouvertes au point que nous entendions clairement ses propos depuis nos demeures. Le Prophète (ﷺ) se mit alors à leur enseigner leurs rites jusqu’à ce qu’il arrive aux Jamarates (les stèles à lapider). Il plaça ses deux index (3) puis dit : “Avec des cailloux du type de ceux que l’on lance (al-khadf).” Ensuite, il ordonna aux Mouhajirûn (Émigrés) de descendre à l’avant de la mosquée, et il ordonna aux Ansar de s’installer derrière la mosquée. Les gens s’installèrent ensuite à leur tour. »
Ce hadith a également été rapporté par Ahmad (4) d’après ʿAbd as-Samad ibn ʿAbd al-Warith, d’après son père, et an-Nassâ’î (5) l’a rapporté d’après Ibn al-Mubârak, d’après ʿAbd al-Warith, de la même manière. Il a déjà été question de la version qu’en donne l’imam Ahmad (6), rapportée selon ʿAbd ar-Razzâq, d’après Maʿmar (7) [d’après Houmayd l’Aʿraj], d’après Muhammad ibn Ibrahim at-Taymi, d’après ʿAbd ar-Rahman ibn Muʿâdh, au nom d’un Compagnon. Et Dieu est plus Savant.
Il est établi dans les Deux Sahih (8), d’après un hadith transmis par Ibn Jurayj, selon az-Zouhrî, selon ʿÎsâ ibn Tâlha, d’après ʿAbd Allah ibn ʿAmr ibn al-ʿÂs, que, tandis que le Messager de Dieu (ﷺ) prononçait un sermon le jour du Sacrifice, un homme se leva (9) et dit : « Je pensais devoir accomplir telle et telle chose avant telle et telle. » Puis un autre homme se leva et dit de même : « Je pensais devoir accomplir telle et telle chose avant telle et telle. » Le Messager de Dieu (ﷺ) répondit : « Fais, et il n’y a pas de mal. » Les deux compilateurs (al-Bukhârî et Muslim) ont également rapporté ce hadith (10) selon Mâlik — et Muslim et Younous rapportent la même chose —, d’après az-Zouhrî. Ce hadith comporte de nombreuses variantes qu’il n’est pas nécessaire de détailler ici ; elles seront exposées dans le chapitre consacré aux « Jugements », et l’on sollicite l’aide de Dieu. Dans une version figurant dans les Deux Sahih, il est rapporté que ce jour-là, le Messager de Dieu (ﷺ) ne fut interrogé sur aucune action faite plus tôt ou plus tard sans qu’il réponde : « Fais, et il n’y a pas de mal. »