« Certains d’entre vous (en viendront à frapper) le cou d’autres. » Ce hadith a été rapporté par At-Tirmidhî (1), d’après Al-Fallâs, d’après Yahyâ Al-Qattân, selon cette même chaîne de transmission. Il a dit : « [C’est un hadith] bon et authentique. »
Al-Bukhârî (2) rapporta également : « Nous raconta ‘Abd Allâh ibn Muhammad, qui nous dit : “Abû ‘Âmir nous a rapporté, d’après Qurrah, d’après Muhammad ibn Sîrîn, [qui dit] : ‘Abd Ar-Rahmân ibn Abî Bakrah m’a informé, de la part de son père, et (il y a) un homme que je considère plus vertueux qu‘Abd Ar-Rahmân, à savoir Humayd ibn ‘Abd Ar-Rahmân, d’après Abû Bakrah (qu’Allâh l’agrée), lequel dit : Le Prophète () nous fit un sermon le jour du sacrifice et déclara :
“Savez-vous quel jour nous sommes ?”
Nous dîmes : “Allâh (3) et Son Messager sont plus savants.” Il se tut, au point que nous crûmes qu’il allait lui donner un nom différent du sien. Puis il dit : “N’est-ce pas le jour du sacrifice ?”
Nous dîmes : “Oui !”
Il dit : “Quel est ce mois ?”
Nous dîmes : “Allâh et Son Messager sont plus savants.” Il se tut, au point que nous crûmes qu’il allait lui donner un nom différent du sien.
Puis il dit : “N’est-ce pas Dhû Al-Hijjah ?”
Nous dîmes : “Oui !”
Il dit : “Quelle est cette contrée ?”
Nous dîmes : “Allâh et Son Messager sont plus savants.” Il se tut, au point que nous crûmes qu’il allait lui donner un nom différent du sien. Puis il dit : “N’est-ce pas la Ville sacrée (5) ?”
Nous dîmes : “Oui !”
Il dit : “Vos sangs et vos biens vous sont inviolables, tout comme l’est ce jour-ci, dans votre mois-ci, dans votre cité-ci, jusqu’au jour où vous rencontrerez votre Seigneur. N’ai-je pas transmis ?”
Ils répondirent : “Oui.”
Il dit (6) : “Ô Allâh, sois-en témoin ! Que celui qui est présent transmette à celui qui est absent, car il se peut qu’un destinataire comprenne mieux que celui qui écoute. Ne redevenez pas, après moi, des mécréants qui se frappent les cous les uns des autres.” »
Al-Bukhârî (7) et Muslim (8) le rapportèrent par d’autres voies, d’après Muhammad ibn Sîrîn. Muslim (9) le rapporta également selon le hadith de ‘Abd Allâh ibn ‘Awn, d’après Ibn Sîrîn, d’après ‘Abd Ar-Rahmân ibn Abî Bakrah, d’après son père, puis il le mentionne. À la fin, il ajoute : « Ensuite, il se tourna vers deux béliers blancs mouchetés et les immola. Puis il prit un petit groupe de moutons (10) et le répartit entre nous. »
L’imam Ahmad (11) a dit : « Nous raconta Ismâ‘îl, qui nous informa, d’après Ayyûb, d’après Muhammad ibn Sîrîn, d’après Abû Bakrah, que le Messager d’Allâh (ﷺ) fit un sermon durant son pèlerinage et déclara : “Sachez que le temps vient de reprendre son cours comme il était le jour où Allâh créa les cieux…” »