Ahmad al-Harawi al-Ansari rapporta : « Nous a rapporté Ahmad ibn ʿAbdân al-Ḥâfiẓ à al-Ahwâz, qui nous a rapporté à son tour Sahl ibn Mûsâ à Shîrâz (1), lequel nous a rapporté Mûsâ ibn ʿAmr ibn ʿÂṣim (2), qui rapporta d’Abû l-ʿAwwâm, lequel reçut de Muḥammad ibn Juḥâda, de Ziyâd ibn ʿIlâqa, d’Usâma ibn Sharīk :
« J’ai assisté au discours que prononçait le Messager de Dieu (ﷺ) lors du Pèlerinage d’Adieu. Il disait : “Ta mère, ton père, ta sœur et ton frère, puis les plus proches et ainsi de suite (3).”
Il raconta ensuite : “Des gens vinrent alors dire : Ô Messager de Dieu, Banû Yarbuʿ nous ont tués (4) !” Puis le Messager de Dieu (ﷺ) répondit : ‘Aucune âme ne peut être tenue pour responsable de la faute d’une autre.’
Un homme vint le voir et lui dit qu’il avait oublié de lancer les pierres (jeter les cailloux lors de la lapidation des stèles). Le Prophète (ﷺ) lui dit alors : ‘Lance-les, il n’y a pas de mal.’ (5)
Un autre vint lui dire : ‘Ô Messager de Dieu, j’ai oublié de faire le ṭawâf.’ Il répondit : ‘Fais ton ṭawâf, il n’y a pas de mal.’ Un autre encore se présenta et dit qu’il s’était rasé avant de sacrifier (6) ; il lui dit : ‘Sacrifie, il n’y a pas de mal.’ Ce jour-là, aucune de leurs questions ne reçut d’autre réponse que : ‘Il n’y a pas de mal, il n’y a pas de mal.’
Puis il ajouta : ‘Dieu a levé toute gêne, sauf pour celui qui emprunte (7) l’honneur d’un Musulman : celui-là est véritablement gêné et perdant.’ Il dit aussi : ‘Dieu n’a fait descendre aucune maladie sans en avoir révélé le remède, hormis la vieillesse.’
L’Imâm Aḥmad (8) et les Ahl as-Sunan (9) ont rapporté une partie de ce récit selon cette même voie. At-Tirmidhî a dit : ‘Il est ḥasan ṣaḥîḥ (bon et authentique).’
L’Imâm Aḥmad (10) rapporta : ‘Nous a transmis Ḥajjâj, qui me dit : “Shuʿba m’a rapporté dʿAlî ibn Mudrik, l’ayant entendu d’Abû Zurʿa, lui-même le tenant de Jarîr—lequel était son grand-père—ce que le Prophète (ﷺ) déclara lors du ‘Pèlerinage d’Adieu’ : ‘Ô Jarîr, fais taire les gens pour qu’ils m’écoutent.’”
Il prononça ensuite dans son prône : ‘Ne redevenez pas mécréants après moi, en vous entre-tuant (en frappant les cous les uns des autres).’’ Aḥmad (11) le rapporta également par l’intermédiaire de Ghundar et d’Ibn Mahdî, tous deux par la voie de Shuʿba. Al-Bukhârî et Muslim l’ont également consigné dans leurs recueils authentiques (12), selon le récit de Shuʿba.
Aḥmad (13) a dit également : ‘Nous a rapporté Ibn Numayr, qui a reçu d’Ismâʿîl, de Qays, lequel dit : “Nous est parvenu que Jarîr a rapporté la parole suivante du Messager de Dieu : ‘Fais taire les gens pour qu’ils écoutent.’ Puis il déclara à ce moment : ‘Je ne veux pas vous voir, après ce que j’ai pu observer, redevenir comme des mécréants, vous frappant mutuellement au cou.’”’ »