Abd ar-Raḥmān ibn al-Qāsim rapporte de son père, d’après ‘Āʾisha, qui a dit : « Je parfumais le Messager d’Allah (ﷺ) avant qu’il ne revête l’iḥrām et après qu’il se soit délesté de cet état, le jour du Naḥr, avant qu’il n’accomplisse le ṭawāf autour de la Maison, avec un parfum contenant du musc. »
An-Nasāʾī (1) a également rapporté, selon un ḥadīth transmis par Sufyān ibn ʿUyayna, d’après az-Zuhrī, d’après ʿUrwa, d’après ‘Āʾisha, qui a dit : « J’ai parfumé le Messager d’Allah (ﷺ) pour son état de sacralisation (ḥurumihi) au moment où il s’est mis en iḥrām, et pour son état de dissolution (ḥillihi) après qu’il eut jeté les cailloux à la Jamrat al-ʿAqaba et avant qu’il n’accomplisse le ṭawāf autour de la Maison. »
Ash-Shāfiʿī rapporte : « Sufyān ibn ʿUyayna nous a informés, d’après ʿAmr ibn Dīnār, d’après Sālim, qui a dit : ‘Āʾisha a déclaré : “C’est moi qui ai parfumé le Messager d’Allah (ﷺ) pour son état de dissolution et son état de sacralisation.” »
Abd ar-Razzāq rapporte également, d’après Maʿmar, d’après az-Zuhrī, d’après Sālim, d’après ‘Āʾisha… puis il mentionne le même propos.
Dans les deux Ṣaḥīḥ (2), selon un ḥadīth d’Ibn Jurayj : « ʿUmar ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUrwa m’a informé qu’il a entendu ʿUrwa et al-Qāsim relater, d’après ‘Āʾisha, qu’elle a dit : “J’ai parfumé de mes propres mains le Messager d’Allah (ﷺ) avec de la dharīra lors du Pèlerinage d’Adieu (Ḥijjat al-Wadāʿ), à la fois pour le ḥill et pour l’iḥrām.” » Muslim (3) le rapporte également, selon un ḥadīth d’aḍ-Ḍaḥḥāk ibn ʿUthmān, d’après Abū ar-Rijāl, d’après sa mère ʿAmra, d’après ‘Āʾisha avec la même teneur.
Sufyān ath-Thawrī (4) rapporte, d’après Salama ibn Kuhayl, d’après al-Ḥasan al-ʿUranī (5), d’après Ibn ʿAbbās, qu’il a dit : « Lorsque vous avez lancé les cailloux (à la Jamra), vous êtes délestés de tout ce qui vous était interdit, à l’exception des femmes, jusqu’à ce que vous fassiez le ṭawāf autour de la Maison. » Un homme demanda alors : « Qu’en est-il du parfum, ô Abū al-ʿAbbās ? » Il lui répondit : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) se frotter la tête avec du musc. Est-ce du parfum ou non ? »
Muḥammad ibn Isḥāq (6) a dit : « Abū ʿUbayda m’a rapporté, d’après ʿAbd Allāh ibn Zamʿa, d’après son père et sa mère, Zaynab bint Abī Umayya, à savoir Umm Salama, d’après Umm Salama, qu’elle a dit : “La nuit durant laquelle le Messager d’Allah (ﷺ) devait se rendre auprès de moi était la nuit du Naḥr. Le Messager d’Allah (ﷺ) se trouvait donc chez moi. Wahb ibn Zamʿa et un homme de la famille d’Abū Umayya entrèrent, tous deux vêtus d’une qamīṣ. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur demanda : ‘Avez-vous accompli l’Ifāḍa ?’ Ils répondirent : ‘Non.’ Il leur dit : ‘Ôtez vos tuniques (7).’ Ils les retirèrent, et Wahb l’interrogea : ‘Pourquoi, ô Messager d’Allah ?’ Il répondit : ‘Ce jour vous est autorisé dès lors que vous avez lancé les cailloux (à la Jamra) et immolé votre offrande, si vous en aviez une. Vous êtes ainsi délivrés de tout ce qui vous était interdit.’” »